‹ Précis de chimie physiologique animaleChapitre 43 sur 61 · TISSUS · texte numérisé non relu

TISSUS

vent de la part des dissolvants plus énergiques des nio** difications si profondes que Von a beaucoup de peine à deviner seulement leur constitution. Aussi les connais^* sances que nous possédons sur les tissus même les plus simples , sont encore extrêmement incomplètes.

La seule voie à suivre pour arriver à des notions précises sur la constitution des tissus , la seule d'ailleurs qui ait conduit à quelques résultats, consiste à soumettre les tissus à divers réactifs dans le champ du microscope, afin d'en distinguer au moins les éléments homogènes. Ce procédé a déjà rendu des services importants mémo à Tanatomie , car il a souvent permis de reconnaître la véritable organisation des tissus ( par exemple, celle de la corne) ; il oflfre à la chimie physiologique la clef do la méthode rationnelle qu'il convient d'appliquer pour les étudier, car non-seulement elle permet d'y distinguer les parties homogènes des parties mélangées, mais souvent elle indique aussi la manière de séparer cellesci , pour qu'elles puissent ensuite être soumises à l'analyse chimique proprement dite ; cette aualyse doit toujours être précédée de l'emploi de réactifs sous le microscope.

Bien que les observations faites jusqu'à ce jour ne permettent encore de poser qu'un petit nombre de principes généraux, elles autorisent cependant à étendre aux tissus la proposition vérifiée pour les liquides , à savoir, que la constitution chimique des tissus, ou du moins celle de leurs éléments essentiels, est toujours en harmonie avec la nature de leurs fonctions. Sans doute on ignore les raisons pour lesquelles telle partie d'un tissu est

propre à tel usage plutôt qu*à tel autre, mais on peut cependant afBrmer que des corps d'une constitution chimique analogue ne sont déposés que dans des tissus semblablement constitués.

Dans rétude chimique des tissus, il faut tenir compte d'une circonstance ordinairement négligée par les anatomistes : c'est que les tissus sont imprégnés de liquides dont il importe de connaître la composition. Il est assez probable , sinon certain , que ces liquides exercent une influence directe sur le rôle physiologique des différentes parties du tissu avec lesquelles ils sont en contact. L'examen attentif de quelques-uns de ces liquides a démontré qu'ils diffèrent essentiellement du sang et des transsudalions simples ; il a , de plus , conduit à bien des points de vue intéressants pour la physiologie.

9ii. La substance osseuse des vertébrés est creusée de cavités ou de canaux divers contenant, à l'état récent , des liquides nourriciers, et, après dessiccation, les principes non volatils de ces liquides. Les cavités les plus grandes , visibles à l'œil nu , sont : la grande cavité méduUaire des os longs , et les cellules des os plats , ainsi que les trous nourriciers par lesquels des vaisseaux et des nerfs pénètrent dans les os. Un second système de canaux, dans la substance osseuse proprement dite, c'est celui des canalicules osseux ou canaux de Haver; leur diamètre varie de 0""",02256 à 0""",11279 ; ils constituent une sorte de réseau que Ton observe principalement dans

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