L0)IB. W
toitutea de plomb. L'eau pluviale qui tombe gur les toits dissout un peu d'oijde de plomb et acquiert des propriétfa tojiques. — L'eau de rivière ou de source ne possède pas la propriété d'attaquer ce métal ) aussi se sert-on, pour la conduite des eaux potables, de tuyaui de plomb qui seraient dangereui pour leseaui de pluie.
Les acides sulTurique et chlorhydrique n'attaquent pas sensiblement le plomb k l'abri du contact de l'air; aussi peut-on concentrer l'acide sulfurique dans des cornues de plomb. La concentration ne peut cependant pas être terminée dans ces cornues, car l'acide sulfurique concentré el bouillant donnerait de l'acide sultureifi et du sulfate de plomb.
3S9. £tai aatarcl. — Le plomb se trouve dans la nature  l'état de sulfure {galène), de carbonate de phosphate et d'araéniate. C'est de la galène qu'on extrait le plomb du commerce.
SS8. nétallorKlc du plomb. — Le mode de traitement du mi~ nerai de plomb varie avec sa richesse et la nature des gangues qui t'accompagnent.
Quand le minerai bocardé est très-impur et que la gangue est trèseiliceuse, on emploie la méthode de rédmlUm; quand, au contraire, le minerai est riche et peu siliceux, on opère par la méthode de réaction.
llÉTDODE piR aÉoncïioï. — Le minerai est mêlé dans un fourneau â réverbéreavecde vieilles ferrailles ou avec de la fonte grenaillée. Le fer enlève le soufre au plomb; il en résulte du plomb métallique et du sulture de fer qui surnage et s'écoule dans un bassin latéral.
Ftg. 1M. — Traitement du minerai de ploiidi.
Mi^THOKE PAU i'.ËtcTcoN. — Le minerai grillé lentement dans un four b. réverbère {flg. 154) se transforme partiellement en oxyde et en siilfalc; il se dégage de l'acide sulfureux. On ferme alors toutes les o
fourneau, et on élève la température. L'oxyde et le sulfate réa^ssant sur le sulfure, donnent de l'acide sulfureux et du plomb métallique, ainsi que l'expriment les formules suivantes .
2PbO+PbS=SO«+3Pb PbOSO*-*- PbS = 2S0« -f- 2Pb.
GouPELLATioN DU PLOMB ARGENTIFÈRE. — Lo plomb aiusi obteuu est généralement argentifère. On en retire l'argent par une coupellation effectuée dans un fourneau dont la sole est creusée en forme de calotte sphérique. Le plomb se transforme en litharge qui coule par des ouvertures latérales ; l'argent reste sur la coupelle.
339. Usages. — Le plomb entre dans la composition d'alliages importants (339); il sert à la fabrication du plomb de chasse et des balles du fusil. Réduit en lames, il est employé pour la couverture des toits, pour tapisser les murs des chambres qui servent à la fabrication de l'acide sulfurique et pour garnir l'intérieur des réservoirs où l'on conserve l'eau ordinaire.
Les tuyaux de conduite pour l'eau et le gaz de l'éclairage sont également en plomb. Les jardiniers emploient des fils de plomb pour fixer les branches à leurs supports. La mollesse de ce métal, la facilité avec laquelle il se plie et prend la forme des surfaces le rend très-propre à c€S usages.
CUIVRE (Cu) Équiv. en loids = 51,5
S40. Propriétés physiques. — Le cuivre est un métal rouge susceptible d'un très-bel éclat. Frotté, il exhale une odeur particulière et désagréable.
La densité du cuivre fondu est 8,8 ; elle augmente par le laminage et peut s'élever à 8,95. Le cuivre fond vers 1 100« et se vaporise, lentement à une température plus élevée en colorant les flammes en vert.
C'est un des métaux les plus ductiles et les plus malléables ; il est après le fer le métal le plus tenace.
341. Propriétés chimiques* — Le cuivre ne s'altère ni dans l'oxygène ni dans l'air sec; mais dans l'air humide il se recouvre d'une couche verdàtre d'hydro-carbonate de cuivre, connue sous le nom de vert-de-gris. Cette couche, qui se forme également sur les alliages de cuivre et d'étain (bronze), protège le métal contre toute altération ultérieure.
La présence d'un acide (vinaigre, corps gras) susceptible de former avec l'oxyde de cuivre un sel soluble accélère beaucoup l'oxydation ; de là le