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SANG, BILE ET PUS

On a réuni, dans ce chapitre, les éléments urinaires anormaux provenant du passage à travers le rein, non plus de composés chimiques, mais de liquides organiques plus ou moins modifiés.

§ 1. — Sang

L'urine est quelquefois mélangée à du sang en nature ; parfois aussi, elle tient en dissolution seulement la matière colorante du sang, plus ou moins altérée. Dans le premier cas, il s'agit d'une hémorragie des voies urinaires (néphrite cantharidienne, varices des veines de la paroi vésicale, cystite infectieuse, déchirure de l'uretère par le passage d'un calcul ou, plus rarement, par des parasites, tels que la filaire, le distomum hœmatobium, etc.). Dans le second cas, l'hémoglobinurie est liée à une modification de la composition du sang ayant entraîné la dissolution de l'hémoglobine dans le plasma, puis son élimination par le rein (hémoglobinurie paroxystique, maladies infectieuses diverses, telles que la variole, le purpura, le typhus exanthématique ; les brûlures étendues, l'intoxication par les phénols, par les dérivés de l'arsenic, de l'antimoine et du soufre, etc.). Le passage de la bile dans le sang, l'injection dans le torrent circulatoire du sang d'un animal d'une autre espèce provoquent également l'hémoglobinurie.

1^ Recherche histologique. — Quand l'urine ne contient

qu'une petite quantité de aang, la couleur normale peut n'étie pas inoiJifjée; si la proportion s'élève, l'urine prend Iti teinte rosée ou louge fruiie. En la laissant déposer quelques heures ilims un verre Conique el décantant le liquide supérieur, on recueille des sédimenls où le microscope décèle la présence des

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Glubules rouges.

glubulesrouges. Ce mode opératoirene s'applique, Lien entendu, qu'au sang en nature ; les deux procédés suivants permettent de mettre en évidence l'hémoglobine.

2" Roolierche chimique. — L'urine, neutre ou légèrement acidifiée par l'itci Je acétique, est portée à l'ébullition et additionnée de soude; l'essai prend une teinte rouge verddtre dicliroïque, tandis qu'un précipité brun sale, formé de phospliates terreux et d'héraatine, se dépose. Ce précipité est lavé à l'acide acétique dilué, puis traité sur une lame porte-objet par une goutte de chlorure de sodium au millième et d'acide -acéliiiue cristallisable . On chauffe doucement, pour dessécher la préparation recouverte d'un couvre-objet; on introduit une goutte d'acide acétique sous la lamelle et on chauffe de nouveau. Après «voir recommencé plusieurs fois ce traitement, on examine au microscope ; sur les bords de la préparation apparaissent des cristaux de chlorhydrate d'hématine, ou hémine (Hblleb-Teichmann).

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