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ORTEIL EN MARTEAU

L'orteil en marteau est une déformation dans laquelle la première phalange est portée en extension sur le métatarsien, tandis que les deux dernières s'inclinent en bas pour abaisser vers le sol l'extrémité de l'orteil. C'est Vorteilen cou de cygne de Nélatox.

l® Causes. — Les causes en sont nombreuses ou indéterminées. L'orteil en marteau est une affection acquise le plus souvent, mais quelquefois congénitale. La rétraction primitive du tendon fléchisseur comme il peut arriver dans le pied plat quand le tendon devient trop court par rafTaissement de la voûte plantaire (Berger), les altérations inflammatoires des articulations des phalanges (Felizet), les chaussures trop courtes qui gênent le 2*^ et le 3° orteil dont la longueur relative les force à se replier (Blum), sont les causes ordinairement invoquées pour expliquer l'orteil en marteau. Il est probable qu'aucune d'entre elles ne manque de faits certains pour la soutenir, mais la gène du pied dans les chaussures trop courtes et trop étroites mérite une mention spéciale. Et c'est ainsi que se trouve expliquée la moindre fréquence de l'orteil en marteau dans le jeune âge. Cependant, le caractère congénital de celte affection dans certains cas, et de nombreuses observations publiées d'enfanis Agés de huit à quinze ans qui en étaient atteints (nous en avons observé plusieurs), nous obligent à la décrire.

2o Anatomie pathologique. — Le 2® et le 3<^ orteil sont les

sièges ordinaires de la déformation qui peut atteindre un seul orteil ou les deux à la fois et est souvent symétrique. Godin (Rapport de Chauvel, Soc, de Ch., 1893) a cependant rapporté un cas où le gros orteil était seul en cause.

A part les cas exceptionnels où des lésions articulaires et osseuses ont précédé la déviation, on ne rencontre, comme Font prouvé les opérations dernièrement pratiquées, aucune altération grave du squelette, de la synoviale et du cartilage articulaires ; les tendons sont sains. Seul, le tissu fibreux péri-articulaire se trouve épaissi, et s'oppose au redressement.

30 Symptômes. — L'expression de Nélaton : orteil en cou de cygne rappelle exactement la forme de Forleil. La première phalange est relevée, les deux dernières sont abaissées. Du côté de la plante du pied, la tête du métatarsien fait saillie ; du côté de la face dorsale de Torteil, Textrémité des deux premières phalanges forme un angle prononcé. Le sommet de Torteil appuie directement sur le sol et s'élargit par la pression constante à laquelle il est soumis.

Sur les parties saillantes, le sommet du doigt et l'extrémité des phalanges en haut, la peau s'épaissit, se couvre de callosités, s'ulcère assez souvent et présente ainsi des fistules en communication profonde avec de petites bourses séreuses qui "peuvent communiquer avec l'articulation 'voisine.

Deux périodes dans cette affection peuvent donc être reconnues : la période de déviation simple et la période d'ulcération.

A l'une comme à l'autre, la douleur est habituelle, surtout à l'extrémité de l'orteil et d'autant plus vive que le contact avec la chaussure ou le sol est prononcé.

L'orteil en marteau est ordinairement recouvert par les voisins restés sains qui se rejoignent plus ou moins en avant. Audessus de lui, le tendon extenseur apparaît sous la peau qu'il soulève assez vivement, comme s'il était la cause première de la déformation.

49 Pronostic. — La douleur souvent vive qui rend la marche ditlicile ou même impossible, les ulcérations persistantes,

rirréductibilité définitive de la déviation font de Torteil en marteau une lésion importante.

b^ Traitement. — Les procédés de douceur qui s'appliquent par de petits appareils de fixation et d'extension à ramener Torteil dans sa direction normale sont applicables à la première période, mais il ne faut pas espérer d'eux grand succès. Chez deux enfants de huit à douze ans récemment atteints par usage de mauvaises chaussures, nous avons obtenu une réelle amélioration au moyen de bandelettes de diachylou régulièrement appliquées.

Si ces moyens échouent (cas ordinaire) et surtout si déjà l'ulcération s'est produite, il faut recourir aux opérations.

La section de l'extenseur ou du fléchisseur compte parmi les plus médiocres.

La résection proposée et souvent exécutée par Terrier, depuis lui mise en usage par de nombreux chirurgiens, par nous-même, défendue par Sai.xton {Rev. cTorlhop., 1893) est actuellement le procédé de choix.

Par une incision dorsale transversale, on arrive, après avoir sectionné le tendon extenseur, sur Tarticulation de la première et de la deuxième phalange. On dégage leurs extrémités du tissu ligamenteux et fibreux qui les immobilise et en rapport avec le degré- de la déviation, elles sont l'une et l'autre réséquées. La correction est ainsi facilement obtenue.

L'ankylose est la suite obligée de cette intervention, mais sur les orteils le préjudice n'est pas sérieux et il ne vaut pas la peine qu'on ait recours à une résection portée sur la continuité de la phalange (Marc Sée).

Les résultats ont toujours été excellents et il n'est plus permis aujourd'hui de pratiquer l'amputation de l'orteil en marteau, qui était en honneur autrefois.

i i. Fièvro de croissance 1

i« Symptômes 2

2» Diagnostic 3

i 2. Entorse juxta-épiphysaire 3

l» Etiologic 3

2" Anatomie pathologique 4

3» Symptômes C

4" Complications 6

5«» Diagnostic 7

6" Ti-aitement 7

i 3. Décollement épiphysaire 7

1» Causes 7

2" Anatomie pathologique 9

3*» Symptômes 10

4« Complications iO

5*» Traitement 10

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