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ANALYSE

{/tg. 1) deuï parties de cuivre en limaille, avec une partie de fleur de suuire ; quanJ le soufra sera tondu, il s'unira au cuivre avec dégagement de chaleur et de lumière, et au lieu d'un mélange jaune-rougeâtre de EDUd'e et de cuivre, nous trouverons un corps solide noû' qui n'est autre que le mifure de enivre dont nous aui'ons ainsi fait la synthèse.

Nous ferons l'analjse d'un corps composé, l'oxyde de mercure, par exemple, eu chiiulï^nt ce corjis dans une petite cornue [fig. S) ; du mercui'e viendra ruisseler en petites gouttelettes dans le col de la cornue, tan-

Fïg. 3. — DécoinposiUon do l'oijde de umituie. dis qu'il se dùgagei-a un gai, l'oxygène, reconnaiseableù la propi-iété qu'il possède de rallumer une allumette pi'ésentant quelques points en ignition.

Si dans une substance on reclieiche seulement, comme nous Tenons de le réaliser, la nature des éléments, on tait une analyse qualitative'

On tait l'onalyse giianlilalive d'un corps quand on recherche non plus seuleinenl la nature, mais encoi-e les pi-oportions relatives des cléments; c'est ce à quoi on ari'iye, par exemple, en décomposant l'eau par la pile.

L'appareil dont on se sert pour faire celle expémnce se compose d'un vase en verre [flg. 3), dont le fond est ti-aversè par deux lames de platine, Cevase étant rempU d'pau acidulée, on recouvre avec de petites éprouvettes graduées et pleines de cette même eau, les deux lames de platine que l'on inet en communication avec les pèles d'une pile. Dés que le courant passe, on voit des bulles de gaz se dégager autour des lames et s'élever dans les êprouvettes. On reconnaît bientôt que le gaz qui se dégage autour de la lame négative a nu volume double de celui qui se produit autour de la lame positive; c6 dernier est de l'o^if^tw; il rallume une allumette

qui présente quelques poiols eu ignition ; l'aulre est de VhgOrogiiu, qui brûle au coolact de l'air et il'uue bougie enfla iniiiiie.

On est «insi amené i conclure que l'eau est formée d'Oiygéne et d'tijdrogèue, unis dans la proportion de 1 volume du premier gii pour % totûmes du second.

4. Corps éle«lro-po>liira, corps «Iectro-né(Mllk. ~ U pile qui nous a servi à déenraposer l'eau peut oti-e employée à l'analyse de presque tous les corps conjposés. L'un des Éléments se rend au pAle positif, on lui donne le nom de corps ilectro-négatif; on appelle ^teefro-pDitiJ/' celui qui se read au pUe né^Uf.

Ces dénominations n'indiquent que des propriétés relatÎTes ; ainsi, le soufre, électr.:- j posilif quand il se ooir.- -hinc arec l'oiygène, eït ûtecti'o-négatif quand il

s'unit au carbone, à Fig. ô. -Analyse de reau par l» i.ile.

l'hydi-ogéne ou aui raélaui.

I.c plus éleciro-négatif de tous les corps est Voxijgêne; viennent ensuite, d'sprés Berzelius, par oi-dre, le clilaie, le brome, ï'ûde, le soufre, ' le téWaiiim, Vascte, le plwtpbore, le carbone, le bore, le titicivm, et enHo toute la nombreiite lérie des métaux. Cliacun des corps de cette liste est éleclro-iiégalil' par rapport à ceux qui suivent, et éleclro-positil par rapport il ceux qui précèdent.

COMUINAISONS.

B> ConAinidson . — On dit que deux corps se CDiMiineiit quund ils s'unissent de manière à en former un ti'oisiâme, qui par ses pi'opriélùs diffère dM éléments qui ont servi â le lormer. Nous trouvons tous les caractères d'une combinaison dans la synthèse que nous venons de faire du sulfui-e de cuivre (S).Lesourraetic cuivre se sont condiinés pour donner un nouveau corps qui ne présente ni les propiiétès du soufre ni celles du cuivre employés.

Uest facile, d'après cela, d'établir une disiinclion entre un mUange et une combinaison. Dans un mélange, les propriétés des éléments se consei'vent ; dans uite comMtuUian, elles Bont remplacées par dei propriétés

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