OSTÉOMYÉLITE DE LA CLAVICULE
L'ostéomyélite de la clavicule n'offre un intérêt spécial que par les accidents qu'elle entraîne du côlé des réirions voi>iues.
±^ Description clinique. — La clavicule atteinte d'osléomyélite présente facilement de grands décollements périostiqucs de l'extrémité interne où la lésion débute, le plus souvent, sur une partie plus ou moins considérable du corps de l'os.
L'articulation sterno-claviculaire est directement menacée et l'arUirile purulente n'est pas rare. On peut ainsi observer une lésion complexe partout à la fois sur la clavicule, sur l'articulation slerno-claviculaire et sur le sternum.
Les lames celluleuses et aponévrotiques qui entourent cet os et le séparent des grandes régions voisines en constituant des plans superposés, peuvent être envahies par le pus et, à une période avancée de la maladie, recevoir les séquestres qui s'isolent alors au milieu d'elles après s'être séparés du corps ou de l'extrémité de la clavicule. Des observations ont
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été signalées de ces fjragmenls osseux migrateurs qui, en dépit de la réparation osseuse, entretenaient d'interminables suppurations. D'autre part, il n*est pas impossible que la suppuration franchisse les plans ceiluleux ou fibreux et attaque la région thoracique.
Z'* Traitement. — la situation de la clavicule en rapport avec des régions importantes accessibles au pus, le médiastin, le creux sus claviculaire; son contact immédiat avec le sternum sont des indications pour le traitement.
L'ouverture du périoste et la trépanation de la clavicub-, d'une exécution facile, seront pratiqués dès les premiers symptômes conlirmateurs de l'inflammation .
Le décollement total du périoste et renvaliissement de l'articulation sterno-claviculaire peuvent réclamer la résection de l'extrémité interne de cet os et d'une partie de son corps. Promptement exécutée, cette résection serait suivie de la régénération osseuse et elle a l'avantage de j)ermettre uiif antisepsie complète du foyer et de protéger Ir médiastin et If cou.
Nous pensons cependant que l'envahissement de l'articulation constitue la seule raison pressante pour légitimer la résection, qui ne paraît autrement pas plus nécessaire ici qu'elle n'est dans les autres régions osseuses où il vaut mieux recourir à des moyens plus conservateurs et cependant tout aussi ellicaces.
AUTlCI.l- XX
OSTÉOMYÉLITE DE L'in\VlÉlUS
L'ostéomyélite de l'Iiumérns. comme fréquence, arrive bien après celle des os du membre inférieur et c'est lexlrémilé supérieure qui pres(iue invariablement est atteinte.
±0 Description clinique. — Les traumatismes directs, les tractions sur le membre supérieur, les causes générales entin
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interviennent ici comme elles le font dans tontes les autres régions.
Les tout jeunes enfants n'en sont pas exempts, mais on ne rencontre guère celte afîeclion avant trois ou quatre ans. A partir de cette époque» elle est plus fréquente ; les travaux exacérés auxquels se livrent les jeunes ouvriers mal nourris, affaiblis et déjà malades, expliquent cette particularité. Un garrou de dix-huit ans, tonnelier de son état, veut lutter de résistance au travail avec un de ses camarades, et durant tout un jour, pour tenir son pari, reste à l'atelier pour fournir un plus grand nombre de iiièces. Ce travail exige un effort soutenu des membres supérieurs. Le soir, il esl pris de douleurs airoces
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Ostéomyélite de riumiérus (séquestres multiples .
dans répaule et le bras droit ; la fièvre apparaît vive dans la nuit ; du gonllement survient, qui s'étend à tout le bras. Il s'agit bien d'une ostéomyélite aiguë : une incision externe ouvre un large abcès sous-périosté (jni engaine la totalité de l'os. Les exemples anal(»gues à celui-ci ne son! pas rares. - 11 semble du reste (jue l'ostéomyélite liumérale ait une intensité en rapport avec les causes qui la produisent ; elle est en général (dus grave cliez les adolescents que chez les plus petits.
Débutant par l'extrémité supérieure, elle concentre ses effets sur la partie correspondante de la diapbyse et peut menacer l'art iculalion de l'épaule (lui n'est, il est vrai, que rarement envahie. Le canal médullaire est quelquefois atteint dans une grande ('lendne et nous avons, à plusieurs reprises, opéré des enfants de quatre à huit ans (pii présentaient des sé(iuestres justju'au voisinage de l'épiphyse inférieure. Ces séciuestres n'otîrent presque jamais le volume de ceux qu'on extrait sur le fémur et sur le tibia ; ils sont disposés en chaînette le long du canal médullaire et engainés dans une couche
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d'os nouveau. !.os tri'S gros séquestrés seront ceux qui provieritlronl d'une ostéomyélite chez des sujets plus ilgés,
2^ Traitement. — Le traitement ne saurait différûr de; ce qu'il est pour les autres os, pour le fémur, le tibîa. Les règles que nous indiquerons bientôt pour le tibia d'après notre expérience personnelle et l'enseignement si sage et si précis d'OLLiKR, seront appliquées à l'ostéomyélite de Thumérus et il sera d'autant plus prudent d'y recourir que la croissance de Tos est tenue sous la dépendance du cartilage épipliysaire supérieur. La résection appliquée sur ce point, dans le jeune Age, a toujours un résultat fûcheux quand la croissance n'est pas terminée ou quand elle est peu avancée.
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