‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 135 sur 173 · I \SH · texte numérisé non relu

I \SH

GH

Cystéine ou acide amido-tliio-laclique

GO^H I /AzH2

I ^S(G«H^Br) GH^

Bromo-ph<?nyl-cystéino

Enfin, la cystine passe aussi parfois dans l'urine, sans qu'on en puisse donner une explication plausible : c'est une anomalie de la nutrition, comme l'alcaptonurie. Elle est plus fréquente chez Thomme que chez la femme. L'urine des chiens empoisonnés par le phosphore contient de la cystine (Baumann).

a. Propriétés. — La cystine cristallise en petites to^bles microscopiques, incolores, hexagonales, régulières, à peu prés insolubles dans l'eau, l'alcool et Téther, solubles dans les acides et les alcalis, notamment dans l'ammoniaque qui les

Fig. 78.

Cystine.

abandonno, par tHaporalioii, bien cristallist'os. Elle est fortement lévoî^yre.

ChaufFée sur une lame de platine, elle brûle avec une flamme vert bleudtre. Bouillie avec de la potasse et un sel de plomb, elle donne un précipit(î noir de sulfure de plomb. Avec de la potasse seule elle fournit, à rébullition, un sulfure alcalin, colorable en violet par le nitro-prussiate de soude.

b. Recherche. — Pour rechercher la cystine, on précii)ite l'urine par un p(;u d'acide actHique et, après vingt-quatre heures, on examine les sédiments déposés : au microscope, on reconnaît les cristaux hexagonaux caractéristicjues et on véritie s'ils sont solubles dans l'ammoniaque. On peut aussi caractériser la cystine, en traitant b; sédiment par la potasse et un sel de plomb, comme ci-dessus.

2° Graisse. — Les urines ([ui renferment de la graisse, la contiennent quebiuefois à l'état d'émulsion : elles sont alors troubles, laiteuses, chyleus(;s ; dans d'autres cas, les corps gras forment à la surface des gouttes étalées, d'assez grande tlimension. Les cachexies tuberculeuse et cancéreuse, la gangrène, les tumeurs malignes, principalement du pancréas, les fractures des os longs, les lésions graves du foie, des reins et du cœur, certaines formes de catarrhe vésical, l'intoxication par le ph()S[»hore et l'oxyde de carbone, plusieurs affections parasitaires (iilaire, distome) provotjuent l'élimination de la graisse par le rein.

L'aspect du liquide fait reconnaître la graisse; on peut l'extraire par l'éther de l'urine légèrement alcalinisé. L'évaporation de l'éther abandonne un résidu insoluble dans l'eau, soluble dans le chloroforme et ht sulfure de carbone ; ce résidu, chauffé à feu nu avec un i)eu de bisulfate de potasse, donne des vaj)eurs irritantes d'acroléine.

S^ Composés divers. — On a signalé dans les urines pathologiques beaucoup d'autres composés ; nous ne citerons (jue les ])riiicii)aux : la leucine ou acide amino-caproïque CH3— (CH^)3-GH'^.AzH-^-C02H, la tyrosine ou acide para-oxy-

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