‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 73 sur 173 · PLASMA SANGUIN · texte numérisé non relu

PLASMA SANGUIN

Les recherches de Gamgee et celles de Schmidt et Leumanx ont étahli que 1 000 parties de plasma renfermaient :

Eau 902.90

Résidu fixe 97.10

'' Matière fibri-

\lbumines ) nogénique. 4,05

i Autres albu - j Sérumglobuline . . 32,00

( mines . . . 78,84 ) Séruinalbumine . . 46,84

Graisse et matières extractives 5,66

Sels minéraux 8,55

1«> Matières albuminoïdes* — Nous séparerons les substances albuminoïdes en deux groupes : les matières premières de la fibrine, les autres albumines.

a. Substance fibrinogénique . — Cette substance, d'après Gautier, ne préexisterait pas dans le plasma; elle n'y apparaîtrait que sécrétée par les globules altérés ou morts. On l'obtient, en ajoutant au plasma son volume d'une solution saturée de sel marin ; on lave avec une solution demi-saturée de sel et dissout le précipité dans de l'eau salée à 6 ou 8 p. 100; en ajoutant 20 à 25 p. 100 de sel, la matière fibrinogénique se précipite à l'état insoluble (Hammarstkn).

C'est une substance albuminoïde blanche, amorphe, insoluble dans l'eau pure, soluble dans les solutions faibles de sels alcalins, coagulable par addition à la liqueur d'un excès de ces derniers ; elle se rattache par tous ses caractères au groupe des globulines. La matière fibrinogénique est lévogyre : «d = — ^3\ La chaleur la coagule à 56"; elle se coagule aussi sous l'influence d'un ferment diastasique qui peut exsuder des globules blancs. Le produit de cette coagulation est la fibrine, sur laquelle nous reviendrons.

b. Autres albumines. — Après avoir séparé le fibri^ogène par le sel marin, il reste en solution deux albumines : la sérumglobuline et la sérumalbumine, ou serine,

La première peut être isolée, en saturant par le sulfate de magnésie la liqueur filtrée d'où la matière fibrinogénique vient d'être séparée ; la sérumglobuline est reprise par l'eau, puis

dialysée jusqu'à disparition des sels. C'est une albumine blanche, amorphe, insoluble dans l'eau pure, soluble dans les solutions faibles de sels alcalins, précipitable par les acides, même par l'acide carbonique, par les sels alcalins en excès (sulfate d'ammoniaque, chlorure de sodium), ainsi que par le sulfate de magnésie. Pouvoir rotatoire : a© = — 47**,2. La sérmnglobuline se trouble vers 60» et se prend en masse à 75°,

Le plasma dont le fîbrinogène a été séparé par le chlorure de sodium et la sérumglobuline par le sulfate de magnésie, renferme encore une autre albumine : la serine. On la précipite, en ajoutant à la liqueur déjà saturée de sulfate de magnésie 0,5 p. 100 d'acide acétique; on exprime, dissout dans Teau et dialyse, après avoir neutralisé. La solution, additionnée de 3 ou 4 volumes d'alcool, fournit un précipité qu'on essore et lave à l'éther. La serine est une matière incolore, amorphe, très voisine de Falburaine du blanc d'œuf : elle est soluble dans l'eau et précipitable par l'addition de quelques sels alcalins en excès, ainsi que par l'éther. Pouvoir rotatoire : ttD = — 56°. La chaleur commence à la coaguler vers "O* ; la coagulation est complète vers 84», du moins dans les conditions habituelles; car, ces phénomènes varient suivant les modalités de l'expérience et ne peuvent pas, par conséquent, être invoqués pour établir des distinctions entre diverses serines, comme certains auteurs ont essayé de le faire.

Peut-être même vaudrait-il mieux dire simplement qu'tZ y a dans le plasma une ou des matières albiiminoïdes coagulables par le ferment- fibrine, tandis que d'autres ne se coagulent pas, dans les mêmes conditions.

Outre les corps précédents, le plasma renferme encore une petite quantité de peptone, un ferment qui détruit le glucose (Léplne), et une seconde diastase coagulant le fîbrinogène : c'est le fibrine -ferment (A. Schmidt), Ce dernier peut être isolé, en précipitant par un grand excès d'alcool toutes les albumines du plasma. Après plusieurs semaines de contact, celles-ci sont devenues insolubles ; traitées par l'eau, elles lui abandonnent le ferment, sur lequel nous reviendrons à propos de la coagulation du sans.

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