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AZOTATE DE POTASSE

ooncenfrëe d'azotate de soude parle chlorure de potassium : il se précipite alors du chlorure de sodium qu'on enlève au fur et à mesure ; la liqueur contenant l'azotate de potasse, laisse déposer ce sel en se refroidissant.

AZOTATE DE P OT AS S E (KO,AzO«)

484, Propriétés. — L'azotate de potasse connu aussi sous les noms de niire ou de salpêtre ^ cristallise en prismes hexagonaux, oiHiinairement groupés de manière à former des cannelures. Il a une saveur fraîche. •— Il est beaucoup plus soluble à chaud qu'à froid. Ainsi 100" d'eau peuvent dissoudre 236'' de nitre, à 97», 7, tandis qu'ils n'en dissolvent que 10 *' à C*. — Soumis à l'influence de la chaleur, le nitre fond au-dessous du rouge, puis se décompose en oxygène et azotite de potasse. Si on chauffe davantage, il se décompose en azote et en protoxyde de potassium mêlé de tritoxyde.

Par suite de la facilité avec laquelle il cède son oxygène, l'azotate de potasse est un oxydant énergique : au contact des charbons ardents, il fuse en activant la combustion. — Un mélange de nitre avec du charbon ou du soufre ou du phosphore, projeté dans un creuset chauffé au rouge, brûle avec une vive lumière en donnant du carbonate ou du sulfate, ou du phosphate de potasse. Il agit donc, dans ces différents cas à la fois, par son oxygène et par sa base.

485. État naturel. — Extraction. — Le salpêtre est très-abon» dant dans la nature. On emploie pour l'extraire des procédés qui varient avec les conditions où on le rencontre.

.1« Salpêtre des ixdes. — Dans les pays chauds, comme le Bengale, l'Egypte, rile de Ceylan, etc., on voit se former à la surface du sol, pendant la période de sécheresse qui suit la saison des pluies, des efflorescences cristallines qui sont presque entièrement formées d'azotate de potasse.

Pour recueillir ce salpêtre, on enlève la terre sur une profondeur de quelques centimètres et on la lessive. La liqueur ainsi obtenue est placée dans de grands bassins, où elle s'évapore rapidement sous l'influence de la chaleur solaire, en laissant déposer de gros cristaux d'azotate de potasse, qui constituent le salpêtre brut des Indes.

2* Lessivage des matériaux 8ai.p£tr£s. — Dans les régions tempérées, le salpêtre se forme sur le sol et les murs des lieux humides, comme les caves, ou en présence des matières animales azotées^ comme les écuries, les étables. Pour extraire le salpêtre de ces matériaux, on met dans une grande cuve un mètre cube de plâtras qui proviennent de la démolition des vieux murs, et on y verse la quantité d'eau nécessaire pour recouvrir toute la masse. Au bout de 12 heuT68 on soutire Veau, dont la moitié

Sn PRËCIN DE CHIUIB.

eniiron a'ëcoule, le reale étant retenu par Is matière qu'elle Imbibe. On

■joute alors une quantité d'eau égaXe à celte qui s'est écoulée, et on r^

connuence aintl de 1! heures en 12 beuret,' Jusqu'à ce qu'il ne se dissolre

plus rien. Les eaux de lavage ainsi obtenues, pussent, su ccessiTement dans

d'autres eufien temblables au premier, jusqu'à ce qu'elles soient aea^.

concentrées.

Les Uttivet des mttériaux salpêtres contiennent, outre l'ozotaie de potage, dcâ aiotates de chaux et de raag-uésie, ainsi que des chlorure^ de caldum, de magnésium et de sodium. Pour transformer tous les azotates en aiotate de potasse, on filtre la lessive sur des cendres riches en eutbanate et sulfate de potasse : Il se dépose du sulfata de chaux et des carbonates de chaux et de magnésie. La liqueur ne contient plus que de l'amtate de potasse avec des clilorurea de potassium et de sodium.

On peut, su lieu d'employer les cendres, dont le prix est élevé, traiter la lessive d'abord par de la chaux, qui précipite la magnésie, puis par du sulfate de soude qui précipite la chaux, à l'état de aulfsle de chaux; et transformer ensuite l'aiotate de soude en aïoiate de potasse par le chlorure depotsssinm.

La liqueur qui ne contient plus que de l'aiolate dépotasse et des chlorures de potassium et de sodium est mise k évaporer dans une grande chandière en cuivre {fig. 191) maintenue à la température d'ébullilion. A mesure qUe l'eau s'évapore , on ajoute de nouvelles quantités de liquide, de

cuve pleine. Il se produit des dêpôiE boueux qui, entra Inès par le mouvemenl ascendant du liquide le long dn . parois diaulTées, viennent redescendre au milieu de la chaudière, où on a suspendu un

petit chaudron destiné Fig. IW. ■— Conccnliationduiiitie.

i \m recevoir. On retire de temps en temps ce chaudron pour le débarrasser de son dépôt. BienlAt la Lqueur est assez concentrée pour que le ciiWurede sodium, qui n'est pas beaucoup plus soluble à chaud qn'i

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