‹ Précis de chimie organique (volume 2)Chapitre 13 sur 129 · C'J1^02 = CO2 -1- C8H · texte numérisé non relu

C'J1^02 = CO2 -1- C8H

Cinnamène normal (styrole, cinnamomine). — C*H8. — On

obtient ce corps en soumettant à la distillation un mélange intime de 1 p. d'acide cinnamique et de 4 p. de baryte. C'est un liquide incolore , d'une odeur aromatique qui ressemble beaucoup à celle du benzène normal. Il entre en ébullition à 140°. La potasse est sans action sur lui. L'acide sulfurique fumant paraît s'accoupler avec lui. Le chlore et le brome s'y unissent directement. L'acide nitrique le transforme à la longue en un corps cristallisable et acide ( Gerhardt et Cahours ).

MM. Glenard et Boudault paraissent avoir obtenu le même corps par le sang-dragon. Cette résine donne, en effet, parla distillation sèche (405), un hydrogène carboné (draconyle) qui est solide et blanc, et qui se transforme, sous l'influence delà chaleur, sans dégagement de gaz, en un isomère (l) présentant exactement la composition et le point d'ébullition du C. normal.

Lorsqu'on soumet le styrax liquide à la distillation avec une dissolution de carbonate de soude , il passe une huile [styrole de M. E. Simon ) qui ne parait être que du C. normal ; du moins elle en a la composition (Marchand) et les propriétés (2). Elle se transforme peu à peu à l'air en un corps résineux.

Cinnamène nitrique (nitro-styrole). — C8(H7X)? — Quand on chauffe le styrole avec précaution avec de l'acide nitrique, il se transforme en une masse résineuse dont on peut décanter la liqueur acide. La résine soumise ensuite à la distillation avec de l'eau donne une huile qui se concrète dans l'alcool ; on purifie ce produit à l'aide de l'alcool. Suivant la concentration de l'acide nitrique, il se forme aussi un acide cristallisable (benzoïque, nitrobenzoïque ou nitrodracylique ? ) , de l'acide prussique et une matière résineuse (Simon). Le C. nitrique n'a d'ailleurs pas encore été analvsé.

(1) Voyez, pour plus de détails, le Journ. de pharm. Octobre 18/iZi.

(2) Le même corps paraît avoir été obtenu par M. F. d'Arcet en dirigeant la vapeur du camphre sur du fer rouge (Ann. de chim. et de phys., t. LXVI, p. 119) , et par M. Mulder en faisant passer l'essence de cannelle ou de cassia à travers un tube chauffé au rouge clair (Bulletin des scienc. phys. en Néerlande, 1838, 72 , et Journal f. prakt. Chem., 1838, t. XV, p. 307).

B0ITÙM1 1A.MILLE. 47

Genre Subèrone R 20.

442. Subèrone normale (hydrure de subéryle). — C8H,40. — Lorsqu'on distille l'acide subérique avec un excès de chaux , il passe une huile brune et épaisse douée d'une odeur agréable. Elle renferme de la S. normale, ainsi que des hydrogènes carbonés dont la composition n'est pas connue (1). On soumet le produit à la distillation jusqu'à ce que son point d'ébullition se soit élevé à 170° ; les hydrogènes carbonés passent alors les premiers, et la subèrone reste dans la cornue avec une masse noire et poisseuse dont on la purifie par une nouvelle distillation.

C'est un liquide incolore, doué d'une odeur aromatique, bouillant à 186° (176 Tilley), et qui ne se solidifie pas par un froid de — 12°. La densité de sa vapeur a été trouvée, par expérience, égale à 4,392 = 2 volumes. Il s'acidifie peu à peu au contact de l'air Boussingault).

Lorsqu'on fait bouillir cette substance avec de l'acide nitrique, il se produit de l'acide subérique (Boussingault), ainsi qu'une assez forte quantité d'un autre acide qui cristallise en fines aiguilles (Tilley).

Le chlore l'attaque vivement , et , si l'on ne refroidit pas , la masse noircit. Le produit chloré ne peut pas être distillé non plus sans qu'il noircisse; si Ton traite ce produit par une solution alcoolique de potasse , et qu'on y ajoute ensuite de l'eau , il se précipite un corps huileux qui possède tous les caractères de Véther benzoïque (Tilley).

Genre Caprylate RO2.

443. Sel unibasique, homologue des g. formiate, acétate, butyrate, valérate, caproate, etc.

Suivant les expériences de M. Lerch, le sel qui a été décrit par M. Chevreul sous le nom de caprate de baryte (375) serait un

(1) Les analyses que M. Tilley a faites de la subèrone s'accordent parfaitement avec celles de M. Boussingault; mais, sans connaître la composition des hydrogènes carbonés (benzène ? suivant M. Tilley) qui accompagnent la formation de ce corps , il est impossible de se rendre compte de la réaction.

4fl ËtSTOIBS KT CLASSIFICATION.

mélange de deux sels OWsBa ()- et C,0(Hi9Bi G2. On les sépare par la cristallisation; le premier est le plus soluble.

Caprylate normal (acide caprylique . — C'est un corps onctueux à la température ordinaire et cristallisant à + lu° en fines aiguilles; il est peu soluble dans l'eau ; la solution est très acre, acide, et présente l'odeur de la sueur.

Caprylate ban/tique. — CR.'H,5Bcr}02. — Il cristallise d'unesolution faite à chaud, en paillettes brillantes ou en grains incolores. Il est peu soluble dans l'eau et ne perd pas d'eau à 100° (Lejrch .

Caprylate argent ique. — C8(EtsAg)G2. — Précipité blanc , presque insoluble dans l'eau.

Caprylate plombique. — C8(HI5P£)02. — Précipité blanc peu soluble dans l'eau , inaltérable à l'air, et fusible au-dessous de 100°.

Genre Capronalcool RO2.

444. Éther unialcoolique , isomère du g. caprylate . homologue des g. formalcool , acétalcool , formométhol , butyralcool , etc.

Capronalcool normal [éther caproïque). — CsH,602. — On l'obtient en distillant un mélange de caproate barytique 375. , d'alcool normal et d'acide sul fur ique. C'est une huile limpide, d'une odeur semblable à celle de l'éther butyrique , et bouillant à 1 -20 Lerch).

Genre Ânisyle K~ 802.

415. Aldéhyde , homologue du g, salies loi \\-\ . L'espèce normale se produit, par l'action de l'acide nitrique sur l'essence d'anis 10e fam.). en même temps que l'acide exalique :

CioH.20 | Q6 = R20 -f C8U802 -I- C2I1204.

Les espèces de ce g. se convertissent, par l'oxydation, en animâtes.

Ânisyle normal (hydrure d'anisyle). — C8H802. — Lorsqu'on l'ait agir sur l'essence d'anis de l'acide nitrique affaibli, il se produit, au commencement de la réaction, une huile pesante de

ill IIILMK FAMILLE. 49

couleur rougeàtre, qui se précipite au fond de la liqueur nitrique, et qui présente . à la température ordinaire , la consistance d'une huile épaisse. On lave ce produit avec de l'eau, et on le soumet a une distillation ménagée ; il passe de l'A. normal mélangé de beaucoup d'acide anisique. On lave le produit avec une lessive faible de potasse, et on le rectifie dans un courant d'acide carbonique ( Cahours .

C'est une huile incolore, mais qui jaunit rapidement à l'air en se fonçant de plus en plus; elle est plus pesante que l'eau. Abandonnée au contact de l'air, elle se convertit peu à peu en acide anisique ; cette transformation se fait immédiatement avec dégagement d'hydrogène, si on laisse l'A. normal tomber sur de la potasse en fusion :

C8H802 -f- (KH)O == C8(H7K)05 -f H2.

L'ammoniaque caustique la convertit, par un séjour prolonge , en une substance cristalline; le chlore la convertit en

Anisyle chloré (chlorure d'anîsyle). — C8'H7C/,02. — On obtient de même, par le brome, l'A. brome (Cahours).

Genre Benzométhol R-802.

446. Ether unialcoolique , homologue des g. benzalcool (9* f. . cuminalcool (12e fam.) , etc. ; isomère du g. orcine.

Benzométhol normal (benzoate de méthylène). — C8H80*. — Ce corps s'obtient en distillant 2 p. d'acide benzoïque, 2 p. d'acide sulfurique, 1 p. d'esprit de bois, et précipitant par l'eau le produit de la distillation. On le prépare aussi en distillant un mélange de benzoate de soude et de sulfométhol normal (247).

C'est un corps huileux , incolore , doué d'une odeur balsamique agréable ; sa densité est égale à 1,10 à la température de 17° c. Il bout à 198°, 5. Il est presque insoluble dans l'eau. La densité de sa vapeur a été trouvée égale à 4,717 = 2 vol. d'après notre formule ( Dumas et Péligot ) .

Il absorbe le chlore ; quand on chauffe le produit dès que l'absorption est complète . il se dégage de l'acide hydrochlorique mêlé d'un peu de formène chloré (197) ; peu à peu ces produits cessent de se développer . et vers 194° il passe du benzoïlol chloré (408; : n. 4

il ne faut pas chauffer au-delà de 105% car le résidu noircirait et le produit de la distillation serait très coloré ; le résidu est un mélange d'acide benzoïque, de benzométhol normal et probablement de benzométhol chloré (Malaguti).

Genre 0 reine R~802.

447. L'espèce normale (l) de ce g. s'obtient par la décomposition de la lécanorine normale (9'fam.) sous l'influence de la «haleur ou d'autres agents ( Schunck) :

CHl*Q* = CO2 + C8H802.

Orcine normale. — C8H802? — Nous avons vu, t. I, p. 197, que la matière colorante de l'orseille (2) est un produit de l'action simultanée de l'eau , de l'air et de l'ammoniaque sur un principe particulier auquel Robiquet a donné le nom ô! orcine ; comme ce dernier résulte lui-même de la décomposition de la lécanorine . et que celle-ci a été rencontrée toute formée dans les lichens colorants, il est à supposer que l'orcine n'y préexiste pas. Nous vei -

(1) Malgré les analyses nombreuses de Robiquet, Dumas, Kane, et celles plus récentes de Schunck, Rochleder et Heldt, la composition de Porcine , de la lécanorine , et des corps qui s'y rattachent , est loin d'être bien établie. Il m'a été impossible de mettre d'accord ces analyses avec les réactions que présentent ces substances : aussi n'est-ce que provisoirement que j'ai adopté la formule C8ïï802, proposée par M. Liebig , pour l'orcine anhydre. Voici, d'ailleurs, les résultats de ces analyses, calculées d'après l'ancien poids atomique du carbone :

Lécanorine. Orcine cristallisée. Orcine av.hijd.

Rochleder et Htldt, Schunck. Dumas. Will. Dumas.

Carbone, 60,22 60,25—60,95 57,7— 58,4. 58,5 67,78 Hydrogène , 4,8 4,5 — 4,8 6,8— 6,98. 6,8 6,5

(2) Vorseille est une matière tinctoriale qu'on prépare avec plusieurs lichens, tels que Lichen Roccella , parietinus , tartareus, deustus, dealbatus, etc. Le tournesol en pains, à l'aide duquel on prépare les papiers réactifs, s'obtient avec les mêmes lichens ; le tournesol en drapeau est fourni , dit-on , par le Croton tinclorium. Suivant Peretti et M. Kane , la matière colorante du tournesol serait rouge , et sa couleur bleue dépendrait de la présence de l'ammoniaque.

HDIT1BM1 FAMILLE. 51

rons plus bas sous quelles influences s'opèrent 1rs métamorphoses de la lécanorine on 0. normale.

Une solution aqueuse, concentrée jusqu'à consistance de sirop, dépose cette dernière sous la forme de gros prismes quadrangulaires . d'ordinaire légèrement colorés en ronge jaunâtre; ces cristaux renferment de l'eau qu'ils perdent à une température b. L'O. normale anhydre distille à 287 — -290° c, et , si l'on opère brusquement, elle passe, sans s'altérer, sons la forme d'un : incolore. Celui-ci attire l'humidité de l'air et se concrète peu à peu au contact de l'eau. La densité de la vapeur de l'O. normale anhydre a été trouvée ('-gale à 5,7 (Dumas}.

Les solutions métalliques neutres ne précipitent pas l'O. normale, mais l'acétate de plomb snrbasique y occasionne un précipité blanc 1 ; : le même composé s'obtient si l'on précipite pale nitrate de plomb une solution bouillante d'O. additioi d'ammoniaque.

Mélangée avec de l'ammoniaque et exposée à l'air, l'O. devient peu a peu d'un rouge de *ang foncé, par suite do la formation de l'orcéine ammoniacale :

C8I1802 rûH 2M13 = C8H9.\03,\H3 + li20.

Robiquet a prouvé qu'il ne se développe pas d'acide carbonique dans cette métamorphose.

Mélangée avec la solution d'un alcali fixe , l'O. brunit peu à peu en absorbant l'oxygène de l'air.

L'étude de l'O. et de ses congénères aurait besoin d'être complètement reprise.

Genre Dracylate R-'°02.

448. Sel unibasique, dont l'espèce nitrique a été obtenue par l'action prolongée de l'acide nitrique sur le produit huileux de la distillation sèche du sang-dragon.

Dracylate nitrique (acide nitrodracylique\ — C8;HsX;02. —

(1) M. Dumas représente l'O. normale cristallisée par C18H2608, et le précipité ploœbique par c«W603,5P55O^C^(Htfir^^O^

fr2 HtSTOÎRÈ El CUSSÎFICÀÎIOX.

Cet acide (l) reste dans les eaux-mères de l'action de l'acide nitrique et cristallise, parle refroidissement, à l'état impur. Purifié, il est blanc, brillant, cristallisé en petites aiguilles groupées en étoiles; à peine soluble dans l'eau froide, l'eau bouillante ne le dissout qu'en petite quantité; il est très soluble dans l'alcool. îl se sublime en fines aiguilles. Il se comporte avec les bases comme un acide faible et déplace l'acide carbonique; les sels à base alcaline qu'il produit sont tous solubles; les autres sont insolubles ou peu solubles ( Glenard et Boudault ).

Dracylate nitro-plombique. — Il s'obtient en faisant bouillir un excès de carbonate de plomb avec le D. nitrique; il cristallise en belles aiguilles radiées, parfaitement blanches, et assez solubles.

Dracylate nitro-argentique. — • Cristaux mamelonnés, assez solubles.

Les D. nitriques à base de métaux détonent quand on les chauffe.

Genre Anisate R~803.

449. Sel unibasique. Lorsqu'on fait bouillir l'essence d'anis concrète (badianol normal , 10e fam. ) avec de l'acide nitrique de 23 ou 24°, il se produit une matière jaune résinoïde et de l' anisate normal qui se dépose par le refroidissement à l'état cristallisé. Par l'emploi d'un acide nitrique de 34 ou 36°, on obtient de l'anisate nitrique; enfin si l'on prend un acide plus concentré encore, il se produit une résine jaune (Cahours). L'essence d'estragon donne les mêmes produits. Dans cette réaction , il se produit en même temps de l'acide oxalique (Laurent) :

CioHi20 |- o7 = H20 -f- CWO3 + C2H20'.

Anisate normal (acide anisique ou draconique). — C8H803. —

(i) MM. Glenard et Boudault représentent cet acide par C16H12^208, ce qui serait dans notre notation C8(H6X)02, correspondant à une espèce normale C8I1702 : or, une semblable formule répugne à toutes les analogies. Ensuite ce composé ne dérive point du dracyle (405) , comme ils l'admettent, mais il résulte évidemment du draconyle ou de son isomère C8il8, dont les mêmes chimistes ont observé la présence dans les produits de la distillation sèche du sang-dragon (405). Ce sujet a d'ailleurs besoin d'êlre soumis à de nouvelles études.

On l'obtient à L'état de pureté en lavant le produit brut à l'eau distillée froide qui ne le dissout qu'en proportion très faible; on Le dissout ensuite dans l'ammoniaque et l'on fait cristalliser à plusieurs reprises le sel ammoniacal ; en décomposant ce sel par l'acide nitrique , on en précipite l'A. normal. On en achève la purification en le sublimant. Il cristallise en prismes incolores, a peine solubles dans l'eau froide, assez solubles dans l'eau bouillante, très solubles dans l'alcool et l'éther. Ses dissolutions rougissent le tournesol.

Il fond à 175° et se prend, par le refroidissement, en une masse aciculaire.

Le chlore, le brome et l'acide nitrique le transforment en d'autres espèces du même genre. Distillé sur de la baryte caustique, il donne de l'anisol normal ,407).

Anisate ammoniacal (draconate d'ammoniaque). — C8HsO\ NH3. — Ce sel cristallise en tables qui appartiennent au prisme droit à base rhombe ; versé dans les solutions métalliques , il y occasionne ordinairement des précipités cristallisés , lorsqu'elles sont concentrées (Laurent).

Anisate argentique. — C8(H7A#)03. ■ — Précipité blanc, que l'eau bouillante laisse déposer, par le refroidissement , en écailles nacrées (Cahours).

Anisate pïombique. — C8(H7Pi)03. — Précipité blanc soluble dans l'eau bouillante et cristallisable.

Anisate nitrique (acide nitranisique ou nitrodraconésique ). — CS(H7X 03. — On le purifie en transformant en sel ammoniacal le produit de l'action de l'acide nitrique sur l'essence d'anis ou d'estragon, et décomposant ce sel par un autre acide.

L'A. nitrique est très peu soluble dans l'eau , même chaude. L'eau bouillante qui en est saturée l'abandonne, par le refroidissement , sous forme de petites aiguilles brillantes.

Soumis à une distillation ménagée, il se sublime en partie, tandis qu'une autre portion noircit et se décompose. Il produit, avec la potasse , la soude et l'ammoniaque, des sels très solubles ; avec la baryte , la chaux , la magnésie , des sels peu solubles ; avec les oxydes de plomb et d'argent, des sels insolubles. Le chlore , le brome et l'acide nitrique sont sans action sur lui.

54 KSTOIRI ET CLASSIFICATION.

Anisate nitro-argcntique, — C8(H6A#X)03. — Sel blanc, insoluble.

Anisate nitro-ammonlacal ( nitrodraconésate d'ammoniaque). — Il est soluble dans l'eau et l'alcool , et cristallise en aiguilles fines groupées en boules (Laurent).

Anisate chloré acide chlorodraconésique ). — C*\H"C/)03. — Il se produit par l'action du chlore sur l'A. normal en fusion ; il est incolore, inodore, presque insoluble dans l'eau; l'alcool et l'éther le dissolvent bien. Il entre en fusion vers 180°, et se sublime sous la forme d'aiguilles à base rhombe. Combiné avec l'ammoniaque, il précipite les sels d'argent et de plomb, et donne des précipités cristallins dans les sels de baryum et de calcium médiocrement étendus (Laurent).

Anisate brome (acide bromodraconésique). — G8;H7Br)03. — Aiguilles blanches et brillantes , inodores , insolubles dans l'eau, asssez solubles dans l'éther et dans l'alcool bouillants. Il entre en fusion à 205°, et se sublime en très belles lames rectangulaires ou rhomboïdales, légèrement irisées (Laurent).

Anisate bromo-ammoniacal. — Il forme des précipités blancs avec les sels de baryum , strontium , calcium, plomb et argent. Si les trois premiers sont un peu étendus , il s'y dépose peu à peu des aiguilles (1).

Genre Salimèthol R-80.

450. Éther unialcoolique , isomère des g. anisate et formobenzoïlate. La potasse bouillante convertit les espèces de ce genre en espèces du g. salicylate (422) et en méthol normal (198) : l'ammoniaque caustique les convertit en espèces du g. salicylamide (435) et en méthol normal :

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