HannoMlca ehlail^ue. — Quand on entoure la flamme d'un
gros tube ouvert aux deux bouts {flg. 34), on entend un son continu dû ft une série de petites explosions produite:: par des jDélanges d'air avec de l'hydrogène entraîné, mélanges qui détonent dans la partie supérieure de la flamme. Cet appareil est appelé harmonica chimique.
4#, Chalear 4« eonbasItoB. — L'hydrogène pur briile avec une Qemme très-ptie, semblable an cela à toutes celles dans lesquelles il n'j
irvDnor.ÈKE. si
a pesdecorpSfolide. Nous verrons en etlei bientM que la présence d'un
Flg.33. — Héduclionde roijdeUeler.
I nécessaire pour qu'une
Cette flamme si peu éclairante est extrêmement chaude; l'hydrogène est, en effet, de tous les combustibles celui qui dégage le plus de chaleur. 1 kilogramme de ce gaz en brûlant dégage 34400 c:7/<>n>«, c'est-à-dire la quantité de chaleur nécessaire pour élever de 0* ai" 34400 kilogi'ammes d'eau.
49. Chalumeau.— On utilise cette chaleur dans le chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. Quelquefois on réunit les deux gaz dans un récipient {fig. 34) sous une pression considérable; dans ce cas il suffit d'ouvrir un robinet, pour que le mélange s'échappe par un tube de petit diamètre dans lequel il est obligé de passer à travers les mailles d'un grand nombre de toiles métalliques. Ces toiles, par leur conductibilité, refroidiraient la flamme, si elle venait à rentrer dans le tube, et de cette façon empêcheraient l'explosion redoutable du mélange.
Il est plus prudent d'employer un chalumeau où les deux gaz sont comprimé dans des réservoirs distincts (fig. 36). L'oxygène et l'hydrogène ne se mélangent que dans un tube capillaire au voisinage du point où se fait la combustion. Un robinet disposé sur chacun des conduits permet de régler à volonté la sortie des gaz.
Pour fondre le platine avec cet appareil, on commence par mettre le métal dans une petite cavité creusée sur un morceau de chaux vive, puis on dirige sur lui le dard de manière à ce que l'ouverture du chalumeau n'en soit qu'à quelques millimètres. On pourra de la même façon fondre et volatiliser le cuivre, l'argent, l'or.
Cette haute température a été utilisée pour souder les feuilles de plomb par leur bord sans interposition d'un métal étranger; c'est la soudure autogène de Desbassyns de Richemond. On réunit de même les bords des tubes de platine avant de les étirer.
Le dard du chalumeau dirigé sur un bâton de craie lui donne un éclat extraordinaire. Cette lumière, dite lumière de Drtimmond, peut être utilisée comme moyen d'éclairer les objets placés dans le microscope, qui prend alors le nom de microscope à gaz.
48. Préparation. — L'hydrogène s'extrait de l'eau, qui en contient 1/9 de son poids. On peut, nous l'avons déjà dit, décomposer l'eau, soit par la pile, soit à l'aide du platine en fusion ; mais ce ne sont là que des expériences de physique
Fig. 50. — Chalumeau
à gaz oxygène et hydrogène séparés.
nïDHOGÈKE. 5,1
Pour préparer Thydi-ogène on te t.inde sur la propriéW .m'ont les métaux de d&ornpo=ei- l'eau iKiurs'etiiparei' de son atjgène. Les mélauv de la première section, ainsi que le magnÉsium et le mauganèso, décomposent l'eau :i li^d ou à une lempi.'ralure inférieure i 100°, mais ils sont ou excessivement rares ou très-coijtoui ; ne pouvant les utiliser, on a reoiui-s au fer ou au linc. I a décompcsition peut alors se faire à U température du rouge ou ù froid, suifant que l'on fait agir le métal seul, ou " le métal en présence d'un acide.
1» P.B LE Ttn «u BouoE — Un lube de poicelaine ou degrés, contenant " des faisceaui de fil de fer, est placé dans un fourneau à réverhère {ftg. 37). A l'une des extrémités du tube aboutit le col d'une cornue de verre A
Fig. S7. — Décomposition de l'eau par le fer.
moitié pleine d'eau ; de l'autre extrémité soi't un- tube ù dépipemeut qui liermct de recueillir le gai. On cimuffe d'abord le tube au iwiri', puis on porte l'eau de la coi'nue â l'ébullition. I.a vapeur d'eau en passant sur le 1er se il<''can)pose en oxygène, qui se combine au ter, et en hydnigëne, qui
' se dégage. Le réaction peut s'exprimer par le formule suivante : ilI0-i-ôFe=FeV)*-(-4H 2* P*K u îHtou Le FEU A TRoin ES pBÉaKCK BD» >c]Di. — Au lleu d'opérer 1 la clialeur rouge, on peut décomposer l'eau par le fer à froid, à la condition de faire intervenir un acide capable de s'emparer de l'oxyde qui
, peut à se produire. Le fer est généralement remplacé dans ce cas pnr le
On introduit le métal dans un Oacon A deux tubulures à moitié plein d'eau {Pu. 38). L'une des tuhuUires porte un tube à dégagement qui se rond sur la cuve k eau, l'autre porte un tube droit ii cntonnnii- et pion-
PRÉCIS DR CIllHtE.
geantdans le liquide. Ce dernier tube sert à Ter<ier l'Acide nilfurique a fur et à mesure que le déeagement se ralentit. Avec 100 gi'animes de zin at ISO grammes d'Bcide sulturique on obtient environ 30 litres de gu.
în + SO>,llO = ZnO,SÛ' + H.
K on avait employé le fer, on aurait eu
Fe-H SO',BO = FeO,SO' + B.
L'Bcide sulTurique ■ peut êtri remplacé par l'acide cblorliydrique; on a alors Zii + Ha=H + ZnQ.
moins oiydeble que
ou le plomb ; il se ^= produit alors une Té- ^ rilatle pile. '^^.