OK
\0G8H5(0H).Az
Le bacille du choléra, comme beaucoup d'autres microbes, fabrique un peu d'indol. G'est du reste un produit constant de la putréfaction des albumines.
b. Propriétés: — Ecailles blanches, fusibles à 52<», bouillant avec décomposition partielle à2i5o; la vapeur d'eau l'entraîne. Il se dissout facilement dans l'eau chaude , l'alcool , l'éther, la ligroïne. L'ozone le transforme en indigo (Nengki). Dans l'économie l'indol, avant d'être éliminé à l'état de composé sulfurique, donne de l'indoxyle GW(OH).Az qui, oxydé à l'air, passe à l'état d'indigo avec la plus grande facilité.
4° Soatol. — a. Etat naturel, production. — G'est l'homologue supérieur de l'indol ; il est de formule G^H^Az,
G^H*/ ^GH AzH
Il accompagne très souvent l'indol et se produit, comme lui, dans la putréfaction des matières protéiques. G'est le principal
élément volatil des fèces humains. Il se forme dans l'intestin et passe dans l'urine à l'état de scatoxylsulfate potassique
'^OC»H^OH).Az
On a signalé la présence du scatol dans une plante originaire de Geylan et des Indes orientales, le Celtis reliculosa (Dlnstan).
On peut extraire le scatol des fèces ; mais on le prépare habituellement en chauffant au contact du chlorure de zinc la combinaison que forme la phénylhydrazine C^HMlAz — AzH^ avec l'aldéhyde propylique CH*— CH-— CHO, puis distillant dans la vapeur d'eau (Fischer).
b. Propriétés. — Ecailles brillantes, d'odeur infecte et identique à celle des fèces, fusibles à 95°, bouillant à 265", peu solubles dans l'eau et dans la ligroïne. Donne un chlorhydrate et un picrate, ce dernier en aiguilles rouges.
D'autres composés aromatiques, probablement dérivés de la tyrosine, les acides para-oxyphényl-acé tique ,H0 — C'H* — (CH^.CO^H)^ et paraoxyphényl-propionique ,H0 — G*H» — (C^H^.GO^H)^, seront étudiés avec l'urine, où on les rencontre i\ peu près exclusivement.
5° Tannin. — a. Etat naturel, production. — C'est un groupe de substances assez naturel que celui des tannins ; ils présentent la particularité, presque unique en chimie biologique, de ne se former que dans les tissus végétaux, où ils abondent, alors qu'on n'en rencontre pas un seul représentant chez les animaux supérieurs et chez l'homme. On peut dire qu'il n'est pas de plante qui ne soit tannifère ; quelques-unes sont très riches en tannin, presque toutes en contiennent. Sans parler des matières tannantes utilisées dans l'industrie, rappelons seulement que le thé, le café, le raisin, la plupart des fruits, les vins, surtout les rouges, les quinquinas, beaucoup d'autres substances végétales qui entrent dans l'alimentation humaine, renferment des tannins.
b. Propriétés, — Les tannins sont des corps le plus souvent amorphes ou vaguement cristallins, solubles, de réaction faiblement acide, précipitant en bleu ou en vert les sels ferriques. La plupart précipitent la gélatine et les matières albuminoïdes ; tous se iixent énergiquement sur les éléments conjonctifs de la peau qu'ils transforment en un produit imputrescible, le cuir. Cette affinité pour les matières albuminoïdes explique l'action défavorable de la plupart des tannins, principalement du tannin des vins rouges, sur la digestion pepsique.
Chimiquement, les tannins sont des composés encore mal connus, mais qu'on sait être constitués par l'union d'acides aromatiques entre eux ou encore avec des phénols ou des sucres, peut-être dans certains cas avec lés deux. Ainsi, le tannin de la noix de galle est un éther de l'acide gallique considéré comme acide et combiné avec le même acide gallique considéré comme phénol :