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CHAPITRE IX

Phénomènes immédiats. — Nous avons déjà parlé des complications hémorragiques, nerveuses, des corps étrangers. Nous avons à nous arrêter à la douleur, au délire nerveux, à la stupeur locale et générale (. shock ), au tétanos, à la pourriture d'hôpital, aux gangrènes, aux infections localisées ou diffuses , à la septico-pyémie .

Douleur. — En général, les plaies par balles sont très peu douloureuses immédiatement, même quand elles comprennent des nerfs. Nombre de blessés les ont à peine senties. La douleur n’arrête pas l’élan du combattant. On rappelle l’histoire de cette compagnie dont les hommes lancés contre l’ennemi ne s’aperçurent de leurs blessures que par le sang qui s’en écoulait.

Les plaies déchirées produites par les éclats de projectiles explosifs sont en général douloureuses.

Délire nerveux. — C’est une forme éréthique du shock. On ne saurait le confondre avec le délire alcoolique ou vésanique.

Les blessés isolément ou en collectivité sont pris d’une agitation violente, d’une sorte de fureur ou de rage. Ils se livrent à des mouvements désordonnés, parlent avec volubilité, racontent avec vivacité les péripéties de l’action à laquelle ils ont été mêlés, pleurent, ont des sentiments affectifs excessifs, alors que leur sensibilité générale est émoussée.

Reeb, Poncet et Gross, à Strasbourg, nous-mème à Saint- Quentin, avons observé de véritables épidémies localisées.

Ce délire peut se terminer par du collapsus. Il a parfois une influence très nocive sur la marche des blessures.

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