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POISONS, MÉDICAMENTS

phényl-amino-propionique G«H^OH — GH^— GH.AzH^-GO^H apparaissent simultanément au cours de Tatrophie jaune aiguë du foie. Baumann et von Udraxszky, Brieger, Léplne et Guérin, ViLLiERs, Bouchard, Pouchet et d'autres expérimentateurs ont découvert des bases alcaloïdiques dans les urines normales ou pathologiques ; quelques-unes de ces bases sont des produits de l'activité fermentative des bactéries pathogènes. Les mieux connues figurent dans le groupe des diamines (cadavérine, putrescine) ; elles forment avec le chlorure de benzoyle, en présence de la soude, des combinaisons benzoylées cristallines.

4^ Réactions empiriques de l'urine. — Pour terminer, nous dirons quelques mots de deux caractères empiriques : la diazo-réaction d'EHRLicH et la valeur en iode de Jolles.

a. Réaction (TEhrlich, — La diazo-réaction d'Ehrlich est basée sur la formation, sous l'influence de substances inconnues, mais assez abondantes dans l'urine de certains malades, d'une matière colorante rouge qui s'obtient en ajoutant à l'urine additionnée d'ammoniaque de l'acide diazo-benzènesulfonique SOH^ — G^H* — Az = Az. Le réactif se prépare en dissolvant, dans un Htre d'eau contenant 50 centimètres cubes d'acide chlorhydrique, 1 gramme d'acide sulfanilique; à 250 centimètres cubes de ce liquide, on ajoute 5 centimètres cubes d'une solution à 1/2 p. 100 de nitrite de sodium.

On a attribué à la diazo-réaction d'Ehrlich une grande importance dans le diagnostic urologique ; cette manière de voir ne semble pas complètement justifiée.

b. Valeur en iode. — La quantité d'iode fixée par 100 grammes de matériaux fixes urinaires a été regardée par Jolles comme susceptible de fournir d'utiles renseignements à la clinique. Gette opinion n'est pas fondée.

§ 4. — Poisons, médicaments

Il importe souvent de rechercher dans les urines la présence de telle ou telle substance médicamenteuse ou toxique introduite dans l'organisme. Les exemples suivants ont trait aux

recherches qui se présentent avec le plus de fréquence clans la pratique du clinicien ou dans le laboratoire du physiologiste.

1° Bromures alcalins. — Ils passent très rapidement dans Turine. Pour les rechercher, on évapore à siccité 500 centimètres cubes d'urine, en présence de 5 grammes de carbonate de soude pur; le résidu est incinéré. On dissout les cendres dans l'eau et on neutralise par de l'acide sulfurique dilué ; on traite ensuite, après avoir ajouté du chloroforme, par l'eau de chlore fraîchement préparée; en agitant doucement, le chloroforme se colore en jaune.

2^ lodures alcalins. — On peut opérer, comme nous venons de l'indiquer, sur le résidu de l'évaporation et de l'incinération de l'urine. D'ordinaire, on se contente de traiter directement l'urine par deux ou trois gouttes d'acide nitrique fumant ; en agitant le mélange avec un peu de chloroforme, celui-ci se colore en violet ou en rose.

Les iodures apparaissent très vite dans l'urine : la durée de leur élimination varie entre trente-cinq et quatre-vingt-dixsept heures; elle donne la mesure de la perméabilité du rein (Ghelchowsri).

3® Arsenic. — L'urine est évaporée au bain-marie et le résidu détruit par l'acide sulfurique, en présence de l'acide nitrique, d'après la méthode de Gautier. On épuise le charbon poreux par l'eau bouillante et, dans la liqueur, on précipite l'arsenic par l'hydrogène sulfuré ; le sulfure ainsi obtenu, lavé, puis dissous dans l'ammoniaque, est, après évaporation de ce dissolvant, oxydé par l'acide nitrique, avant d'être introduit dans l'appareil de Marsh.

4® Mercure et autres métaux toxiques. — De tous les appareils imaginés pour rechercher le mercure dans l'urine, un des plus simples est celui qu'a préconisé Gazeneuve. Un entonnoir à robinet et à douille allongée et élargie est muni, dans sa partie large, d'un petit manchon de toile métallique en laiton. L'appareil étant plein d'urine légèrement acidulée par l'acide chlorhydriciue, on ouvre le robinet et règle l'écoulement

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