‹ Précis de chirurgie de guerreChapitre 75 sur 96 · BLESSURES I)U POIGNET · texte numérisé non relu

BLESSURES I)U POIGNET

C'est là un signe de présomption. Dans le tir de combat, les plaies des doigts et de la main sont d’ordinaire dorso-palmaires.

Autrefois un signe de présomption était encore tiré de l'état des plaies mâchées, irrégulières, éclatées, alors que les plaies reçues à distance étaient régulières. Des plaies par coups de feu de mutilés volontaires peuvent être régulières et des plaies accidentelles, mâchées, dilacérées.

Le véritable indice est fourni par la brûlure de l’orifice d’entrée. Autour de la plaie, voire dans toute la paume, si c’est elle qui a été traversée, l’épiderme est sec, noir ; aux limites de sa noirceur, il est incrusté de grains. Alors qu’il a disparu, on retrouve de ces grains incrustés dans le derme.

L’analyse chimique des grains épidermiques pourrait peutêtre lever les derniers doutes. Nous étudions ce point.

La concomitance d’autres blessures plaide en faveur du soupçonné.

Devant la gravité des décisions disciplinaires qui découlent du verdict chirurgical, il est indispensable que : 1° conformément aux traditions, ce verdict soit pris par une Commission mixte, composée de chirurgiens de haut grade bien au courant des caractères des traumatismes de guerre, d’officiers d’étatmajor et de la prévôté;

2° Que le verdict soit prononcé à une époque assez rapprochée du traumatisme, alors que les signes sont les plus précis.

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