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CHLORURE DE SODIUM

gur des tuBOts d'épines disposes cd forme de muraillos irès-liautes, plnc<ie! sous des hangnrs ffig. 189) ouïerls de tous efités cl ooiin'is sous le nom de bâtimenli <le gradnatimi.

Fig. 109. — Bïtiments de graduation.

Ces murailles, qui ont de 400 i 500 mètres de longueur, sur une largeur de 3 à 3 m6tres et une bauteur de 15 nièires, sont exposées perpendiculairement au vent dominant de la contrée ; elles portent ft leur partie supérieure un canal d'où l'eau s'écoute par un grand nombre de rigoles; cette eau se divise en Irafersant les fagots, et présente ainsi une trèsgrande surface à t' évaporât ion. Elle arrive déjà plus concentrée dans le réservoir inférieur, d'où on l'élève de nouveau dans les bassins supérieurs pour la faire repasser une seconde, puis une troisième fois sur les lagots, jusqu'à ce qu'elle marque 23° Ilaumd. — Les eaux ainsi évaporées contiennent outre le set marin, du sulfate de chaux, du sulfate de soude- et du cblorure de magnésium.

ScHLOiAGE. — Dès qu'on commence à les concentrer davantage à l'aide de la chaleur, elles donnent un précipité de sulfale double de cbaui et de soude appelé «cAJof, qu'on enlève avec des ratcaui.

Saliraoe. — Quand la concentration devient suffisante, le sel marin se dépose i son tour ; on le relire au fur et à mesure, et on le fait ègoullcr dans des Irémics, pour le porter ensuite aux séchoirs.

Les eaux mères retiennent encore beaucoup de chlorure de sodium mêlé de chlorure de magnésium. — En précipitant la magnésie par la chaux, on aurait pu obtenir une plus grande quantité de sel pur

5« Habais salants. — L'eau de mer contient en moyenne :

Chlorure de sodium 2,60

— de potassium 0,06

— de magnésium 0,55

Suirate de magnésie 0,60

— de chaux. .*..•. 0,01

Carbonate de magnésie et de chaux . . . t 0,02 Eau 96,56

Pour extraire le chlorure de sodium de cette eau, on la fait arriver, soit par une pente convenable, soit en profitant des marées, dans un grand réservoir où se déposent les matières étrangères tenues en suspension ; Teau se répand ensuite dans une série de bassins peu profonds et rendus imperméables par une couche d'argile. Ces bassins sont divisés en une série de compartiments qui communiquent entre eux, et dans lesquels l'évaporation se fait rapidement.

L'eau abandonne dans les premiers bassins du sulfate et du carbonate de chaux ; puis elle se rend dans un réservoir d'où on l'extrait à l'aide de pompes pour la porter dans d'autres bassins où elle se conce re, pour cristalliser enfin dans les derniers compartiments, appelés tables salantes.

Le sel est réuni en pyramides quadrangulaires pour qu'il puisse s'égoutter; le chlorure de magnésium déliquescent est peu à peu entraîné, le sel qui reste est assez pur pour être livré au commerce.

41 1. Eaux mères des marais salants. — Procédé Bâtard. — On rejetait autrefois les eaux mères des marais salants lorsqu'elles commençaient à déposer du sulfate de magnésie avec le sel marin ; on perdait de cette façon une grande quantité de sel marin ainsi que tout l'acide sulfurique et les sels de potasse contenus dans ces eaux mères. M. Balard a réussi à rendre pratique des procédés, qui, successivement perfectionnés, permettent aujourd'hui d'extraire tout l'acide sulfurique des eaux mères à l'état de sulfate de soude, et toute la potasse à l'état de chlorure de potassium. Nous indiquerons rapidement la marche de cette nouvelle exploitation.

Le principe repose sur ce que le sulfate de soude étant très-peu soluble à une température basse, on obtient, quand on refroidit convenablement un mélange de sulfate de magnésie et de chlorure de sodium, une double décomposition donnant du chlorure de magnésium et du sulfate de soude qui se dépose.

MgO SOï4-NaCl=MgCl-+-NaO,S05

CHLORHYDRATE D'ÂMUONUQUE 220

L'eau c(«tient alors, outre le chlorure de magnésium, du chlorure de sodium et du chlorure de potassium, qu'on peut extraire en profitant de la différence de leur solubilité à chaud et à froid. On peut, dans cette exploitation, soit utiliser les variations naturelles de température qui se produisent en été et en hiver, soit avoir recours à un refroidissement artificiel. Nous ne décrirons ici que la marche de ce dernier procédé, qui d'ici peu sera probablement le seul employé.

Les eaux de la mer, évaporées sur le sol jusqu'à 28<» Baume, ont déposé les quatre cinquièmes du sel marin qu'elles contenaient; on les amène alors dans de grands réversoirs profonds, d'où on les prend au fur et à mesure pour les refroidir à — 18«, à l'aide d'appareils réfrigérants analogues à l'appareil à glace de M, Carré A cette température, presque tout l'acide sulfurique des eaux se dépose à l'état du sulfate de soude qu'on égoutte et qu'on sèche.

Au sortir du réfrigérant, l'eau mère est amenée à l'ébullition dans des chaudières où elle donne du sel marin très-fin. On la fait couler ensuite sur des surfaces rendues imperméables, et sur lesquelles elle abandonne, en se refroidissant, la totalité de sa potasse sous forme de chlorure double de potassium et de magnésium qui, lavé avec moitié de son poids d'eau froide, laisse le chlorure de potassium presque pur.

Les eaux mères qui ont ainsi déposé leur potasse peuvent être rejetées.

CHLORHYDRATE D'AMMONIAQUE (AzH5,HCI — AzH'Cl)

Équiv. en poids «s 45,5

41 S. Le chlorhydrate d'ammoniaque ou sel ammoniac est incolore et sans odeur; il a une saveur salée, piquante. Il est très-soluble dans l'eau, surtout à chaud, et cristallise en octaèdres groupés en longues aiguilles réunies sous la forme de barbes de plume. Chauffé, il se volatilise sans fondre.

Préparation. — i« On a longtemps retiré l^sel ammoniac de l'Egypte, où on l'extrait de la fiente des chameaux qui renferme ce sel tout iormé La fiente desséchée et brûlée donne une fumée épaisse contenant une grande quantité de sel ammoniac qui se condense avec la suie. Cette suie, recueillie et distillée dans de grands ballons de verre, produit le sel ammoniac du commerce.

2* On prépare aujourd'hui le sel ammoniac en chauffant avec du sel marin le sulfate d'ammoniaque obtenu dans l'épuration du gaz de l'éclairage (i SSft). Il se forme du sulfate de soude, et le sel ammoniac se sublime : AzH3,110,SO»+ NaCl= NaO,S05 + AzH3,HCl

Le sel ammoniac est employé dans les laboratoires pour la préparation du gaz ammoniac. Dans l'industrie, il sert à décaper les métaux, dont il transforme l^ oxydes en chlorures volatils.

41 S. Anatole des eompottés ammoMlacanz et dee posés correspondants de la potassé — Le gaz ammoniac forme avec les bydracideset avec les oxacides hydratés des sels qui sont isomorphes des composés correspondants formés par la potasse.

La constitution de ces corps paraît cependant très-différente de celle des sels de potasse. — Ainsi, tandis que la potasse, en s'unissant à l'acide chlorhydrique, donne naissance à un chlorure avec production d'eau, le gaz ammoniac s'unit à cet acide sans élimination d'aucune substance :

K0+HCI = KC1 + H0 AzH*-f-HCl=AzH5,HCl

De même, tandis que la potasse s'unit à l'acide sulfurique hydraté en donnant un sulfate et de l'eau, le gaz ammoniac s'unit à l'acide sans lui taire rien perdre.

KO -f S05,H0 = KO.SQs + HO

A2H5+ S05,HO = AzHSHO,SOS

L'isomorphisme de ces corps, l'analogie complète de leurs propriétés chimiques, rendaient trop frappante cette exception à la loi d'analogie de composition des corps isomorphes pour qu'on n*ait pas cherché à s'en rendre compte. Cette anomalie disparait complètement si on admet avec Ampère que, dans les sels ammoniacaux, il entre non pas de l'ammoniac AzH^, mais le composé AzH*, jouant le r61e de métal semblable au potassium. Le chlorhydrate d'ammoniaque, AzH^,HCI, devient alors du chlorure d'ammonium, AzH^Cl, dont l'isomorphisme avec le chlorure de potassium n'a plus rien que de très-naturel. Le sulfate d'ammoniaque, AzH3,H0,S0' devient du sulfate d'oxyde d'ammonium, AzH*0,SO', analogue au sulfate d'oxyde de potassium.

L'ammonium n'a pas encore été isolé, mais on a préparé son amalgame. En mettant une dissolution de chlorure d'ammonium en présence d'un amalgame de sodium, on voit le mercure gonfler rapidement en prenant la consistance du beun'e. 11 s'est formé du chlorure de sodium et de l'amalgame d'ammonium. — Cet amalgame, abandonné à lui-même, se décompose peu à peu en hydrogène et en gaz ammoniac qui se dégagent.

L'existence d'un métal composé n'a rien d'extraordinaire, car nous avons vu un autre corps composé, le cyanogène, G^Az, jouer le rôle d'un métalloïde.

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