DES G EH RE
et d'autres familles.
Chrysène H-24.
Hydrocarbure.
Dans le goudron de houille.
Anamirtate RO2.
Sel unibasique.
Dans le gl y ce ride de la coque du Levant.
Éthalalcool HO2.
Et lier unialcooliq.
Éthériticat. de l'acide éthalique (16e f.).
Uargarimélhol
Éther unialcooliq.
Éthéniieat. de l'acide
mar^arique par l'esprit de buis.
te R-2o2.
Dans les huiles grasses.
Bydroléate HO3.
Sel anibasique.
L'oléate n. iixe I120.
Action de l'acide sulfuriq. sur les huiles grasses.
Qthalcool
Éther bialcooliq.
Éthériticat. de l'acide
ernanthique.
Ricinale ?
Dans l'huile de ricin.
Az'.-i alcool HO4.
Éther bialcooliq.
Éthériticat. de l'acide azoléique.
Loi u rétine
Dans Je baume de
Tolu.
Tannate R-2°012.
Dans les noix de galle.
Solfolëate
Sel copule bibas. ?
Accouplera, de l'acide
r-2so5.
oléique.
Codéine R-15N03.
Alcaloïde.
Dans l'opium.
Morphine
Dans l'opium.
Genre Ckrysène K~24.
659. Hydrocarbure, contenu dans le goudron du gaz de l'éclairage par la houille.
Chrysène normal. — C,8H12? — En distillant certaines matières organiques , beaucoup de chimistes ont remarqué que , vers la fin de l'opération , il se condensait dans le col de la cornue une matière jaune rougeâtre plus ou moins solide. MM. Robiquet, Collin et Drapiez Tout signalée dans la distillation du succin; MM. Bussy et Lecanu dans celle des corps gras; M. Caillot dans celle de diverses térébenthines et du bitume de Pechelbronn ; M. Guibourt dans celle du copal. M. Laurent a trouvé cette même substance dans le goudron qui vient du gaz de l'éclairage et l'a soumise à un examen plus attentif.
Pour l'obtenir , on triture avec de l'éther la matière rougeâtre qui passe avec les dernières portions de la distillation de ce goudron ; l'éther s'empare de plusieurs matières huileuses et laisse le C. normal sous la forme d'une poudre jaune.
A l'état de pureté, ce corps possède une belle couleur jaune ; il est pulvérulent , cristallin , inodore , insipide , insoluble dans l'eau et l'alcool. L'éther en dissout à peine ; l'essence de térébenthine le dissout mieux à 1 ebullition , et le dépose en flocons jaunes et cristallins.
Il entre en fusion vers 230 à 235°; par le refroidissement, il se solidifie en une masse jaune plus foncée et formée d'aiguilles un peu lamelleuses. A une température plus élevée , il distille , en s'altérant un peu (i).
L'acide nitrique l'attaque vivement à chaud et le convertit en C. trinitrique.
Chrysène trinitrique ( nitrîte de ehrysénase). — C18(H9X3). — Ce corps se produit par l'action de l'acide nitrique concentré et bouillant sur le C. normal. C'est une poudre rouge, inodore, insipide, insoluble dans l'eau. L'alcool et l'éther n'en dissolvent que des traces.
(1) Ce point d'ébulliûon élevé me l'ait penser que l'équivalent du chrysène est plus élevé que celui qu'adopte M. Laurent. Toutefois je ne donne ma formule qu'avec beaucoup de réserve.
DIX-HUITIÈME FAMII I i: 34 J
L'acide sulfurique concentré la dissout à froid . e! se colore en
-brun. La potasse en dissolution dans l'alcool la colore en
brun t-t la dissout en partie. Si l'on neutralise l'alcali par un
acide, il s'en précipite des flocons bruns. Chauffée brusquement
dans un tube bouché, elle tond et se décompose avec explosion
Laurent).
Genre Anumirtate KO2.
tioO. Sel unibasiqae , homologue des g. formiate, acétate.
butyrate, valérate, margarate, stéarate, etc. : se produit parla
tification de Yanamirtine ou stéarophanine (l), glycéride
pet l'entérine dans la coque du Levant [Anamirta Cocculus). Anamirtate normal acide anamirtique ou stéarophanique). —
(>llJ i »- •}',. — On traite la coque du Levant par trois ou quatre fois son poids d'alcool, afin d'enlever toute la picrotoxine et la matière colorante; on épuise à chaud avec de l'éther, et l'on expose au froid la solution éthérée filtrée. 11 se produit alors un dépôt cristallin et blanc d'anamirtine , sous forme d'arborisations : on en retire encore une plus grande quantité par la distillation de l'éther; on achève la purification du produit par deux ou trois cristallisations dans L'alcool absolu et bouillant.
Pour préparer l'A. normal, on saponifie ce produit par une lessive de potasse jusqu'à ce qu'on ait un liquide clair , et l'on décompose le savon par l'acide bydrochlorique. Lue huile incolore vient alors surnager et se concrète peu à peu en une masse blanche et cristalline. On la traite par l'eau bouillante et on la t'ait cristalliser dans l'alcool affaibli et bouillant.
(1; Ce glycéride a été examiné par M. Francis. Il fond à 35 ou 3G°, ne cristallise pas par le refroidissement, mais se contracte en une masse rugueuse et ondulée. Il n'est point friable et ressemble à la cire.
(2) M. Francis [Revue scierai f., t. XI, p. il) exprime cet acide par C3ôH7o04 = ci: 1/293532. h y a trouvé : carbone 75,2 — 75,8 (anc. poids atom.) ; hydrogène 12,0 — 12,7. En songeant combien les matières grasses sont difficiles à brûler si l'on ne complète pas la combustion par un courant d'oxygène; en considérant en outre que le point de fusion de l'acide anamirtique est placé entre celui de l'acide margarique C1:H34 O2 et celui de l'acide stéarique C19H3802, on est conduite supposer que la formule de l'acide anamirtique est C^H^O2, comme je l'admets provisoirement. Cette formule exige : carbone 76,0 (nouv. poids atom.) ; hydrogène 12,6.
L'A. normal cristallise, par le refroidissement, en petites aiguilles qui présentent, après la dessiccation, un éclat nacré. Il fond à 68°; par le refroidissement il se prend en groupes radiés , très brillants.
Il se dissout aisément dans l'alcool chaud et affaibli , et s'en dépose en plus grande partie par le refroidissement (Francis).
Anamirtate sodiqùe ( stéarophanate de soude). — Il se dépose dans l'alcool en prismes allongés, doués d'un bel éclat nacré. On l'obtient en saturant du carbonate de soude par l'A. normal, évaporant à siccité et reprenant par l'alcool absolu et bouillant. Traité par l'eau, en petite quantité, il se prend en une gelée épaisse; une plus grande quantité le décompose.
Anamirtate argentique. — C18(H35A#)02 ? — On l'obtient en décomposant une solution alcoolique d'A. sodique par une solution neutre de nitrate d'argent. C'est un précipité blanc qui se colore peu à peu au contact de la lumière ; l'ammoniaque le dissout aisément (Francis).
Genre Margartmêthol RO2.
G61. Éther unialcoolique , homologue des g. formométhol , formalcool , acéméthol , acétalcool , butyralcool , margaralcool, etc. ; isomère du g. anamirtate.
Margarirnéthol normal (margarate de méthylène). — G18H3602.
— Substance solide et cristallisable (Laurent).
Genre. Ethalalcool RO2.
6G2. Éther unialcoolique, isomère et homologue de l'éther précédent.
Ethalalcool normal (éther palmitique ou éthalique). — C,8H3602.
— Lorsqu'on fait passer un courant de gaz hydrochlorique dans une dissolution alcoolique et saturée d'acide éthalique, il se sépare une matière huileuse qui se concrète par le refroidissement. A l'état de pureté , ce composé cristallise très bien et fond à une température très basse (Frémy).
DIX-HUITliMB FAMILLE. 343
G ire Oléate R-02.
GG3. Sel unibasique, homologue du g. aorylate (273) ; il se l'orme par la saponification du glycéride liquide renfermé dans les huiles grasses non siccatives, et en petit»; quantité dans les suifs, les graisses solides, la bile (21e f.).
La potasse en fusion convertit les espèces de ce g. en acétate et éthalate, avec dégagement d'hydrogène :
CiSH3<02 + 2(KH)0 = C2(H3K)02-f C,6(I131K)02 -f 211.
Les espèces de ce g. se présentent sous deux modifications , connues sous le nom d'oléates [a) et à'élaïdates (b).
Oléate normal. — G18H3402. — Cette espèce offre les deux variétés suivantes (l) :
(a) Variété liquide ou acide oléique. L'huile grasse d'amandes douces convient le mieux à la préparation de cet acide. On saponifie cette huile avec de la potasse bu de la soude , et l'on sépare par un acide minéral le mélange d'acide oléique et d'acide margarique ; celui-ci est ensuite mis en digestion avec la moitié de son poids de litharge en poudre fine , pendant quelques heures ; il se produit ainsi un mélange d'O. et de margarate plombiques. On ajoute à ce mélange deux fois son volume d'éther, et on l'abandonne avec ce liquide pendant 24 heures; de cette manière l'O. de plomb se dissout tandis que le margarate reste à l'état insoluble. On décompose la solution éthérée par de l'acide hydrochlorique étendu qui met en liberté l'acide oléique,
(l) Les analyses les plus récentes qu'on a faites de l'acide oléique et de l'acide élaïdique me semblent indiquer que ce ne sont que des modifications physiques d'un seul et même corps: leur transformation en acétate et éthalate par la potasse en fusion vient entièrement 5 l'appui de ma manière de voir. Voici d'ailleurs les analyses de M. Varrcntrapp, mises on regard de celles de M. Meyer , et calculées avec le poids atomique 75 :
Acide oléique. Acide élaïdique. Ma formule.
VARREIVTRAPP. MEYER. LAURENT.
Carbone 75,4—76,2 76,5-76,6 76,4—76,7 76,5 Hydrog. 11,7-12,2 12,1—12,4 12,1—12.1 12,1.
.'Mi HISTOIRE ET CLASSIFICATION.
Lequel se dissout clans l'éther et vient se rendre à la surface du mélange.
Après avoir chassé l'éther par l'évaporation , on saponifie l'acide par un alcali , et L'on purifie le savon en le dissolvant dans l'eau , séparant par le sel marin et dissolvant de nouveau. En dernier lieu on sépare l'acide oléique à l'aide de l'acide tartrique, et l'on dessèche le produit au bain- marie (Yarrentrapp).
Une semblable marche peut être suivie lorsqu il s'agit d'obtenir l'acide oléique avec une autre huile grasse.
L'acide oléique se présente sous la forme d'une huile incolore ou légèrement jaunâtre, qui rougit le tournesol et décompose a chaud les carbonates avec effervescence. Sa saveur est acre et son odeur est légèrement rance. 11 est plus léger que l'eau. Refroidi à quelques degrés au-dessous de 0", il se prend en fines aiguilles; on peut le distiller dans le vide sans qu'il s'altère (Chevreul : mais dans les circonstances ordinaires il se décompose en donnant beaucoup de gaz carburé, de l'acide carbonique, un peu d'acide acétique, une huile hydrocarbonée chargée d'acide sébacique (534). La formation de l'acide sébacique par la distillation sert à distinguer l'acide oléique d'autres acides huileux (Yarrentrapp).
Il s'accouple avec l'acide sulfurique; à chaud, le mélange noircit.
Sous l'influence de l'acide concentré et bouillant, il donne successivement les acides margarique, subérique, pimélique, succinique , etc. (Laurent, Bromeis).
Quand on y fait passer quelques bulles de vapeurs nitreuses , en ayant soin de le refroidir , il se concrète, et l'on obtient ainsi la variété suivante.
(b) Variété concrète ou acide élaïdique. On peut obtenir ce corps en solidifiant l'huile d'olive par le protonitrate de mercure ou la vapeur nitreuse (102) , saponifiant le glycéride et séparant par un acide minéral ; mais le produit ainsi obtenu n'est pas exempt d'acide margarique. M. Meyer conseille , par cette raison , d'employer de l'acide oléique obtenu par le procédé que nous avons indiqué plus haut. On y fait passer de l'acide hyponitrique pendant quelques minutes seulement , en même temps qu'on refroidit; il faut avoir soin surtout de ne pas employer
un excès d'a< ide hyponitrique. Il se forme en même temps une très petite quantité d'une matière jaune ou rougeâtre, mais sa production n'est qu'accidentelle et peut être évitée si l'on opère avec soin. Quand L'acide oléique s'esl solidifié , on traite la masse à plusieurs reprises par de l'eau bouillante, afin d'enlever l'acide nitrique entraîné par le courant de gaz. On dissout ensuite le produit dans son poids environ d'alcool et on l'abandonne au repos; il se produit ainsi des tables nacrées d'une parfaite blancheur. Les eaux-mères donnent un résidu onctueux d'où l'on retire quelquefois encore des cristaux.
Préparé par cette méthode, l'acide élaïdique tond entre 44 et 4.')°. Il se dissout avec facilité dans l'alcool , et se dépose d'une solution concentrée en cristaux superbes qui ressemblent à l'acide benzoîque. 11 se dissout également dans l'éther, moins bien aidant. Les solutions ont une réaction acide (Meyer).
À la distillation sèche , il se comporte comme la variété liquide, c'est-à-dire qu'il distille en partie, tandis qu'une autre portion se décompose en carbures d'hydrogène, et probablement aussi en acide sébacique.
Traité par la potasse fondante, il se convertit en acétate et éthalate , avec dégagement d'hydrogène, comme la variété liquide.
Les autres réactions n'ont pas encore été examinées , mais elles sont sans aucun doute les mêmes que celles que présente cette dernière.
CHéate ammoniacal. — Mis en contact avec l'ammoniaque aqueuse, l'O. normal a produit une masse gélatineuse soluble dans l'eau froide (Chevreul).
01 po te potassique. — Lorsqu'on chauffe parties égales de potasse avec de l'acide oléique et de l'eau , on obtient une masse visqueuse qu'on purifie en la dissolvant dans l'alcool. Évaporée à siccité, la solution donne un sel blanc , friable, et sans odeur. Il tombe en déliquescence à l'air humide. Il se dissout complètement dans 4 p. d'eau , en donnant un sirop visqueux; mais une plus grande quantité d'eau le décompose en en séparant une masse gélatineuse (dite oléate de potasse acide).
Ole ote sodique ( oléate et élaïdate de soude ). — Le sel a se comporte et s'obtient comme l'O. potassique.
Si on le prépare avec la variété concrète b (élaïdate de soude), on pont le l'aire cristalliser dans l'alcool en feuillets très larges et brillants ; la dissolution alcoolique de ce sel est troublée par l'eau.
Oléate barytique. > — ■ On l'obtient, pour les deux variétés , en précipitant l'O. sodique par le chlorure de baryum; c'est un sel blanc et fusible.
Oléate plomb/que. — C18(H33B«)02? ■ — On l'obtient en précipitant une solution alcoolique d'O. sodique par l'acétate de plomb légèrement aiguisé d'acide acétique. Il est solide , blanc, fusible et soluble dans l'alcool et l'éther pour les deux variétés. Le sel obtenu avec l'acide oléique fond à 60 et 65°.
Oléate argentique (élaïdate d'argent). — G18(H33A#)02. — En dissolvant dans l'alcool l'O. sodique b et en le décomposant par une solution neutre de nitrate d'argent, on obtient un précipité blanc et volumineux d'O. argentique b.
Ce sel; une fois desséché, se dissout peu dans l'eau , l'alcool et l'éther , tandis que récemment précipité , il s'y dissout plus aisément ; dans l'ammoniaque aqueuse, il se dissout facilement à chaud , et la solution le dépose en plus grande partie , par le refroidissement, à l'état de petits cristaux prismatiques (Meyer).
Goure Hydroléate RO3.
664. Sel unibasique, dérivant du g. oléate parla fixation de H20. Nous avons déjà parlé de sa formation.
Hydroléate normal ( acide hydroléique ) . — C18H3603 ? — C'est un acide liquide , légèrement coloré , insoluble dans l'eau , très soluble dans l'alcool et l'éther ( Frémy).
Soumis à la distillation sèche , il donne des hydrogènes carbonés dont nous avons déjà parlé (366, 478) :
C18H3G03 = CO'2 + ïl20 + C2J1* + Cr41*2 4 C9H1S éthérène. oléène. élaène.
Il est probable qu'on les obtiendra aussi en distillant tout simplement l'acide oléique.
Genre OEnanthalcool RO3.