‹ Precis de chimieChapitre 104 sur 152 · ALUN. U · texte numérisé non relu

ALUN. U

quand il crisbllise dans une dûsolution acide; Il ne donne des cubei qu'en présence d'un cicès d'aliunine. C'est le type d'un groupé de corps isomorphes qu'on appelle alum, et qoi ne diffèrent de l'alun ordinaire qu'en ce que la poiasee peut y Stre remplacée par un des autres alcalis, et l'alumine par un autre sesquioiyde, comme le sesquioifde de chrome ou le sesquioîyde de fer. — Tous ces aluns contieraienl 24 éqaiïaJenis d'eau de crisiallisaiioni tous cristallisent en octaèdres; ils peuvent exister en toute proportion dans un même cristal sans en altérer la forme. 49t. Propriété*. — l'alun est un sel d'une saTeur d'abord sucrée,

Fig. IW. — Alun oclaédriqne. Fig. 189. — Alun calciné.

puis astringente. IT est beaucoup plus soluble à chaud qu'à froid ; aussi peut-il cristalliEer soil par refroidissement, soit par éîaporatlon ; it forme bcitement des dissolutions sursaturées.

L'alun fond dans son eau de cristallisation à 02°. Si on continue à élever la température, il perd peu â peu son eau et devient aohsdre au rouge sombre. Pendant cette dessiccation, l'alun se boursoufle et forme une espèce de champignon blanc et apongieui {fig. 189) qui s'élève bcauccup au-dessus des bords du ci'cuset. L'alun anhydre ainsi obtenu s'appelle ahm atlebU.

Cbaufféï une température encore plus élevée, l'alun se décompose en donnant de l'acide sulfureuï et de l'oiygène qui se dégagent; il reste dans le creuset un mélange d'alumine et de sulfate de potasse.

L'alun caldné avec du charbon très-divisé donne un mélange très-poreux l'alumine, de sulfure de potastium et de charbon qui s'enDamme spontanément i l'air humide {pyropticre ik Bomierg).

\. Préparatloii. — On prépare l'alan dans l'industrie par des procédés qui yarient, suivant les produits naturels dont ou peut disposer.

!• Par l'alukitb. — Dans les environs de Rome et en Hongrie on trouve une pien^e naturelle, Valunite, composée d'alun ordinaire, combiné avec de Taluroine hydratée. Pour détruire cette combinaison insoluble et en extraire l'alun, il suffit de calciner modérément Valunite et de la traiter ensuite par l'eau. Cette eau saturée d'alun est séparée par décantation de l'excès d'alumine et abandonnée dans les crislallisoirs, où elle fournit des cristaux cubiques légèrement colorés en rose par un peu de sesquioxyde de fer insoluble. C'est Valun de Rome. — Cet alun, qui a pris naissance en présence d'un excès d'alumine, est très-pur; aussi a-t-il été longtemps recherché pour la teinture, où la présence de quantités, môme trèspetites, de sulfate de fer, détermine une altération des couleurs.

2« Par les argiles. — En France, en Angleterre et en Allemagne, on prépare l'alun en traitant les argiles par l'acide sulfurique. Les argiles pures formées de silicate d'alumine sont d'abord légèrement calcinées ; elles perdent ainsi leur eau et deviennent plus facilement attaquables par les acides. On les mêle ensuite avec de l'acide sulfuriqu» étendu de manière à avoir une densité à peu près égale à 1,5 et on maintient le mélange pend&nt plusieurs jours à une température d'environ 60» à 80*. La silice se dépose; l'alumine se dissout et forme du sulfate d'alumine, qui, mélangé avec du sulfate de potasse, donne de l'alun octaédrique,

3* Par les schistes ptritedx. — Dans quelques endroits, on utilise des schistes alumineux qui contiennent du bisulfure de fer, FeS* (pyrite) .

Ces schistes, exposés à l'air humide, en absorbent peu à peu l'oxygène et se transforment en sultate de fer et sulfate d'alumine. Ces sels, dissous et soumis à l'évaporation, donnent du sulfate de fer qui se dépose et du sulfate d'alumine qui reste en dissolution. En ajoutant à ces eaux mères du sulfate de potasse, on obtient de l'alun que l'on purifie par une seconde cristallisation.

4SV . Usages. — L'alun est employé dans la teinture, à cause de la propriété que possède l'alumine de former des laques avec les matières colorantes. Il sert également pour le tannage des cuirs, pour le collage du papier, pour clarifier le suif et pour apprêter les étoffes; il communique au plâtre des propriétés spéciales (46t). On l'emploie en médecine comme astringent et comme caustique.

SULFATE DE ZINC (ZnO,SO*+7HO)

468. Propriétés. ^ Le sulfate de zinc ou vitriol blanc est un sel d'une saveur métaHique et désagréable. Il cristallise à la température ordinaire avec 7 équivalents d'eau; ses cristaux sont isomorphes avec ceux du sulfate de magnésie. Chauffé, il fond dans son eau de cristallisa-

SULFATE DE PROTOYYDE DE FER. 26t

tion, puis se déshydrate et se décompose enfin au rouge vif, en donnant de l'oxyde de zinc et de l'acide sulfurique mêlé d'un peu d'oxygène et d'acide sulfureux.

4MO. Préparation. — Usages. — Le sulfate de zinc s'obtient dans les laboratoires comme résidu de la préparation de Thydrogène. — Dans l'industrie, on le prépare par le giûUage du sulfure de zinc naturel [blende) . Le produit de ce grillage est du sulfate de zinc, mêlé d'un peu de sulfate de fer. On calcine le mélange pour décomposer le sulfate de fer en acide sulfureux et sesquioxyde de fer insoluble ; il suffit ensuite de reprendre par l'eau et de faire cristalliser pour avoir du sulfate de zinc pur.

Le sulfate de zinc est employé en teinture et pour l'impression. Il sert en médecine dans les maladies des yeux.

SULFATE DE PROTOXYDE DE FE R (FeO,SO»-f-7HO)

490. Propriétés. — Ce sulfate, appelé communément vitriol vert ou couperose ver le, a une saveur styptique et astringente. Il est très-soluble dans l'eau, surtout à chaud, et cristallise à la température ordinaire, en prismes obliques à base rhombe, de couleur vert émeraude, qui contiennent 7 équivalents d^eau. — Ces cristaux, exposés à l'air humide, absorbent peu à peu de l'oxygène et se recouvrent d'une couche ocreuse de soussulfate de sesquioxyde de fer. L'oxygène est encore plus rapidement absorbé quand le^sel est en dissolution ; la coloration devient bientôt d'un brun jaunâtre.

Le sulfate de protoxyde de fer réduit les sels d'or, s'empare de leur oxygène et précipite l'or à l'état pulvérulent.

Chauffé, le sulfate perd 6 équivalents d'eau à 100*, il perd son dernier équivalent d'eau à 300* en devenant blanc ; au rouge, il se décompose en acide sulfureux, acide sulfurique et sesquioxyde de fer (tiO) .

491. Préparation. — On prépare le sulfate de protoxyde de fer soit par l'attaque directe du fer au moyen de l'acide sulfurique étendu, soit par le grillage ou l'altération spontanée des pyrites. Ces sulfures naturels absorbent peu à peu l'oxygène de l'air humide et forment du sulfate de fer qui cristallise. Comme il contient souvent un peu de cuivre et un excès d'acide, on fait chauffer la dissolution avec de la limaille de fer; celle^i précipite le cuivre et donne, avec l'acide en excès, de l'hydrogène qui ramène à l'état de protoxyde le sesquioxyde formé au contact de Fair.

499. Usages. — Le sulfate de fer est employé en teinture pour produire du noir ou du gris, et pour préparer la cuve à indigo. Il sert à la fabrication du bleu de Prusse, de Fencre, de l'acide de Saxe, du colcotbar, etc.

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