‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 138 sur 173 · partie inaltéré, dans l'urine, qui réduit · texte numérisé non relu

partie inaltéré, dans l'urine, qui réduit

alors la liqueur de Fehling. En outre,

par distillation de l'urine, au bain-marie et dans un courant

d'acide carbonique, on recueille du chloroforme ; on peut le

caractériser, en ajoutant au produit distillé de l'alcool, de la

potasse et du /3-naphtol : à une douce chaleur, le mélange

bleuit aussitôt (Lustgarten).

6° Chloral. — Après l'ingestion du chloral, l'urine renferme de Vacide urochloralique provenant de l'union, avec perte d'eau, de l'alcool trichloré CGl^ — CH^.OH avec l'acide glycuronique CHO — (GH.OH)» — GO^H. L'urine réduit alors la liqueur de Fehling, mais non le réactif de Nylander; elle ne fermente pas et dévie vers la gauche le plan de polarisation de la lumière.

7^ Antipyrine» — On pourrait extraire l'antipyrine du résidu de l'évaporation de l'urine, en épuisant celui-ci par la benzine. On se borne le plus souvent à ajouter à l'urine un peu de per- Chlorure de fer dilué : en présence de l'antipyrine, mais seu-

lement si le niédicamenl a Hé \n'is en proportion notable; on voit se produire une teinte roui^e, persistant à rébullition (caractère distinctif avec laciile acétyl-acétique). Après Tingeslion de doses un peu élevées d'antipyrine, l'urine est quelquefois dichroïque.

8^ Acide salicylique. — Cet acide passe en nature dans l'urine, mais non pas complètement : la majeure partie est unie au glyc{»colle, à Tacide glycuroni(iue ou à l'acide sulfurique. On r(»cherche l'acide salicylique, en agitant avec de l'éther l'urine acidulée. L'éther, décanté, filtré et évaporé, abandonne un résidu qui, repris par l'eau, se colore en violet au contact du perclilorurc» de fer.

9^ Phénols et corps aromatiques. — Le phénol s'élimine en combinaison avec l'acide sulfurirjue, à l'état d'éther, C'H^'O.SO'H ; il en est de même de la pyrocatéchine, de la résorcine et généralement de tous les phénols. L'urine est fortement colorée en brun, quand elle contient des corps pliénoliques ou leurs dérivés.

La plupart des acides aromatiques s'unissent, dans l'économie, aviîc le glycocolle et donnent des acides hippuriques plus ou moins complexes, analogues à l'acide hippurique normal ou benzoyl-glycocolle GH^.AzH (C^H^O) — GO^H.

10° Alcaloïdes. — On admet que les alcaloïdes passent inaltérés dans l'urine ; mais ce n'est vrai qu'en partie.

Pour extraire un alcaloïde ûxe de l'urine, le mieux est d'évaporer au bain-marie le liquide acidulé et de soumettre le résidu à la série des opérations qui constituent le procédé général de Dragexdorff, procédé dont la description ne saurait trouver place ici. Les corps, une fois isolés, sont caractérisés par leurs réactions. La méthode de Dragendorff permet, d'ailleurs, d'extraire, indépendamment des alcaloïdes, beaucoup d'autres composés organiques.

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