‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 15 sur 173 · M2(GH3) - GH« — GO^H · texte numérisé non relu

M2(GH3) - GH« — GO^H

Créatine

AzH 0

HÀz = G< I

Mz(GH8) - GH* — GO

Créatinine

b. Créatinine, — La créatinine, qui existe très souvent, à

côté de la créatine, dans les tissus ou liquides de l'économie (muscles, urine, etc.), est cristallisée en prismes incolores, solubles dans l'eau (8 p. 100), beauct)up moins solubles dans l'alcool. C'est une base se combinant avec le chlorure de zinc pour former un chlorure double, et repassant à Tétat de créatine sous l'influence prolongée de l'ammoniaque ou de la chaux.

Fig. 4.

Créatiniae.

Fig. 5.

Chlorure de zinc et de créatinine.

La créatinine présente, comme la créatine d'ailleurs, des réactions qui trouveront leur place à propos de l'urine ou du muscle.

c. Aut7*€s leucomaïnes crêalihiques. — Il en sera de même d'un certain nombre de composés que leur constitution rapproche de la créatine et que Gautier a isolés de la chair musculaire. Ces corps {amphicréatine, crusocréaline, xanthocréatine, etc.) n'ont été rencontrés jusqu'à présent que dans le muscle ; c'est à propos du muscle que viendra naturellement leur étude complète.

§ 3. -— Alcaloïdes

Nous désignons sous ce nom des corps azotés, basiques, se combinant avec les acides pour donner des sels, avec les

DÉRIVÉS DES ALBUMINES 47

chlorures d'or et de platine pour former des chloraurates et des chloioplatinales, précipitant par les réactifs généraux des alcaloïdes, tout à fait comparables, en un mot, aux bases végétales (nicotine, morphine, strychnine, etc.).

Ces alcaloïdes se distinguent des acides amidés et des leucomaïnes créatiniques par l'absence de la fonction acide CO*H, par leur incapacité à entrer en combinaison avec les alcalis, que nous avons vus s'unir, au contraire, au glycocolle, à la taurine, à la créatinc, à la xanthine, à la guanine, enfin par un caractère franchement basique que ne présentent ni les leucomaïnes xanthiques ni les leucomaïnes créatiniques. Les alcaloïdes animaux, souvent désignés sous le nom impropre de ptomaïnes (de îrxwfjLa, cadavre), doivent être considérés comme des déchets de la vie anaérobie des tissus.

Parmi ces alcaloïdes, il en est de spécifiques, qui se forment presque exclusivement dans un organe ou un tissu : c'est le cas de la spermine et de la protamine du sperme, de la plasmaïne du sang, des alcaloïdes qu'on voit apparaître dans l'urine normale ou à la suite de troubles pathologiques (variole, érysipèle, choléra, fièvre typhoïde, etc.). L'histoire de ces corps sera mieux à sa place dans le courant de ce volume, à propos du sang, de l'urine, du sperme, de la putréfaction cadavérique, etc.

On ne donnera d'indications, dans les pages qui suivent, que sur quelques alcaloïdes : les méthylamines, la choline et une base inséparable de la choline, la névrine.

1° Méthylamines. — Les trois méthylamines, mono, di et triméthylamines : AzH^.CH», AzH.(CHa;2 Az.(ClP)» ont été rencontrées dans le sang et dans fuiine, à l'état de traces, par Dessaignes.

La première, AzIP.GH^, est un gaz alcalin, incolore, très soluble, à odeur ammoniacale, et qui ne se distingue guère de l'ammoniac que parce qu'il est combustible et que ses sels se dissolvent dans l'alcool.

La diméthylamine AzH.(CH^)* est un liquide léger, d'odeur ammoniacale, rappelant celle du hareng-saur, bouillant à 7%'i et, par conséquent, à l'état de vapeur dès la température ordinaire.

Cette base est très alcaline et donne des sels dont l'un, le chlorhydrate, est soluble dans le chloroforme.

Le troisième terme, Az.(GH')^, est un liquide mobile, à odeur franche de poisson conservé (anchois ou hareng), bouillant vers 3<^,5, alcalin, donnant des sels. La triméthylamine pro- ' vient sans doute du dédoublement de la choline.

2° Choline. — La choline est en effet un dérivé de la triméthylamine : c'est l'hydrate de triméthyl-hydroxéthylène-ammonium

où l'on reconnaît en effet la triméthylamine et le résidu monovalent (C«H*.OH)' de l'éthylène-glycol G>H^(OH)^

La choline, qu'on retrouve partout où des lécithines se dédoublent, et qui, par conséquent, est très répandue dans l'organisme, est un sirop épais, soluble, très alcalin, assez instable et de propriétés toxiques. Cette base peut, dans certaines circonstances, perdre une molécule d'eau et se transformer en hydrate de triméthyl-vinyl-ammonium : c'est la névrine.

Az— C^H^OH — H^O = Az- C«H' \ OH \ OH

Choline Név^rine

8° Névrine. — La névrine C^H*^AzO est un produit de désassimilation du protagon, de la cérébrine et autres principes encore mal connus du tissu nerveux ; mais on Ta extraite également des capsules surrénales où elle existe probablement à l'état de glycérophosphate très toxique (Marino Zuco), Elle a été rencontrée, comme les bases précédentes, dans les produits de la putréfaction cadavérique.

C'est un alcaloïde énergique, très soluble, et dont la solution aqueuse concentrée se décomt)Ose à Tébullition en dégageant

DERIVES DES ALBUMINES 49

de la trimé thy lamine. La iiévrine se comporte vis-à-vis des réactifs généraux comme un alcaloïde ordinaire. Elle est toxique.

4° Bétaïne. — La bétaïne, découverte dans la betterave, mais rencontrée également dans l'urine, est Tanhydride interne d'un produit d'oxydation de la névrine.

^(GH'

Az G'IP \0H

Az^ CH* \0H

Page 1