‹ Précis de chirurgie de guerreChapitre 76 sur 96 · BLESSURES BU POIGNET · texte numérisé non relu

BLESSURES BU POIGNET

Les blessures du poignet ne sont pas très fréquentes, elles comptent pour 8,7 pour 100 dans le total des blessures des membres.

Une ligne inférieure, horizontale, passant approximativement parla saillie supéro-externe dumétacarpien du pouce, et une supérieure, coupant l’avant-bras à deux travers de doigt au-dessus de l’apophyse styloïde du radius, délimitent la région du poignet.

Les coups de feu qui l’atteignent sont anle'ro-poste'rieurs, ils sont rares; ou bien postéro-antérieurs, ils sont plus fréquents surtout à gauche; enfin axiles, surtout à droite, ce dont on se rend bien compte en se représentant la position du tireur.

BLESSURES DES MEMBRES SUPÉRIEURS

Blessures des parties molles. — Les parties molles peuvent n’être que seules atteintes. Sont à distinguer les lésions tendineuses, l’ouverture de leurs gaines, les blessures des vaisseaux et des nerfs.

Lésions osseuses. — Quand les os sont frappés, les lésions diffèrent suivant qu’elles portent sur le groupe bicarpien ou sur les extrémités radio-cubitales inférieures.

Sur le carpe, on note des échancrures sur les bords, des sillons étendus sur les faces, des perforations d’ordinaire simples, les uns et les autres décélés par la douleur localisée, la gêne des mouvements, les aspects de la radiographie rarement probants, surtout par les rapports du trajet avec les os atteints. Anatomiquement parlant, ces lésions sont simples.

L’extension ou la limitation des dégâts sur les extrémités radio-cubitales inférieures sont commandées par le siège des lésions. La ligne épiphyso-diaphvsaire ne remonte que d’un centimètre au-dessus de la pointe de l’apophyse styloïde du radius.

Au-dessous de cette ligne, les sillons, les gouttières , les perforations, sont du type épiphysaire, c’est-à-dire circonscrites; au-dessus , elles sont épipliyso-diaphysaires, c’est-à-dire irradiées souvent par des traits fissuriques limitant plus ou moins complètement des coins à base articulaire ou de grandes esquilles.

Au point de vue pratique et dans une plaie aseptique, ces fissures ne constituent pas une complication.

Diagnostic. — Sur cette articulation superficielle, le diagnostic des lésions osseuses estfacile. Les douleurs localisées permettent de soupçonner les fissures, la radiographie les décèle parfois. Facile également est le diagnostic des lésions artérielles (cubitale, radiale) et nerveuses (médian, cubital, radial).

Traitement. — Les hémorragies sont aisément arrêtées par la compression, puis par la ligature directe, indispensable ici si l’on veut se mettre sûrement à l’abri d’une récidive facilitée par les larges anastomoses palmaires et dorsales.

L’infection possible des gaines réclamerait des incisions dor-

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