MALADIES DES ORGANES GÉNITO-T RI XA IRES
présentait avec une large perforation de la cloison vésico- vaginale un volumineux calcul du vagin. Nous \o reproduisons ici avec sa forme et ses dimensions (fig. il7).
6» Traitement. — Laissons de côté la prophylaxie, le traitement médical, pour ne nous occuper que de Tintervenlion chirurgicale, seule capable de débarrasser le petit malade de sa pierre vésicale.
Deux opérations sont en présence: la taille et la lithotritie. L'une comme Tautre donnent d'excellents résultats avec des mortalités qui varient, mais ne dépassent guère 8 à 9 p. 100. 11 semble, du reste, bien difficile de juger la valeur comparative des deux méthodes sur des chiffres qui ne tiennent compte ni des opérateurs, ni de Tépoque oh les opérations ont été pratiquées, ni des cas réunis.
Sur 378 opérations de taille par divers procédés pratiquées par des chirurgiens différents, Pousson signale une mortalité de 14,6 p. 100, tandis qu'elle est seulement de 3 p. 100 pour la lithotritie. Peut-on vraiment comparer les sujets choisis pour la lithotritie dans des conditions favorables de petits calculs et de vessies saines, à ceux moins favorisés qui, pour de gros calculs, sont soumis à la taille ?
PoussoN, dans son article : taille ou lilholrilie diez Venfant^ a tenu à réunir les opinions des chirurgiens français et étrangers. Le résultat de ce plébiscite laisse incertain sur le choix de Tune ou de l'autre opération.
la vraie conclusion est qu'elles se valent, à condition que, pour les appliquer, on obéisse aux conditions générales acceptées déjà pour la chirurgie de l'âge adulte, les gros calculs réclamant la taille et les petits calculs la lithotritie.
Parmi les procédés de taille, le progrès n'est pas douteux ; on abandonne de plus en plus la taille périnéale, qui expose à la blessure des canaux éjaculateurs, et la taille sus-pubienne gagne, chaque jour, de nouveaux partisans. 11 -est, du reste, des raisons de premier ordre pour augmenter son crédit dans la chirurgie du jeune âge.
Chez l'enfant, l'urèthre est étroit et, malgré les affirmations
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LITHIASE URINAIRE 481
de plusieurs chirurgiens, d'un accès difficile pour les lithotriteurs. D'autre part, la vessie de Tenfant, placée presque audessus du pubis, est atteinte facilement, même sans le secours du ballon rectal qu'on peut remplacer, à la rigueur, par une éponge, et les opérations se multiplient pour prouver qu'après la taille sus-pubienne la réunion par première intention de la vessie est facile à obtenir.
Si un avenir sérieux est réservé à la lithotritie déjà pratiquée avec succès chez les enfants, la taille sus-pubienne qui réunit déjà de nombreux suffrages ne pourra qu'en acquérir de nouveaux à mesure qu'elle sera pratiquée davantage d'autant qu'il est toujours à craindre après la lithotritie de voir des fragments du calcul s'engager dans l'urèthre chez les petits opérés.
Chez la petite fille, la thérapeutique chirurgicale ne saurait être difTérente. Un calcul petit peut être extrait directement sans incision, après dilatation préalable de l'urètre. Plus volumineux, il nécessitera la lithotritie ou la taille sus-pubienne.
§ 2. — Calculs du rein
L'étiologie et la pathogénie des calculs vésicaux démontrent la fréquence relative de la lithiase rénale dans le jeune âge.
l"* Anatomie pathologique. — La formation d*un infarctus urique après la naissance, la permanence de certaines parties de cet infarctus dans les voies d'excrétion du rein et leur augmentation progressive de volume, expliquent la desquamation de l'épithélium et les légers écoulements de sang qui résultent du contact prolongé des calculs et de leur forme anfractueuse. D'autre part, la migration de ces calculs dans l'uretère dont ils sollicitent la contraction et dont ils peuvent momentanément ou par intermittence déterminer l'oblitération, rend compte des dilatations qui peuvent se produire dans les parties fibreuses du rein et môme dans son parenchyme. Nous en avons rapporté plus haut deux exemples saisissants. 11 n'est