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CUIVRE

danger de conserver des aliments dans des vases de cuivre : il se forme un sel vénéneux.

L'ammoniaque détermine également l'oxydation du cuivre au contact de Tair, il se forme dans ce cas de l'oxyde de cuivre et de l'azotite d'ammoniaque qui, avec l'excès d'ammoniaque constituent une liqueur bleue susceptible de dissoudre la cellulose.

Chauffé au contact de l'air, le cuivre s'oxyde en donnant d'abord du sous-oxyde rouge Cu'O, puis du protoxyde noir, CuO.

L'acide sulfurique concentré attaque le cuivre à chaud ; nous avons uti-* Usé cette réaction (9<MI) dans la préparation de l'acide sulfureux.

L'acide azotique l'attaque à froid ; c'est par cette réaction que nous avons obtenu le bioxyde d'azote (138).

L'acide chlorhydrique n'attaque le cuivre qu'à chaud et très-lentement ; il donne du protochlorure de cuivre, Cu*Gl, et de l'hydrogène.

849. État naturel. — Métalliursie da enivre. — Le cuivre existe dans la nature, soit à l'état natif, comme dans l'Amérique du Nord, sur les bords du lac 'Supérieur; soit à l'état de sous-oxyde Gu*0, ou de carbonate CuO,CO*, comme au Pérou, au Chili et dans les monts Ourals; soit enfin à l'état de sulfure presque toujours combiné à du sulfure de fer et constituant la pyrite cuivreuse, Cu'S,Fe*S'.

Le cuivre s'extrait facilement du sous-oxyde et du carbonate. Il suffit de fondre ces minerais avec du charbon dans des fourneaux à cuve. Le charbon, se combinant à l'oxygène de l'oxyde, passe à l'état d'acide carbonique, et le cuivre est ramené à l'état métallique. — Le cuivre brut ainsi obtenu est ensuite purifié par un affinage.

TaAnEiiENT DE LA PYRITE coivREDSB. — Les pyritos cuivreuses exigent un traitement plus pénible. Pour éliminer le soufre et le fer, on se fonde : 1» sur ce que par le grillage une partie du soufre passe à l'état d'acide sulfureux, tandis que les métaux désulfurés passent à l'état d'oxyde; 2" sur ce qu'un mélange d'oxyde de cuivre et de sulfure de fer donne, en présence de la silice à haute température, du sulfure de cuivre et de l'oxyde de fer qui, s'unissant à la silice, forme un silicate de fer trèsfusible se séparant facilement du reste de la matière.

Un premier grillage de la pyrite cuivreuse, suivi d'une fusion en pré~ sence des matières siliceuses, donne une scorie renfermant la plus grande partie du fer de la pyrite et une matte qui contient presque tout le cuivre du minerai avec très-peu de fer, le tout à l'état de sulfure. Cette matte constitue un véritable minerai plus riche en cuivre que le minerai primitif.

De nouveaux grillages suivis de nouvelles fusions en présence de matières siliceuses donnent de nouvelles scories riches en fer et des mattes plus riches en cuivre. On arrive ainsi à une dernière matte composée presque uniquement de sulfure de cuivre qui, par un dernier grillage^

19i PRÉCIS DE CHIMIE.

donne de Tacide sulfureux et un cuivre impur appelé cuivre noir. Ce dernier renferme environ 95 pour 100 de. cuivre, avec un peu de soufre et de fer.

Raffinage du cuivre noir. — On le soumet à un raffinage qui consiste à exposer le cuivre en fusion à un courant d'air oxydant en présence d'argile et de charbon. Il se dégage encore un peu d'acide sulfureux, et il se forme du silicate de fer. Quand Taffînage est terminé, on solidiûe une partie de la surface en y jetant un peu d'eau froide, et on enlève à l'aide d'un ringard la partie solidifiée ou rosette. Le cuivre ainsi obtenu est livré au commerce.

LiQUATioN DU CUIVRE ARGENTIFÈRE. — Quaud le minerai de cuivre est argentifère, tout l'argent se trouve dans le cuivre noir. On l'en retire par la méthode de liquation : on mêle au cuivre une certaine quantité de plomb, et on refroidit brusquement l'alliage coulé en disques, de manière à obtenir un mélange ternaire. 11 suffit de réchauffer très-lentement- ces disques pour que le plomb s'en écoule, entraînant avec lui tout l'argent. Le cuivre bien dépouillé du plomb est ensuite raffiné comme à l'ordinaire, tandis que le plomb argentifère est soumis à la coupellation (351).

343. Usaf^es. — Le cuivre n'est que très-peu employé seul, parce qu'il est très-mou ; mais, grâce aux propriétés spéciales de ses alliages (304), c'est le métal le plus important après le fer.

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