NOTIONS PRÉLIMINAIRES
nativement , il éprouve en quelque sorte des oscillations continues. Ce sont elles précisément qui caractérisent la vie.
La manifestation de cet état exige donc une certaine différence dans l'intensité des deux forces contraires par lesciuelles la matière est sollicitée ; autrement , si elles étaient parfaitement égales , la matière se trouverait dans un repos absolu , tandis que la vie constitue un état de mouvement.
3. Une des causes chimiques à laquelle il faut attribuer la plus large part dans les perturbations éprouvées par l'économie vivante , c'est , sans contredit , l'atmosphère d'oxygène au sein de laquelle vivent les plantes et les animaux.
Cet oxygène , en effet , tend sans cesse à satisfaire son affinité pour l'hydrogène et pour le carbone des parties organisées. De là l'origine de certaines excrétions végétales et animales , produites par la combustion partielle des substances que l'économie façonne pour la création des organes nécessaires à ses fonctions ; de là l'acide carbonique et l'eau exhalés par la respiration des animaux ; l'acide carbonique et l'eau dégagés pendant la germination des graines et la maturation des fruits ; de là encore l'acide carbonique et l'eau que les fleurs répandent par la combustion lente des huiles essentielles logées dans leurs tissus , et qui deviennent ainsi la source de leurs parfums.
La force vitale et l'affinité chimique font donc, l'une et l'autre, éprouver des modifications à la matière; mais celles-ci ne s'effectuent pas dans le même sens. La première force s'empare des produits de l'affinité chimique , eau , acide carbonique , ammoniaque , pour créer la fibre ligneuse des plantes , le sang et la matière cérébrale des animaux. L'affinité chimique, au contraire, détruit ces créations; car, dès que la vie y est éteinte, elles se résolvent peu ii peu toutes dans les mêmes principes ([ui leur avaient donné naissance. Tout ce qui vit, en effet, toutes les plantes , tous les animaux , retournent par la mort à ces formes cliimiques.
4 . Cette vérité est parfaitement établie par les recherches de la chimie moderne.
Si l'on examine la composition du miUeu où vivent les plantes et les animaux, on y retrouve exactement les (juatre élénieuts organiques qui entrent dans leur conjposition.