‹ Précis de chirurgie infantileChapitre 6 sur 135 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Un livre de chirurgie infantile a des limites indéterminées ; il ne saurait contenir seulement les affections spéciales au jeune âge et, à aucun prix, il ne doit comprendre toute la pathologie sous le prétexte que les maladies des adultes se présentent aussi chez Tenfant. Il ne sera donc que la traduction plus ou moins fidèle de Texpérience de celui qui Técrit et, au jugement de chacun, aura toujours des lacunes et des défauts.

Dans la tâche que nous avons acceptée une difficulté sérieuse s'ajoutait aux précédentes. Des précis spéciaux sur les maladies du nez, des oreilles, de la gorge, des yeux, des voies urinaires, font partie de la collection Testut, et rendent inutile la description de certaines affections que le spécialiste doit étudier avec exactitude chez Tenfant. Obligation nous était faite de renvoyer à ces ouvrages pour des questions auxquelles cependant la chirurgie infantile ne reste pas indifférente.

Mais nous avons gardé notre indépendance et traité quelques sujets qui nous paraissaient s harmoniser davantage avec le développement d'un précis de chirurgie

II PRKFACE

infantile et constituer des documents nécessaires à Tintelligence des autres questions dont il devait s'occuper.

Avons-nous réussi dans notre œu\Tet Le mieux est de ne pas le penser quand nous analysons ce que nous avons fait et ce que nous aurions voulu faire.

Depuis quinze ans la chirurgie de l'enfance fait des progrès surprenants ; les publications se multiplient ; on se sent dominé par les grands noms d'ÛLLiER, de Lanne- LONGUE, dont Tœuvre considérable restera notre meilleur guide. On ne voudrait rien oublier des travaux signés par KiRMissON, A. Broca et TÉcole de Lyon, de ceux qu'ont publiés Jalaguier, NiêLATON, Brun, Félizet, Mêsnard, Pho- CAS, Forgues, de Langlade, Sainton, Redard, et en parcourant d'un pas rapide ce vaste champ de production on s'aperçoit qu'à l'étranger l'orthopédie se développe tous les jours davantage sous la directioii des maîtres les plus éminents secondés par des ressources matérielles dont nous ne pouvons encore disposer en France.

Il est regrettable pour celui qui soumet modestement un livre comme celui-ci aux étudiants, d'avoir à lui donner le titre de Précis : Essai vaudrait mieux et serait plus en rapport avec sa valeur intrinsèque. Mais nous ne désespérons pas de le reprendre un jour pour le développer en le dégageant des tares qu'une naissance laborieuse peut lui avoir communiquées.

T. PlÉCHAUD.

Bordeaux, le !•' octobre 1899.

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