R-J7NO
sur le benzile n.
Benzimide
Amide.
Dans l'ess. d'aman n
amères brute.
Benzazotide
Amide.
Act. de l'ammoniai-
R-is.N2.
sur l'essence c-j mandes amères :
fam.).
Harmaline
Alcaloïde.
Dans les graines^!
Peganum H-\ m a (a.
Oxanilide
Alcalaraide.
L'oxalate d'aniline -|i
mine ïtiH).
QUATORZIÈME FAM1I l B. 26J
Genre Draconyle R-14.
580. L'espèce normale se produit dans la distillation sèche du sang-dragon.
Ktmyle normal. — C14HU. — En distillant jusqu'à 180° le produit brut de la décomposition du sang-dragon par la chaleur, on obtient un liquide qui contient deux carbures d'hydrogène, le dracyle ou benzoène n. [405 , et le D. normal. Lorsqu'on a distillé le mélange de ces deux substances au-dessous de son point d'ëbullition , et que par conséquent la plus grande partie du premier hydrogène carbone a passé, il reste dans la cornue un liquide visqueux, qui esl Le 1). , maintenu en dissolution par une petite quantité de ce dernier. Pour séparer ces deux corps, on verse le mélange dans l'alcool , qui dissout le benzoène, et le D. ; qui est insoluble dans ce véhicule, se précipite sous l'apparence dune résine incolore et molle , comme la térébenthine, on le lave plusieurs fois avec de l'alcool , puis on le dessèch dans une étuve, a une température de 150° (Glénard et Bou dault).
Le D. normal, d'abord mou au moment où on le précipite, devient entièrement solide par la dessiccation. Il est alors entièrement blanc , d'un aspect brillant et nacré , insoluble dans l'eau, l'alcool. Téther, la potasse; il se dissout dans les huiles grasses et essentielles à l'aide de la chaleur, et s'y dépose par le refroidissement.
Seul . il n'est pas volatil , ce qui* paraît indiquer que son équivalent est bien plus élevé que G|4HU. Toutefois il peut distiller à la faveur d'un autre hydrogène carboné.
Si l'on en chauffe quelques fragments dans un petit tube fermé aux deux extrémités, il ne tarde pas à se transformer en un liquide volatil , sans laisser de résidu apparent , et sans aucun dégagement de gaz. Ce liquide paraît être identique avec le cinnamène n. (44l). La transformation n'est pas aussi nette si l'on distille le D. dans une cornue.
L'acide sulfurique n'agit pas à froid sur le D. normal; mais quand on chauffe le mélange, il se charbonne.
0(y± HISTOIBR ET CLASSIFICATION.
L'acide nitrique ordinaire ne l'attaque pas non plus, mais l'acide fumant le convertit en D. binitrique.
Les propriétés du D. normal le rapprochent du caoutchouc.
Draconyle binitrique. — C14(HI2X2). — Quand on chauffe le D. normal dans l'acide nitrique fumant, il se dissout en dégageant des vapeurs rutilantes. La dissolution, traitée par l'eau, précipite du D. binitrique en flocons caillebottés. Après la dessiccation , ce dernier est jaunâtre , pulvérulent , insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther, insoluble dans la potasse et les acides. Il fuse sur les charbons ardents, et répand, en brûlant, une odeur d'amandes amères. L'acide nitrique concentré ne paraît pas l'attaquer, même par une ébullition de plusieurs heures (Glénard et Boudault).
Genre Stilbilène R-14.
590. Hydrocarbure hyperhalide, isomère du g. précédent. Les espèces chlorées et bromées se produisent par la combinaison directe de C/2 ou Br2 avec les espèces du g. stilbène ; elles se dédoublent sous l'influence des alcalis , en donnant des espèces chlorées ou bromées de ce dernier genre.
Stilbilène biehloré (chlorure de stilbilène alpha et béta). — C14(H12C/2). — Il s'obtient quand on fait passer du chlore sur le stilbène , maintenu en fusion , soit en petits cristaux transparents (modifie, a), très peu solubles dans l'éther, et presque insolubles dans l'alcool bouillant , soit en tables octogonales (modifie. (3) , très solubles dans l'alcool et l'éther.
Une dissolution bouillante et alcoolique de potasse le convertit en stilbène chloré (Laurent).
Stilbilène trichloré (chlorure de chlostilbase).— CufH^C/3).— Il cristallise sous la forme de lentilles blanches et opaques ; il est moins soluble dans l'éther que l'espèce précédente. Il fond à 85°. Une dissolution alcoolique et bouillante de potasse le décompose.
Stilbilène bibromè (bromure de stilbène). - C14(H,2Br2). — On prépare ce composé en versant du brome sur le stilbène normal. C'est une poudre blanche , insoluble dans l'alcool et l'éther ; par la distillation sèche , elle dégage de l'acide hydrobromique et du brome (Laurent).
QUATORZIÈME FVM1LLE. 2()3
Stilbilèjie chloro - bibromê [bromure (je cjilostibase . —
Cu H^C/Br2). — On l'obtient en faisant agir du brome sur le stilbène chlore: il tonne des cristaux mal déterminés, solubles dans l'éther 'Laurent).
fièvre Stilbhiç R~16.
501. Hydrocarbure, produit de décomposition du benzoïlol sulfure (4o9) par la chaleur.
Stilbène normal, — ÇnHï2. — Quand on chauffe dans une cornue du beiizoïlol sulfure , celui-ci ne tarde pas a fondre: ii se développe de l'hydrogène sulfure, du sulfure de carbone, et . si l'on renforce le feu, il passe en premier lieu du S. normal, qui se solidifie en écailles , et bientôt après il passe de l'essaie sulfuré (•26'' fam.). Pour obtenir le S. normal a l'état de pureté, on fait bouillir avec de l'alcool les premières parties de la distillation; on filtre pour séparer l'essaie sulfuré , qui est presque insoluble dans l'alcool, et on laisse refroidir la liqueur. Il se dépose alors des lames rhomboïdales, qu'on fait recristalliser dans l'éther (Laurent).
Un peut aussi employer 1rs produite bruts qui résultent de l'action du sulfhydrate d ammoniaque sur une dissolution alcoolique d'essence d'amandes amères ; le tout doit être laissé en contact pendant deux a trois semaines.
Le S. normal cristallise en tables semblables a celles du naphtalène, et qui constituent des prismes obliques à base rhombe; il est incolore, et possède l'éclat nacré de la stilbite. Il est sans odeur, assez soluble dans l'alcool bouillant , très peu a froid: il y cristallise eu tables rhomboïdales assez aiguës, et ordinairement groupées les unes au bout des autres. Il fond a quelques degrés au-dessus de IÔC° ; il bout vers 292 , et distille sans altération. La densité de sa vapeur a été trouvée égale a 8,4.
Le chlore et le brome le convertissent en différentes espèces du g. stilbilene.
L'acide sulfurique de Xordhausen le dissout a chaud ; en saturant la liqueur avec de la baryte, on obtient un sel copule soluble.
L'acide ebromique étendu ne le décompose pas; l'acide con-
centre le décompose avec violence sous l'influence de la chaleur. et le convertit en benzoïlol normal (Laurent).
L'acide nitrique bouillant donne naissance à plusieurs produits, parmi lesquels on remarque le S. nitrique et le stilbate nitrique.
Stilbène chloré (clilostilbase). — C14(H1!C/). — Lorsqu'on fait bouillir le stilbilène bichloré avec une dissolution alcoolique de potasse , il se forme du chlorure potassique et une matière huileuse , qu'on précipite par l'eau : c'est le S. chloré. Il est soluble dans l'alcool et dans l'éther, et distille sans altération. Le brome le convertit en stilbilène chloro-bibromé (Laurent).
Stilbène nitrique. — Gl4(H"X). — Quand on fait bouillir du stilbène normal avec de l'acide nitrique , il se forme une matière jaune et résineuse qui parait renfermer ce corps
Genre Hydrobenzile R-160.
592. Produit de l'action du sulfhydrate d'ammoniaque sur le benzile normal :
c.4Hio02 | 2H2S = S2 4- H'20 + C"H,20.
Hydrobenzile normal. — GMH^O. — Quand on traite le benzile n. par le sulfhydrate d'ammoniaque, on obtient deux ou trois produits, dont un seul a pu être isolé à l'état de pureté. Ce corps, insoluble dans l'eau, mais aisément soluble dans l'alcool et l'éther, cristallise de ces dissolutions en lentilles concavesconvexes, de couleur blanche.
Ces cristaux fondent à 47°, en un liquide incolore , qui distille sans altération, et se prend en masse cristallisée à 42°. Leur odeur ressemble à celle de l'huile d'amandes amères ; leur saveur est à la fois sucrée et piquante.
Us se dissolvent aisément dans l'acide sulfurique; l'eau les en reprécipite (Zinin).
Genre Myristate RO2.
593. Sel unibasique, homologue des g. formiate, acétate, butyrate, valérate, caproate, caprate, cocinate, décrits dans les
.'i LTORZIBin PAMILLB. 265
familles précédentes, ainsi que des g. éthalate, margarate, stéarate, etc.
Lorsqu'on exprime les noix de muscade entre des plaques de fer échauffées, après les avoir exposées à la vapeur de l'eau bouillante . on en sépare une matière grasse ( beurre de muscade), qui se compose de deux ou de trois glycérides, dont l'un , huileux ou onctueux, n'a pas encore été examiné, et dont l'autre, concret et cristallisante, porte le nom de myristine ^ et a été étudié par M. Playfair. Pour en séparer cette dernière, on met la matière grasse brute en digestion avec de l'alcool ordinaire , on fait dissoudre dans l'éther bouillant la myristine qui vient surnager, on exprime les cristaux entre des doubles de papier Joseph, on les redissout de nouveau , et on les soumet alternativement a l'action de la presse et à la cristallisation , jusqu'à ce que leur point de fusion soit constant à 31°. Cette myristine (l) fournit alors des myristates par la saponification.
Myristate normal (acide myristique). — C14H2802. — Lorsqu'on tait bouillir une dissolution concentrée dépotasse avec de la myristine, celle-ci se saponilie sans former une masse épaisse ou visqueuse. En dissolvant le savon dans L'eau, et ajoutant un excès d'acide hydrochlorique, le M. normal se sépare à l'état d'une huile incolore qui se concrète par le refroidissement , en prenant une texture cristalline. On le traite ensuite à plusieurs reprises par l'eau distillée et bouillante , afin d'enlever l'acide hydrochlorique qui pourrait y adhérer.
Ainsi préparé, le M. normal est d'un blanc de neige , cristallin, fort soluble dans l'alcool bouillant , et s'en précipite en partie par le refroidissement. Sa solution rougit le tournesol. Il est également fort soluble dans l'éther bouillant, mais il s'y dissout peu a froid. 11 est entièrement insoluble dans l'eau. La solution alcoolique l'abandonne en cristaux qui possèdent un bel éclat soyeux. Il fond a 49° (Playfair).
Quand on le distille , il se décompose en partie ; une autre
(1) Cette substance avait été confondue avec la margarine. Elle est cristalline , douée d'un éclat soyeux , et se dissout en toutes proportions dans l'éther bouillant; elle est moins soluble dans l'alcool bouillant et entièrement insoluble dans Peau. Par la distillation sèche , elle donne de Tacroléine et un acide gras.
portion passe sans altération; les produits ne renferment pas d'acide sébacique. L'acide nitrique l'attaque a chaud.
Myristate potassique. — Cn(H27K)02. — On obtient ce sel en chauffant le M. normal avec une solution concentrée de carbonate de potasse. On évapore la masse à siecité, et l'on en extrait le M, potassique à l'aide de l'alcool. Il constitue un savon blanc, cristallin , trèssoluble dans l'eau et l'alcool , insoluble dansl'étber (Playfair).
Myristate barytique. — C14(H27B«)02. — On prépare ce sel par double décomposition , au moyen du M. potassique ; il est blanc , très peu soluble dans l'eau et l'alcool.
Myristate argentique. — C^fH^A^O2. — Poudre blanche, légère , insoluble dans l'eau , fort soluble dans l'ammoniaque , et cristallisant dans ce liquide , par l'évaporation spontanée, en gros cristaux transparents (Playfair).
Genre (JEnanthidc R-202.