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COAGULATION DU SANG 2H

soluble dans les solutions faibles de sels alcalins (NaCl, AzO^K, SO^Na'*^, PO'»HXa^, etc.); l'alcool et l'éther ne la dissolvent pas; Tacide chlorhydrique et la soude très dilués la gonflent; la pepsine et une diastase du pancréas la peptoniscnt. Elle est lévogyre : «d = — 37*. La fibrine décompose l'eau oxygénée et en dégage de l'oxygène ; à l'air, elle oxyde l'acide prussique et donne de l'oxamide.

b. Séi'vm, — Quant au sérum, c'est un liquide faiblement visqueux, jaune verdatre, que j'ai vu, avec d'ARLiiAc, présenter, chez une femme syphilitique, une belle fluorescence verte. La réaction du sérum est alcaline, sa densité est de 1028 environ. Le sérum est, en somme, du plasma moins de la fibrine ; aussi y trouve-t-on les mêmes éléments que dans le plasma, à cela près que le fibrinogène en est absent. L'analyse suivante, due à Hammarstex, est rapportée à 1000 parlies de sérum humain :

Eau 907,9 '

Résidu fixe 92,1

Séruuiglobuline 31,0

Sérumalbuinine et autres albumines .... 45,2

Matières extractives 7,1

Sels minéraux 8,8

Telle est la statique de la coagulation. Il faut ajouter que ce phénomène n'est pas restreint au sang : la lymphe, le chyle, les muscles se coagulent aussi. La coagulation paraît èlre un processus qui accompagne la mort de certaines matières albuminoïdes. Pour le sang en particulier, la coagulation est d'une haute importance : elle est tour à tour un phénomène de protection contre les hémorragies, ou un phénomène pathologique (embolies, thromboses). Il importe d'en étudier de près le mécanisme.

2° Causes qui influencent la coagulation. — La coagulation du sang peut être activée ou ralentie par un grand nombre de conditions. Ainsi, le repos, une température voisine de 0°, la présence de certains sels (chlorure de sodium)

retardent la coagulation ; au contact des parois vasculaires, le sang garde sa liquidité. Or, ces conditions sont précisément celles qui fav orisent la conservation des globules blancs. Par contre, le ba ttage, une température élevée, le contact d'une surface rugueuse accélèrent la formation du caillot. Zahn a montré que des baguettes de verre bien lisses, introduites dans le cœur d'animaux vivants, ne déterminaient pas la coagulation ; vient-on à rayer à la lime la surface des baguettes, un caillot se produit sur le trait. Ces diverses influences contribuent à altérer plus ou moins les leucocytes ; de sorte qu'en résumé, tout ce qui est favorable à la conservation des globules blancs retarde^ tout ce qui provoque leur altération accélère la coagulation du sang.

Si, dans l'expérience de Zahn, on examine la baguette rayée, avant que les flocons de fibrine ne se déposent, on voit les leucocytes s'accumuler sur les points qui serviront d'amorce à la coagulation. En général, l'accumulation des leucocytes précède la formation des thromboses. C'est ce qu'a vu Mantegazza, en introduisant un fil de soie dans une veine : les leucocytes se pressent en amas autour du fil, comme s'il s'agissait d'un phénomène de phagocytose; après quoi, le caillot se forme. Les globules blancs paraissent donc avoir un rôle actif dans la coagulation du sang,

Alexandre Sghmidt, de Dorpat, est allé plus loin. Ayant reçu dans un vase refroidi du sang de cheval, dont les globules se séparent facilement, il a décanté le plasma et l'a filtré, en le maintenant à basse température. Les globules, rendus rigides par le froid, restent sur le papier; le plasma qui passe, complètement déglobulisé, ne se coagule plus, ou seulement avec une grande lenteur ; mais, en ajoutant des globules restés sur le filtre, on voit se former rapidement un caillot compact. Du reste, certains épanchements pleuraux ou péricardiques, naturellement exempts de globules, sont incoagulables ; si on leur ajoute un liquide contenant des globules blancs, de la lymphe ou du sang par exemple, la coagulation se produit. Elle n'a pas lieu en présence des globules rouges seuls, comme on peut le démontrer, en séparant par deux ligatures un segment de la veine

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