‹ Précis de chimie physiologique et pathologiqueChapitre 86 sur 173 · LYMPHE · texte numérisé non relu

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d'une activité chimique très intense. Les leucocytes sont incolores, réfringents, de forme arrondie, de diamètre variable (6 à 10 fjt) ; ils présentent, au centre d'une atmosphère granuleuse de protoplasma, un noyau segmenté en plusieurs lobules que l'acide acétique met en évidence.

a. Noyau. — Le noyau se compose d'un réseau filamenteux formé de matières albuminoïdes fixant bien certaines couleurs d'aniline, et englobé par d'autres substances non colorables.

On peut extraire de ce noyau des nucléines qui y préexistent probablement à l'état de nucléo-albumines. Rappelons à ce propos que les nucléines sont dos substances blanches, amorphes, azotées, phosphorées, acides, voisines des matières protéiques et surtout des mucines. Insolubles dans l'eau et les acides, solubles dans les alcalis, elles ne s'attaquent pas par les. sucs digestifs, mais se dédoublent, sous l'influence des acides, pour donner des leucomaïnes du groupe urique (xanthine, adénine, hypoxanthine) auxquelles viendrait s'ajouter l'acide urique lui-même, suivant Horbaczewski.

LiLiENVELD a établi, dans ces derniers temps, que le noyau des leucocytes contient une nucléo-albumine particulière qu'il a appelée la leuco-nucléo-histone. Ce composé est dédoublable en une nucléine, la leuconucléine, et en une sorte d'albumose ou de peptone, Vhistone, Celle-ci, comme les peptones, empêche la coagulation du sang, quand on l'injecte dans les vaisseaux. La leuconucléine est, au contraire, un agent coagulant énergique, en présence des sels de chaux.

b. Protoplasma. — Le protoplasma ambiant est formé de nucléo-albumines insolubles, abandonnant, quand on les soumet à une digestion artificielle, un résidu de mucine ; on y trouve encore une ou plusieurs globulines, une autre matière protéique très voisine de la serine du sang, un ferment soluble qui, excrété par les leucocytes altérés ou morts, est un des facteurs de la coagulation du sang : c'est le ferment fibrine, dont il a déjà été question. Il faut joindre à ces matériaux : de la lécithine, de la cholestérine, des graisses, des savons, du glycogène, de la cérébrine, des substances minérales (PW, Cl, K, Na, Mg, Ga, Fe).

Voici une analyse de globules blancs, supposés secs ; elle est due à Hoppe-Seyler :

Albumines 13,7 p. 100

Nucléine 34,2 —

Insoluble 20,5 —

Lécithine et graisses 14,8 —

Cholestérine 7,4 —

Extractif 4,4 —

Cérébrine 5,2 —

Sels 1,8 —

Peut-être y a-t-il encore d'autres substances destinées à subvenir aux fonctions physiologiques multiples dévolues au globule blanc : coagulation du sang, phagocytose, destruction ou atténuation des toxines et, suivant une théorie très ingénieuse de Gautier, sécrétion de composés chimiques qui, en même temps que les microbes infectieux, concourent à la pathogénie de la lièvre.

4° Chyle. — La lymphe est une des humeurs dont la constitution et la composition chimique subissent les plus grandes variations. Ainsi, la lymphe qui circule dans les vaisseaux lymphatiques intestinaux pendant la digestion est un liquide jaunâtre, trouble, laiteux, tenant eu suspension de fines gouttelettes graisseuses. C'est le chyle, dont voici la composition, chez l'homme :

Hoppb-Sbylbh N. Patok

Eau 9i0,7 p. 1000 943-958 p. 1000

Résidu fixe 59,3 — 5t>-4i — .

Fibrinogène J 36 7 — ) 11-

Autres albumines ) ' i

Cholestérine 1,32 — I o- o-j

Lécithine 0,83 — . l

Acides gras, savons, extractif. 6,00 — /

Sels minéraux 6,80 — 6,25 —

Dans un autre cas, un extrait éthéré de chyle a fourni à

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