INCONTINENCE NOCTURNE D URINE
blies, qui sans idée préconçue réclament une thérapeutique tout à fait différente. Le traitement doit viser la cause et non le symptôme lui-même, et par conséquent s'occuper des altérations de la vessie, de Turèthre et de Tétat du système nerveux.
2® Étiologie. — On distingue en effet les sujets nerveux, impressionnables, chez lesquels la crainte d uriner la nuit établit une préoccupation qui se continue pendant le rêve et favorise la miction involontaire à la première excitation vésicale dès que Turine s'est accumulée. Aussi les punitions, les corrections ont-elles pour effet à peu près constant d'augmenter ou de prolonger l'incontinence psychopathique (Tuffikr).
Dans certains cas il existe de l'irritabilité vésicale qui peut provenir de corps étrangers de la vessie ou du rein (calculs), de Tacidité de l'urine, de certains obstacles dans les voies d'excrétion (atrésie du méat, phimosis), de la masturbation. Celle-ci reconnaît pour cause habituelle le phimosis ou les adhérences balano-préputiales. Cette dernière cause nous paraît peut-être la plus importante de toutes. Le phimosis comme les adhérences entretient une irritation constante du gland par accumulation des matières sébacées, un prurit, qui ont pour conséquence de développer de l'irritabilité vésicale, et cette irritabilité peut quelquefois aller jusqu'à la cystite du col, avec légère hématurie, quand le sujet prend la mauvaise habitude de tirailler sa verge. Ce sont de tels cas qui en imposent quelquefois pour des calculs vésicaux.
La faiblesse du sphincter urétral de la vessie, et Fanesthésie de l'urètre (Guyon) sont des causes à juste titre invoquées et qu'on rencontre chez les sujets dont le développement a été incomplet (épispades, hypospades) ou atteints de troubles hystériques.
De nos observations il résulte que les deux premières catégories de maladies sont les plus importantes et nous donnons, dans l'étiologie, la plus large part aux phimosis et aux adhérences préputiales.
8° S3rmpt6mes. — Nous n'avons pas à revenir sur les symp-
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tomes dont nous avons décrit la marche clinique au début de cet article, mais ils subissent cependant quelques modifications suivant les causes. Si la vessie est en jeu par son irritation constante, les urines peuvent être modifiées dans leur composition chimique par excès d'acide urique, par la présence du sang, des calculs, et la miction involontaire de la nuit pourra être accompagnée de poUakiurie diurne. Si Tinnervalion de l'appareil d'excrétion se trouve affaiblie, la miction sera quelquefois involontaire le jour et l'exploration du canal fera découvrir un défaut presque complet ou absolu de résistance au niveau des sphincters.
40 Diagnostic. — Le diagnostic s'attache surtout à retrouver la cause et dans les cas d'hématurie l'exploration vésicale devient indispensable. Chez une dizaine de sujets observés par nous, qui présentaient des phénomènes vésicaux assez nets, il n'existait point de corps étrangers de la vessie.
5«* Traitement. — L'énumération des causes trace le traitement qui doit être suivi.
L'influence morale aune grande importance. C'est ainsi que nombre d'incontinents, chez eux mal soignés, corrigés à tort, qui n'avaient aucune lésion matérielle, sont restés sans émissions nocturnes pendant tout le temps qu'il ont séjourné dans nos salles où le régime matériel et moral convenait mieux à leur état. Les toniques, labalnéation, les frictions sur la peau, le sommeil dans un lit dur, dans des linges propres, la précaution déveiller l'enfant une ou deux fois pendant la nuit, sont d'excellents moyens (ju'on ne saurait trop recommander. Mais il faut s'inspirer d'un examen exact et d'une observation soutenue pour discorner les cas où des lésions vésicales, urétrales ou préputiales veulent être traitées.
L'incontinence nocturne guérit d'elle-même à un certain âge, plus ou moins voisin de la puberté. On assiste alors à la guérison spontanée de cette infirmité désagréable, contre la- (luelle la thérapeutique s'était déclarée impuissante d'une façon complète ou partielle, ne donnant que des améliorations pas-
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sagères et intermittentes. C'est au moment quelquefois où Ton serait tenté d'être découragé que l'infirmité cesse. Prolongée en pleine adolescence, elle est l'indice ou d'un diagnostic mal établi ou d'une maladie plus grave : Tépilepsie.
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