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ACIDE BORIQUE

f Vf • PréjpartttioB. — On le prépare en chauffant dans un petit ballon de verre [fig. 141) du cyanure de mercure et de l'acide chlorhydrique :

HgCy + HCl=HgCl+HCy.

La vapeur, après avoir passé sur du marbre, qui la débarrasse de l'acide chlorhydrique entraîné, et sur du chlorure de calcium, qui retient l'eau, va se condenser dans un tube en U, entouré d'un mélange réfrigérant.

BORE (Bo) SILICIUM (Si)

Équiv. en poids » 11 Équiv. en poids = 21

Équiv. en vol. == » Équiv. en vol. = »

Le bore et le silicium ont été découverts en 1808, le premier par Gay- Lussac et Thenard, le second par Berzelius. On ne les connaissait qu'à rétat de poussière amorphe jusqu'à Tépoque où M. H. Sainte-Claire Deville [avec la collaboration de M. Wôhler pour le bore) a obtenu ces métalloïdes à l'état graphitoïde et à l'état cristallin.

tVS. Propriétés physiques. — Le bore et le silicium sont des corps solides, très-réfractaires, qui présentent de grandes analogies avec le carbone. Gomme lui ils peuvent exister à trois états :

1* A l'état amorphe, ce sont des poussières vertes ou brunes;

2* A Yétat graphiUnde, ils se présentent en lamelles hexagonales analogues au graphite ;

3<> A Vétat cristallin f ils ont la forme d'octaèdres réguliers avec les mêmes modifications que le diamant.

Le bore cristallisé est presque aussi dur que le diamant ; ce dernier corps a pu être usé par de la poussière de bore.

Le silicium fond au rouge vif; le bore résiste à toutes les températures de nos fourneaux.

Gomme le carbone, ces deux métalloïdes ne se dissolvent que dans un métal en fusion ; le bore se dissout dans laluminium, le silicium se dissout dans l'aluminium et dans le zinc.

f 94. Propriétés cblmlques. — De môme que le charbon ordinaire, le bore et le silicium amorphes brûlent dans l'oxygène à une température peu élevée; à l'état graphitoïde ils résistent mieux à l'action de l'oxygène; enfin à l'état cristallin, ils ne brûlent qu'au rouge vif, et encore l'attaque n'est-elle que superficielle, parce qu'il se forme à la surface des cristaux une couche imperméable d'acide borique ou d'acide silicique fixes.

Le bore résiste comme le carbone à l'action de -tous les acides, le silicium est attaqué par plusieurs d'entre eux.

ACIDE BORIQUE (Bo0s,3II0] Équiv. tn poids = 62 Équiv. envol. = »

HVS. Propriétés phjslques. — Ce corps se présente à l'état de paillettes cristallines, transparentes et incolores. Il est peu soluble à

m PRÉCIS DE CHIUIE.

froid, beaucoup plus soluble à chaud. L'alcool le dissout mieux et brAIe alors avec une flamme verte caractéristique.

Chauffé, l'acide borique perd son eau de cristallisation, puis fond au rouge en une masse vitreuse qui se volatilise au rouge blanc. Cette propriété a été utilisée par Ebelmen pour reproduire des pieiTes précieuses : l'alumine, dissoute dans l'acide borique fondu, cristallise par l'évaporation lente de cet acide chauffé dans un four à porcelaine et donne le corindon, etc.

)BV6. Propriété» eldaili|iic«. — L'acide borique rougit faiblement le tournesol à froid; à l'ébullition, il le fait passer au rouge pelure d'oignon (Malaguti).

)BVV* État naturel et préparation. — On trouve, dans certains lacs de l'Inde, du borate de soude onborax. Ce sel, traité par l'acide chlorhydrique à la température de l'ébullition, donne de l'acide borique qui cristallise par refroidissement. La réaction peut être représentée par la formule

NaO,Bo05-f-HGH-2HO=NaCl-f-Bo05,3HO.

La plus grande quantité de l'acide borique actuellement employé vient de la Toscane, où il sort du sol par des crevasses appelées êuffionif avec de la vapeur d'eau et des gaz azote, acide carbonique, acide sulfhydrique, carbure d'hydrogène et hydrogène libre (Ch. DeviUe et F. Leblanc). On creuse autour de ces crevasses des bassins ou lagoni. L'eau agitée par la vapeur et les gaz qui se dégagent s'enrichit peu à peu ; on la foit passer d'un premier bassin dans un second, puis dans un troisième, et on la concentre ensuite dans des cuves en plomb chauffées par d'autres suf/toni. Ijbs eaux ainsi obtenues laissent déposer de l'acide borique par refroidissement. Cet acide est impur, il contient jusqu'à 20 «/• de matières étrangères. Pour le puriûer, on le traite par le carbonate de soude qui, le transforme en borax. Ce borax, purifié pai* plusieurs cristallisations, n'a plus besoin que d'être traité par l'acide ohlorhydrique pour donner de l'acide borique pur.

S 98. Usages.— La propriété que possèdent l'adde borique et le borax de dissoudre les oxydes métalliques les fait employer en b^outerie pour le décapage des métaux précieux que l'on veut souder.

SILICE on ACIDE SILIGIQUE (SiO^^) Équiv. en poids = 45 Équiv. en vol.» »

SVO. Propriétés physique*, -^ Amorphe, c'est une poudre blanche, insoluble, insipide, rude au toucher. Elle ne fond qu'au chalumeau à gaz oxygène et hydrogène. Sa densité est 2,2,

Cristallisée, elle raye le verre. Sa densité est 2,6. On l'appelle quart*

DIVISICH EN FAMILLES, 1»

ou crbul de roohe (priimeB heugoiuui terminés par âm pyramides à six laces [fig. 142).

t8«. Propri<Méa chlBil«Bca. — L'adde silicique n'est attaqué que par l'acide Quorhidrique. La résction représentée par la formule suivante est utilisée pour la gravuresur verre (9S1) : I

SiO'+5llFI=SiPP+3HO. I

Les alcalis en dissolution dissolvent la silice g:élatineuse i froid, et la silice calcinée, à l'ébullition; lequartiest très-lentement attaqué. Fig. uj.

Au rouge, les carbonates alcaline sont allaquéspar l'acide Cristal silicique avec dégagement d'acide carbonique. roclie.

KSI. itmt utorel. — La silice constitue le quarti. le grès, le sable, la pierre nteulière, le silex, l'agate. Il en eiisle dans les eaux courantes ; on la trouve dans les jets d'eau chaude qui, sortant des assures du sol en Islande, constituent les geiten, analog-ucs aux tuffloai de Toscane. Combinés avec les bases, elle entre dans un grand nombre de roches. On peut reproduire artificiellemenl la «îlice en versant un acide, l'adde chlorbydrique, par exemple, dans un silicate de soude en dissolution dans l'eau.

ij silice et les silicatet, comme l'acide boriqae et le liorai. dissalvenl les oxydes méialliques. Aussi le forgeiwi qui veut souder <leux barres de fer a-t-il soin de les saupoudrer de sable, qui, dissolvant l'oxyde formé, lais.^ en coniact parlait les deux surfaces métalliques â réunir.

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