GAZ DE L'ÉCLAIRAGE
!••. n>toriqac. — L'éclairage au gaz est dd ï un ingénieur fran- (Sis, Philippe Lebon. Il annonça, te premier, en t786, qu'on pouvait obtenir, par la distillation du bois ou de la houilie, un gaz combustible propre â donner une belle lumière. Ce procédé fut appliqué par Xurdocl', en Angleterre, vers 1802, dans les ateliers de construction de Watt. . L'éclairage public au gaz fut appliqué ï Londres, en ISIO. Vers 181?, on éclaira, à Paris, l'hlpital Saint-Louis. Ce n'est qu'en 1830, que nos mes commencèrent à être éclairées la nuit par le gaz de la houille.
lit. C^oupoBHioB. — Le gaz provenant de la dislillation de la
houille est surtout formé de protocarbure d'hydrogète mêlé de bicarbure; on y trouve aussi, mais en très- petite quantité, de Thydrogène libre, de l'azoîe, de l'oxyde de carbone, de Facide sulfhydrique, du sulfure de carbone et du sulfliydrate d'ammoniaque, qui lui communiquent une odeur désagréable. La présence de ces derniers composés tient à ce que la houille contient, outre le carbone et le goudron, quelques matières azotées et du bisulfure de fer (pyrite jaune d'or).
100 kilogrammes de houille à longue (||amme fournissent, en moyenne, 23 mètres cubes de gar!
ft%, Pré^urattoii. -> On chauffe la houille au rouge cerise dans des cornues C de terre ou de fonte (fig. 79). (Une température plus élevée, en décomposant les carbures, donnerait un dépôt de charbon et un gaz doué d'un moindre pouvoir éclairant).
le gaz qui se dégage se rend par un tube partant de la partie antérieure de la cornue dans un long cylindre B appelé barillet. Ce cylindre, qui reçoit le gaz de toutes les cornues, esta moitié rempli d'eau; un irop-plein permet d'y maintenir un niveau constant. Les tubes venant des cornues plongent de 1 centimètre dans l'eau; de cette façon, il n'y a jamais communication entre le gaz combustible et l'air qui peut rentrer dans la cornue au moment où on remplace la houille. Après avoir abandonné dans.le barillet les produits les plus facilement liquéfiables, le gaz se rend dans les appareils, qui lui font subir d'abord une épuration 'Physique pour achever la condensation des produits qui pourraient, en s 3 déposant ultérieurement, obstruer les tuyaux, puis une épuration cWmique destinée à le débarrasser des produits qui le rendraient trop inaa* lubre.
L'épuration physique se fait dans le réfHgérant. Cet appareil se compose de plusieurs larges tubes en U renversés, dont les extrémités aboutissent dans une caisse E qui reçoit les produits abandonnés par le gas. C'est là que se condensent la vapeur d'eau, les goudrons et la plus grande partie des sels ammoniacaux. A la suite de ces tubes se trouve un cylindre de fonte séparé en deux compartiments et rempli de coke; le gaz arrivant à la partie supérieure de l'un des compartiments laisse, en filtrant à travers les interstices, une nouvelle quantité de goudron et de sels ammoniacaux.
L'épuration chimique s'obtient en faisant passer le gaz dans des caisses L, L' garnies de claies superposées sur lesquelles on a répandu un mélange de sulfate de chaux et de sesquioxyde de fer obtenu en précipitant le sulfate de fer en dissolution concentrée par de la chaux, et exposant le mélange au contact de l'air. L'ammoniaque jtasse à l'état de sulfate d'ammoniaque« l'acide carbonique à l'état de carbonate de chaux ; quant à l'acide suifhydrique, il donne, au contact du sesquioxyde de fer, de Teau, du soufre et du sulfure de fer«
GAZ DE L'ËGLAIRAGE, 79
Le gat linsi épuré ce rend dans une grande cloche en lAle appelée gt-
uoittre, où il l'accumule pour £ire entuite dîitribné uix diiféraili bacf .