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HYDROGÈNE

L'oKone humide oxyde à froid le mercure, l'argent, l'acide sulfureux, Tammoniaque. H perd ses propriétés quand on le chauffe à 240o, ou même k 100*» en présence de la vapeur d'eau; le charbon en poudre et le bioxyde de manganèse le ramènent par simple contact à l'état d'oxygène ordinaire.

L'ozone se produit dans la décomposition de i'eau acidulée par la pile [fig. 44), ou encore lorsqu'on fait passer une série d'étincelles dans l'oxygène ordinaire {fig, 27). Il se produit aussi dans la décomposition du bioxyde de baryum par l'acide suif urique à froid (t4, 4o). On en prépare dés quantités notables en faisant passer de l'air humide sur du phosphore à froid.

Agissant sur un papier amidonné, imprégné d'iodure de potassium, l'ozone s'empare du potassium pour former de la potasse, et met ainsi en liberté l'iode, qui colore l'amidon en bleu. Cette réaction sert à reconnaître la présence de l'ozone. — Mis en présence d'une dissolution d'iodure de potassium, l'ozone est absorbé et change l'iodure en iodate; cette propriété permet de déterminer la quantité d'ozone existant à l'état de mélange avec de l'oxygène ordinaire.

HYDROGÉNÉ (H).

Équiv. en poids = I Équiv. un vol. = 2»«i

Ses principales propriétés ne sont connues que depuis les recherches de Cavendish en 4777.

4S. Propriétés physiques. — L'hydrogène est un giiz permanent, incolore, inodore, et sans saveur quand il est pur.

L'hydrogène est très-peu soluble dans l'eau : 4 litre de ce liquide n'en dissout que 47 centimètres cubes.

C'est le plus réfringent de tous les gaz. H est le seul qui conduise bien la chaleur et l'électricité.

Sa densité est 0,0692; par suite, un litre d'hydrogène à 0® pèse l«',293x0,0692ï=0t',089. —C'est le plus léger de tous les gaz; il pè;e 44 fois et demie moins que l'air. Cette propriété l'a fait employer quelque temps pour les aérostats ; mais on a été obligé de renoncer à celte api lication, parce que ce gaz tamise à travers toutes les membranes. On hii préfère aujourd'hui le gaz de l'éclairage, quoiqu'il soit un peu plus lourd.

Pour mettre en évidence l'extrême légèreté de l'hydrogène, on peut, après avoir rempli une vessie avec ce gaz, en gonfler des bulles de savon, qui s'élèvent dans l'atmosphère, où elles s'enllamment à l'approche d'une bougie. On peut aussi aboucher deux éprouvettes, l'une (/îgr.^iS) inférieure remplie d'hydrogène, l'autro supérieure pleine d'air. En quelques instants

' 38 PIIËCIS DE CHIUIE.

l'écltaiige des gai a lieu ; une bou^rfe bnJle dans l'épronvelte inférieure, elle enflamme l'hydrogène dansl'ipiwiTette siUH^rieure,

l'our montrer avec quelle Tacililé l'hydrogène traTerse les enveloppes, prenons sur U euve h eau une éprouvette de ce gsï, et fermons son orifice avec une feuille de papier ordinaire, plocée transversalement; puis après avoir retourne l'fprouvetle de manière à ce que 1 orifice soit en haut ; présentons une al iumelt« enflammée au-dessus de la feuille de papier : l'Iiydrogène qui a trav (euiilc, brûlera avec une flamme pâle. Cette propriiiié de l'hydrogène eiiplique pourquoi les petits ballons gonflés par ce gaz se dégonflent si rapidement.

H. II. Sainte-Claire Deville met en évideiic ' cette liiculté .endosmotique de rhydrogéjt par l'expérience suivante :

Après avoir introduit un tube de U poreux {pff 29) dans l'axe d'un luhe de vi p'iisl.irge, enferme les estrémit.'S avec de bons bouchons, traversés par des tubes a, b, c, d. Si l'on fait alors passer un courant d'hydvofrèiie dans le luhe intérieur, et un cnunint d'acide carbonique dans I'oï^ilicc

Fig. Î9. — Endosinose de rhydrogine.

annulaire, on' consiste que, du tube dpar lequel on devait s'attendre » recueillir de t'ndde caiiionique pur, il se dégagede l'hydrogène, car le gai s'enflamme au contact d'une bougie allumée; et que, par le tube b.

IIYDROGÈNF.

il sort de l'acide carbonique, car le gaz que Ton recuoille à son cxtré mité trouble l'eau de chaux.

Si Ton remplace le tube déterre par un tube de platine ou de fer doux, et le tube de verre par un tube de porcelaine vernie, on peut, en chauffant au rouge vif le milieu deTappareil, constater, comme l'ont fait MM. H. Sainte-Oaire Deville et L. Troost, que l'hydrogène traverse les métaux chauffés au rouge, exactement comme il traverse la terre poreuse à la température ordinaire.

44. Propriétés chimiques. — I/hydrogène a une grande affinité pour l'oxygène, il brûle au contact de l'air et d'une bougie enflammée, en donnant naissance à de l'eau.

Gaz éminemment combustible, il ne i\ peut entretenir la combustion. Ainsi, vl une bougie allumée qu'on plonge {fig. 30) N dans une éprouvette pleine d'hydrogène et tenue verticalement l'orifice en bas, s'éteint après avoir mis le feu aux premières couches en contact avec l'air ; si on la retire lentement, elle se rallume en sortant.

La combinaison de l'hydrogène se fait avec une forte détonation quand on approche une bougie du goulot d'un flacon dans lequel on a mélange 2 volumes d'hydrogène pour 1 volume d'oxygène. L'énorme dilatation qui résulte de la chaleur dégagée dans cette combinaison projette hoi^ du flacon la plus grande partie delà vapeur d'eau formée; à cette dilatation succède un vide produit par la condensation de la vapeur, et l'air se précipite dans le flacon : les deux Induits qui résultent de ces mouvements brusquée des gaz constituent la détonation. — îl faut avoir- soin d'entourer le flacon d'un litige pour éviter les éclats de verre dans le cas où le flacon se briserait.

Au lieu de mêler 'i volumes d'hydrogène avec 1 volume d'oxygène, on aurait pu mêler 2 volumes d'hydrogène et 5 volumes d'air, car nous verrons que l'air contient g de son volume d'oxygène. La détonation, dans ce cas, eût été moins forte, le mélange étant dilué dans 4 volumes d'azote.

[^combustion aurait pu être déterminée par le passage d'une étincelle électrique, comme nous le vendons dans la synthèse de l'eau. IjC mélange

Fiff. SO.

, d'hydrogène et d'air, ou d'oiygèM, s'anflamme encore pur le contact de l'épdhge de platine. On emploie ce dernier 'inoYeaàa.ni\e briquet à hydrogène {tig. SI). Pour démontrer que le produit de la combustioD est de la vapeur d'eau, il suffit d'enQanuner le gai, préalablement desaéchi, It l'eitrémité d'un tube efltié placé sons une cloche froide. On voit bientAt l'eau ruisseler sur les paroia de cette clocbe

Ifie. 32.)

L'affinité de l'hydrogène pour l'oiygéne permet de l'utiliser pour la réduction des oïjdes ; Un courant rapide de ce gai passant sur du sesquioxyde de fer légèrement chauffé {flg. 33), lui enlève son oxygène pour former de l'eau qui se dégage; le résidu est le fer pyropftoriflue ^"ï- 'l' — Brfqnel S liïil">g*M. ainsi appelé parce qu'il a'enOamnie spqiitanément au contact de l'air à la température ordinaire.

Clg. st. — Produclion di

1 Tapeur d eau

coinl>u«lian de l'hydrogéiia.

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