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PRINCIPAUX ALLIAGES

et susceptible d'acquérir par le poli un éclat qui le fait rechercher pour les miroirs de télescope.

L'alliage de cuivre et de zinc appelé laiton est trop connu pour q^'on ait besoin d'insister sur son importance.

Le cuivre entre encore dans la composition du maillechort, alliage blanc quand il a été récemment préparé, jaunissant peu à peu.

Le plomb et l'étain sont, après le cuivre, ceux de tous les métaux qui entrent dans le plus grand nombre d'alliages.

Monnaies d'or

Vaisselles et médailles

Bijouterie d'or

Monnaies d'argent (pièces de 5 f r , 2 fr.

et 1 fr

Monnaies d'argent (pièces de 50 c. et de 20 c

Vaisselles et médailles

Bijouterie

Bronze des monnaies ordinaires et des médailles

Bronxe d'aluminium. .

Bronze des canons

Bronze des tam-tams et des cymbales. .

Bronze des miroirs de télescopes

Laiton

HalUechnrt .

or. . .

cuivre .

or. . .

cuivre.

or . .

cuivre .

argent.

cuivre.

argent .

cuivre .

argent .

cuivre .

argent .

cuivre..

cuivre. .

étain. .

zinc . .

aluminium

cuivre. .

cuivre .

étain. .

cuivre. .

étain. .

cuivre .

étain. .

cuivre.

zinc. .

cuivre .

zinc . .

nickel. .

l'ItKCIS DE CHIMIE Hital anglais

Caractères d'imprimerie.

bismuih. , plomb.. .

POTASSIUM (K) SODIUH [Na]

Équiv. en poids = 39 ËquiT. ta poids = S3

••S. natoriqNe. — Le polastjum et le sodium onl été découveris

en 1807, par Humplii'y Daty. Jusque-U, la potasse et la soude avaient été

regardées camnie des corps simples. Davy plaça un mai'ceau de potasse

légèrement humecté d'eau entre deux fils métalliques qui ù

Fi;. 11?. — Déramposillon delà potasse parla pi!e.

quaient avec Us pûles d'une pile énergique [fig. 143); il vit bientdt apparaître au lîl négatif des globules d'un métal brillant qui s'enflammait au contact de l'air et reproduisait l'alcali. — le nouveau métal eilrait de la potasse retut le nom Aefola»siiim.

POTASSinM. —SODIUM. 173

Davy relira de même ie la soude un niêUl qu'on appela MXttuw.

<••. ProprlAtéa phyHlqBM. — Le potassium et le sodium sont ■les solides plus mous et plus mallèsbies que la cire à la température ordilaire; au-dessous de 0*, ils deviennent dure et cassants. Le potassium jiad i 63>,S, et le sodium à 96°, d'après les récentes cipériences de H. Bunsen. Ils se Totetitisent au rouge.

Fraîchement coupés, ils ont l'éclat et la coaleur de l'argent.

La densité du potassium est 0,865 ; celle du sodium est 0,97.

■OV. ProprléUa ehlmlqBe*. — Dans l'air humide, le potassium et le sodium s'altèrent rapidement à la température ordinaire, et se couvrent d'une couclie d'hydrate.

Dans l'air ou dans l'oxygène sec, le potassium seul s'oxyde à la température ordinaire; à une température élevée, les deux métaux brûlent et donnent des trioiydes.

L'afânité de ces mélaui pour l'oiygéne est tellement grande, qu'on ne peut Iw consei^er que dans une huile formée uniquement de carbone et 4'hydTogène, l'huile de naidite, par exemple.

Ils décomposent l'eau à la température ordinaire : si on projette un fragment de potassium sur de l'eau contenue {Pg. 1 i3) dans une cloche â

bords élevés, on le voit fondre en un glo-

bule brillant entouré d'une flamme pourpre et se déplacer rapidement i U surface du liquide; le globule diminue peu à peu, puis lu Qamme s'éteint, et il reste un petit g-lobulc trè£-chaud de potasse qui bientét éclate en projetant de l'eau et des fragments de potasse que les bords élevés de la cloche sont destinés à retenir.

Voici l'explication de cette expérience : Le ~ potassium, en arrivant au contact de l'eau, " la décompose, s'ânpere de son oxygène et Flg. 115.

met l'hydrogèi» en liberté, Ia chaleur dé- Décomposiliun de l'eau gagée est assez grande pour enflammer l'hy- P" '^ poia»5>uro.

drogène et volatiliser une partie du potassium dont la vapeur communique sa couleur purpurine à la llamme. L'hydrogène, en se dégageant, déplace le globule de potassium et lui imprime le mouvement giratoire que l'on observe. Quand tout le potassium est oxydé, la flamme dispnratt, et le globule incandescent de potasse, se refroidissant, peut toucher l'eau; mais à ce moment, la chaleur propre du globule, jointe i la chaleur de combinaison de la potasse avec l'eau, détermine une vaporisation brusque qui lance de tous cAtés de la lessive bouillante.

Le sodium décompose l'eau dans les mêmes circonstances, mais sans inflammation de l'h'drogène; la soude se dissout an fur et à mesure, de W.

m PRtGIS DE GHIMIB

sorte qu'il n'y a plus de globule de soude, et, partant , pas d'explosion après que le dégagement de Thydrogëne a cessé. — En employant dans cette expérience de Feau gommée dont la yiscosité empêche le déplacement du globule, on détermine Tinfilammation de Thydrogéne, qui brûle alors aTec une flamme dont la coloration jaune est due à un peu de vapeur de sodium.

Le potassium et le sodium s'unissent directement avec presque tous les métalloïdes.

909. État natsrèl. — Le potassium et le sodium existent dans la nature, soit en combinaison avec le chlore, comme dans les eaux de la mer, soit à l'état de sels ; tels que les azotates [azotate de potasse dans lei pays chauds, azotate de soude au Chili), ou les silicates, qui abondent dans les termns granitiques.

Tous les végétaux terrestres contiennent de la potasse combinée avec des acides organiques ; aussi retrouve-t-on cette base dans les cendres de tous les bois.

Les végétaux marins contiennent surtout de la soude à l'état d'oxalate. La calcination des plantes marines a élé pendant longtemps la seule manière d'obtenir la soude du commerce.

Les eaux de la mer contiennent de grandes quantités de chlorure de sodium et de chlonire de potassium.

999. Préparation du potasslmn et du sodlam. — On a employé successivement, pour préparer ces métaux, deux procédés dont le premier, dû à Gay-Lussac et Thenard, consiste à décomposer l'hydrate de potasse ou de soude par le fer :

5Fe+2{K0,H0) = Fe50*4- 2K -4-2H ;

dans le second, on décompose le carbonate alcalin par le charbon

NaO,CO«-4-2C=Na+3CO

!•' pRoctoi. ^ Un canon de fuail recourbé (fig. 144] est recouvert d'un lut infusible dans sa partie moyenne, remplie de tournure de fer ; on le porte au rouge blanc dans un fourneau à réverbère. L'extrémité relevée contenant les fragments d'hydrate de potasse est entourée d'une grille qui permet de chauffer la potasse et de la faire couler peu à peu sur le fer. Cette extrémité est fermée par un bouchon traversé par un tube qui plonge dans une éprouvette pleine de mercure et à travers laquelle se dégagerait l'hydrogène dans le cas où l'appareil viendrait à se boucher. L'autre extrémité du canon de fusil s'engage daqs une allonge en cuivre à laquelle s'adapte un récipient rempli d'huile de naphte et dans lequel le potassium vient se condenser. Ce procédé, remarquable pour l'époque où il a été employé, est remplacé actuellement par le suivant.

2* PROCÉDÉ. — Ce procédé, imaginé par Curaudeau, n'a été sérieusement employé que depuis U. Brunner, qui lui a donné une disposition pratique.

POTASBIVH. — UDIDK. US

L'appareil Biumier ne donnait lui-même qu'no rendemmt Tariable pour le potassium, parce que ce métal, qui ne réagit sur l'oxyde de carbone, ni A froid ni au ronge blanc, ee trouvait dans le rédpient en contact avec ce gai à la température du rouge tombre où une réaction peut se produire. Appliipié à la préparation du sodium, cet appareil donnait dea résultats

Vis- M. — Piep^'iiliuii lia iwUïBiuui iwi' Le liu- ll^aj-LUauu eL L'ueuai'dj.

encore moins &atis(aisanta. HH. Donny et Hareska, en modifiant le récipient de manière à refroidir rapidement l'oiyde de carbone et le polaselum, ont obtenu un rendement meilleur, — Enfin, H. DeriUe, en faisant connaître les coodiiions exactes dans lesquelles la réaction peut réussir, a donné un procédé véritablement industriel, qui permet d'obtenir k trèsbas prix le potassium et le sodium.

Ce procédé consisle â introduire dans une bouteille ou dans un cylindre de fpr ifig. 145), que l'on place horizontalement dans un fourneau, un mélange de

30 parties de carbonate de Boadet 9 parties de houille ; S parties de craie.

La craie est ici indispensable pour empêcher U fusion de la roattére, et, partant, maintenir intime la mélange du carbonate alcalin et du dwrboa

PliÉClS DE CHiaiE.

qui doit rf agir sur lui. — Quand on prépare le polassium, on emploie le carbonate de potasse produit par la calcination dn tarire 6rul,el coiiiinece sel contient du tarlrale de chaax qui, calciné, donae du carbonate de cliaui, il est inutile d'f ajouter de ta '-raie.

La bouteille communique avec un tube de Ter de quelques centimâtrta seulement, et dont l'eitrémit^ s'engage dans un récipient plat f/lg. 146) en talc, composé de deux parles dont l'une forme le corps d'une boîte plaie, et l'autre le couvercle. Ce récipient, ouvert ù son mtrémitédans toute sa hauteur, laisse écliapper par sa partie supérieure les gaz. qui viennent brûler à l'air tandis que le sodium condensé coule par la partie inférieure et se réunit dans une marmite contenant de l'huile ^'f- ^*^\- n*'='l»s'"

pour !• sodium, de schiste.

Le sodium, ainsi produit, est refondu sous l'huile de schiste et coulé dansdeEUngotiér«s;on le conserve dans l'huile de naplite.

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