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Fig. 55.
Urinomètre.
B. Poids spécifique. — II oscille généralement autour de 4 020 chez l'homme, de 1 018 chez la femme. On observe de nombreuses variations, suivant le régime, la nature des ingesta solides ou liquides. Dans les pyrexies, la densité s'élève, par suite de la concentration de l'urine ; il en est de même chez les albuminuriques. On peut évaluer, d'après la densité, le poids des matériaux solides en dissolution dans une urine, en multipliant par le coeflicient 2,2 les deux derniers chiffres de la densité. Si, par exemple, un sujet élimine par vingt-quatre heures 1 500 centimètres cubes d'urine, de densité 1016 à 4- 15<*,
le poids du résidu i\\Q sera 16 X 2,2 ■=. 35g»',2 par litre et, par conséquent, 3o,2x 1,5, soit 52&r,8 par vingt-quatre heures.
Pour déterminer la densité des urines, on a recours à un petit aréomètre spécial, dit urinomètre, dont le chiffre 1 000, en haut de la colonne, répond à l'eau distillée pure, et les chiffres inférieurs aux densités successives. L'appareil étant gradué à + 15*>, il est nécessaire, pour toutes les mesures précises, de plonger l'éprouvette dans de l'eau à 15^, avant de prendre le poids spécifique.
C. Couleur. — Elle est soumise à de très grandes variations, depuis le jaune le plus pelle à peine sensible jusqu'au brun
Doir, en passant par le jaune clair, le jaune franc, le jaune rouge, le rouge jaune, le rouge, le rouge brun et le brun rouge. Otte gamme suffit pour bien évaluer toutes les teintes de Tu ri ne, que représente bien la planche coloriée ci-contre.
En général, l'urine des diabétiques, comme celle qui est émise après les crises hystériques, est 1res pâle ; l'urine est plus ou moins rouge dans la fièvre, blanchâtre et opalescente dans les cas de chylurie, rouge sang dans Thématurie. La méthémoglobine s'accuse par une teinte brune ; même couleur dans la malaria, le cancer mélanique, Tempoisonnement par les phénols, après l'administration des salicylates, de la résorcine, du gaîacol, etc. L'indigo communique aux urines une teinte bleue sale ; les malades qui prennent de la rhubarbe, du séné ou de la santonine, ont des urines jaunes que la soude caustique fait virer au rouge ; l'antipyrine donne souvent aux urines une teinte orangée.
Quelques individus, très rares, présentent toute leur vie une anomalie de la nutrition, compatible d'ailleurs avec l'intégrité de la santé : leurs urines, exposées à l'air, se colorent en brun noir (alcaptonurie). Cette particularité est due à la présence d'acides phénols qui fixent l'oxygène eu se colorant en noir ; ces acides (alcaplones) sont habituellement : l'acide uroleucique ou trioxyphényl-propionique :
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