‹ Precis de chimieChapitre 53 sur 152 · EAU RÉGALE · texte numérisé non relu

EAU RÉGALE

nu. ■■roprlétés. C*BipoBllloa> — C'est un mélange d'acide ehlorhjdrique et d'acide azotique. On l'appelle eau régale parce qu'elle dissout l'or {le roi dea métaux) et le platine inattaquables par les acides séparés. On peut mettre es évidence cette propriété à l'aide del'expérience suivante : Deux ballons contenant, outre une feuille d'or, l'un de l'acide azotique, l'autre de l'acide chlorhydrique peuvent être cbaufTês sans que la feuille d'or soit attaquée; mais si l'on vient à verser le contenu de l'un d'eux dans l'autre, de manière à mélanger les deux acides, on voit imraélament l'or disparaître.

L'wu régale est un liquide jaune rougeâtre; die agit surtout par l« chlore à l'état naissant qui résulte de l'action de l'adde chlOTh jdiiqne air l'adde azotique.

BROME (Br) IODE (To)

Équiv. en poids «= 80 Équiv. en poids » 127

ÉquÎT. en vol. =* t^i Équiv. en vol. «= 2»«>

Le nioiiE a été découvert en 1826, dans les eaux mères des marais salants, par M. Balard, qui en a étudié toutes les propriétés.

L'iode avait été trouvé par Courtois en 1811 dans les eaux mères des soudes de varechs. C'est Gay-Lussac qui en a fait connaître les propriétés en 1813.

f 5S. Propriétés pbyriqnoi. — Le brome est un liquide rouge noirâtre, d'une densité égale à 2,97 à la température ordinaire. U se solidifie à — 7» en une masse gris de plomb. Le brome bout à 63 degrés; la densité de sa vapeur est 5,97.

L'iode est solide, gris d'acier, d'un édat presque métallique; sa densité est 5. Il fond à 107« et bout à 180*; sa vapeur est d'une belle couleur violette. La densité de cette vapeur est 8,716.

Le brome et Yiode ont une odeur désagréable et caractérlstiqne.

SS4. Propriétés ehlmlqnoi. — Le brome et Viode se comportent comme le chlore. Ils forment avec les métaux des bromures et des iodures isomorphes des chlorures. Avec Thydrogëne, ils donnent de& acides bromhydrique et iodhydrique, gazeux, incolores , très-solubles dans l'eau, et qui, au contact de l'air, répandent d'abondantes fumées comme l'acide chlorhydrique.

L'affinité de ces corps pour l'hydrogène et les métaux est cependant moindre que celle du chlore; ainsi, le brome ne se combine directement avec l'hydrogène que sous l'influence de la chaleur, l'iode ne se combine directement avec l'hydrogène qae sous une pression supérieure à l'atmosphère ou en présence de la mousse de la platine. — Le chlore déplace le brome des bromures et de l'acide bromhydrique. Le chlore et le brome déplacent l'iode des iodures et de l'acide iodhydri^^ue.

L'affinité pour l'oxygène suit un ordre inverse; ainsi^ l'affinité du brome pour X oxygène est plus grande que celle du chlore; celle de l'iode est encore supérieure à celle du brome. Aussi les acides bromique et iodique sont- ils plus stables que l'adde chlorique.

Le brome et l'iode sont, comme le chlore» très-dangereux à respirer ; ils désorganisent les muqueuses.

liSft Béaetifii do l'Iode. — La propriété caractéristique de l'iode €Bt la coloration bleue que des traces de ce corps en dissolution dans l'eau développent à la température ordinaire au contact de l'empois d||imidon.

Pour reconnaître la présence d'une iodure dans une liqueur, il suffit d'ajouter un peu d'empois d'amidon, puis quelques gouttes d'une dissolution de chlore. L'iode, mis en liberté, colore hnmédiatement l'amidon en bleu

ACti)Ë fLuorhVdriquë. i47

tSO. État naturel. Vsaiçea. •— Le brome et l'iode existent dans les eaux de la mer. C'est là que le puisent les varechs et les éponges. L'huile de foie de morue doit ses propriétés à l'iode qu'elle contient.

Le brome et l'iode sont employés dans les laboratoires. En pbotogrpahie on les utilise concurremment avec le chlore parce que la lumière attaque les chlorure bromure et iodore d'atgent. L'iode est de plus employé en médecine*

lODURE D'AZOTE

Hftt. Nous avons déjà dit que le dilore forme avec l'azote un composé qui détone spontanément avec une violence extrême. L'iode forme aussi avec l'azote un corps détonant, mais qui, préparé en petite quantité, n'est nullement dangereux. On l'obtient en broyant un peu d'iode avec une dissolution d'ammoniaque. Il se forme une poudre noire qu'on fait sécher sur du papier à filtre. Humide, il peut être manié sans inconvénient, mais, dès qu'il est sec, il détone par le simple contact d'une barbe de plume. Sa formule parait être : Âz'll^P. C'est donc de l'ammoniaque dans lequel moitié de l'hydrogène a été remplacé par de l'iode.

FLUOR (FI) Équiv. en poids = 19 Équiv.en vol. = »

SS8. Le fluor n'a pas encore été isolé. Ou admet depuis Ampère l'existence de cet élément, en se fondant sur ce que le ipath fluor (minéral regardé comme étant le fluorure de calcium] donne, avec l'acide sulfurique, du sulfate de chaux et un gaz fumant k l'air comme les acides chlorhydrique, bromhydrique, iodhyhrique, et formant, avec les métaux de» corps analogues aux chlorure, bromure et iodure correspondants.

ACIDE FLIIORHYDRIQUE (HFÎ) Équiv. en poids ^ SO Équiv en voL ^ A^*^

%B9* Frofliriétés phystqvMi. •— Anhydre, il estgatetti. Hydraté, et au maximum de concentration, c'est un liquide incolore, fumant à l'air, d'une odeur très-piquante. Se densité est 1,06, il bout à 15*. Versé dans l'eau, il fait entendre un sifflement aigu.

••0« Propriétés cMmlque». -^ Il attaque tous les métaux, sauf

For* l'argoit et le platine, Sa propriété la plus remarquable consiste dans

son action sur la silice, avec laquelle il forme de r«au et du fluorure de

sili<duiii.

3HFl-f-Si0s=:SiF154-5H0.

On utilise cette propriété dans la gravure sur verre.

••t. Préparation. — On chauffe légèrement du fluorure de cal-

m l'UÉCIS DE CUIUIE.

ciumpulvdrisé et de l'acids sulfiiriqu* dans une cornue . lormée de trois parties : la panse, le dôme muni d'un col, et le récipient, espèce de tube recourbé qui doit Être entouré de glace. La fonnule suivante, qui représente la réaction, montre . lanalDgiedecellepré- , paration et de cdle de :

l'acide chlorhjdrique.

Fig. ijl.

= HFH-CaO,SO',

Pri^paration de l'acide Hnorhydrique.

L'acide hydraté recueilli dans le récipient doit être conservé dans ure bouteille en argent ou en giitta-perclia.

UaBSC*. — La propriété d'attaquer la silice est utilisée dans les laboratoires poui- l'analyse des silicates.

Elle est mis à profit dans les arts pour la gravure sur verre, le verre est d'abord enduit d'une couche mince de vernis (formé en fondant en-

Fi;. 138. — GriTOTS à Ttcide fluorhydriqne.

semble 3 parties de cire et 1 partie d'essence de térébenthine). Dès que le vernis est refroidi, on trace avec une poinle les traits que l'on veut reproduire, en ayant soin d'y mettre i nu la surface du verre. Pour (aire agir alors la vapeur d'acide l1uorh;drique, on met dans un vase plat, en plomb [%. 138] on en terre, du iluorurede calcium et de l'acide sutfuriquc concentré, et après avoir placé au-dessus la lame de verre, on chauffe doucement. La vapeur réagit et l'opération est terminée en quelques minules. On enlève la lame et on la chauflé pour fondre le vernis qu'on relire eu frettant avec un linge. Les ti'aits apparaissent alors opaques sur la lame transparente.

Au lieu d'eiposeï' le verro aux vapeurs, on peut le recouvrir d'aûdc

SULFUUK DE CARBONE. 149

fluorhydrique étendu d'eau. I/allaquese produit encore, mais les traits, ad lieu d'être opaques , sont transparents, et par suite, moins visibles.

C'est au moyen de l'acide fluorSydrique que l'on grave les divisions bur les tiges des thermomètres et sur les burettes ou pipettes graduées.

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