MALADIES DES ORGANES GÉNITO -UR IN AIRES
enfin aucune des lésions observées chez Tadulte qui ne puissent se produire chez l'enfant. Ces lésions sont rares en principe ; elles le sont d'autant plus que Tenfant est plus jeune, mais il faut être averti de leur existence possible et se tenir en garde contre les accidents de la lithiase rénale, souvent méconnus dans le jeune Age.
2<^ Symptômes. — La douleur, les modifications des urines et les troubles apportés dans son excrétion doivent être examinés.
La douleur est celle de la colique néphrétique. Très variée dans ses manifestations, ou bien elle offre le tableau clinique de la colique néphrétique qui ne peut être apprécié exactement que chez les enfants d'un certain ûge, ou bien elle reste confondue avec des manifestations douloureuses diverses sans qu'il soit facile de faire un diagnostic rapide surtout cliez les nouveau-nés et les enfants du premier Age.
Aussi l'examen des urines est- il toujours nécessaire. Urines sanglantes ou seulement fumeuses, contenant quelquefois, même en dehors de tout écoulement de sang, une petite quantité d'albumine, laissant déposer de petits graviers, des fragments de calculs ou du sable, contenant des cellules épithéliales des calices et du bassinet : tels sont les caractères qu'il ne faut pas oublier de rechercher ; mais leur absence ne peut être une raison de nier la lithiase rénale, puisqu'un rein peut fonclionner régulièrement pendant que l'autre ne laisse pas écouler une seule goutte d'urine.
Les troubles de l'excrétion urinaire sont, en effet, assez variés. Classiquement, le volume de l'urine doit être diminué simplement ; mais il pourra être quelquefois augmenté quand la lumière de l'uretère n'est pas tout à fait effacée, et qu'il existe une excitation du rein ou des reins malades. Dès que la douleur disparaît par déplacement du calcul, qu'il remonte vers le rein ou qu'il descende dans la vessie, la diurèse redevient abondante ou normale. On connaît aussi l'anurie absolue par action réflexe portée sur le rein non malade. Il n'est rien dans cette affection qui ne rappelle ce qu'on est habitué à constater si souvent chez l'adulte.
LITHIASE UiUNAI«E 483
3° Traitement. — 11 en est de même, quant au traitement, qui doit être symptomatique et étiologique.
Qu'on s'applique à maintenir le cours régulier des urines en supprimant un obstacle congénital ou acquis, qu'on modifie la diathèse urique en veillant sur la nutrition, sur la composition des urines, qu'on cherche à calmer les douleurs par les opiacés donnés avec une extrême réserve, par des fomentations chaudes chez les plus petits, on atteindra le plus souvent le but nécessaire.
Quant aux opérations sur le rein qui visent le calcul enclavé, hi suppuration du rein, l'anurie calculeuse, elles sont rarement indiquées et nous devons pour la technique renvoyer aux articles qui leur sont consacrés dans la pathologie chirurgicale générale.
§ 3. — Calculs de l'urètre
Les calculs chassés du rein, ou de la vessie dans laquelle ils se sont formés ou ont séjourné un certain temps, peuvent s'arrêter dans l'urètre.
Dans la portion membraneuse ils provoquent moins d'accidents à cause de la largeur relative du conduit; vers la partie bulbeuse ou dans la fosse naviculaire où ils sont arrêtés par un méat trop étroit, ils déterminent l'occlusion complète de la lumière du canal. Cependant la rétention absolue est moins fréquente avec des calculs fixés dans la fosse naviculaire.
1* Symptômes. — Le symptôme capital du calcul ou des calculs urétraux (ils peuvent être multiples) est la rétention d'urine complète ou incomplète dont les caractères cliniques sont assez communs pour que nous n'y insistions pas.
2^ Diagnostic. — Il doit être aidé et complété par le cathétérisme qui rend compte de l'obstacle, et par l'examen attentif de la verge surtout dans toute l'étendue du canal urétral où le palper et la vue permettent souvent de reconnaître une saillie avec du gonllement et de la douleur localisée.