DONNÉES BALISTIQUES CONCERNANT LES OBUS
A l’arrière, existe une charge de poudre destinée à projeter les balles ; au milieu, se trouvent les balles mélangées à une charge de poudre. Cette partie moyenne de l’obus est traversée par un tube assurant l’inflammation de la charge arrière. En avant, dans l’ogive, est enfin renfermée une forte charge d’explosif. L’obus peut être utilisé comme schrapnel avec fusée fusante par déflagration de la charge arrière, ou comme obus explosif par fusée percutante avec ou sans retard de l’explosion après le choc, par détonation de la charge avant. On conçoit qne les obus mixtes projetant des schrapnels et des fragments d’acier acérés comme les obus explosifs puissent fournir des traumatismes de physionomie particulière (Ferraton).
Boîtes à mitraille. — Ce sont des cylindres en tôle de zinc contenant des balles de plomb rondes réunies par du soufre. Tirées à courte distance, ces boîtes éclatent de suite et disséminent des balles de plomb qui sont analogues à celles des schrapnels quoique plus lourdes (40 gr., France). A l’attaque de la place de Liège il en a été fait beaucoup usage.
Grenades. — Bombes explosives lancées à la main, sphériques, chargées d’explosifs. Engin souvent improvisé contenant des projectiles de toutes formes et de tous poids. L’action des éclats est fort variable ; terrible en général à courte distance, elle s’épuise vite. Action explosive des gaz agissant dans un court rayon mais produisant de gros désordres.
Données balistiques concernant les obus.
Comme nous l’avons fait pour les balles, nous ne nous arrêterons qu’aux données intéressant le chirurgien.
On peut dire que les obus n’agissent que par leurs éclats et leurs balles.
Dans Yobus ordinaire à paroi de fonte, les gros éclats sont fournis presque exclusivement par le culot, l’ogive, la fusée. Les éclats moyens pèsent de 100 à 300 gr. ; les petits éclats sont du volume 'd’une noix.
Les obus actuels d’acier donnent, sur toute leur périphérie, des petits éclats allongés, peu épais, qui ont 1 cm, 1 cm 1/2,