ARTICLE XV ADHÉRENCES VLLVAIRES
Malformations congénitales d'un réel intérêt, les adhérences vulvaires se présentent ordinairement à l'état d'extrême simplicité et sont justiciables d'une intervention des plus faciles.
1*^ Division et symptômes. — Il est assez fréquent de rencontrer chez les petites (illcs des adhérences vulvaires congénitales.
a. Fibreuses, serrées, ces adhérences unissent assez fortement les grandes et les petites lèvres, même le clitoris : ce sont de beaucoup les plus rares;
b. Membraneuses, légères, elles cachent simplement l'entrée de la vulve et peuvent élre facilement détruites ; ce sont de beaucoup les plus fréquentes.
Ces dernières se présentent comme un voile membraneux demi-transparent, étendu entre les petites lèvres plus ou moins rapprochées. Le plus souvent à leur partie supérieure, au-dessous du clitoris se trouve un petit orifice qui laisse passer l'urine ; aussi la miction se fail-elle d'une façon irrégulière : l'urine s'échappe en bavant, par un jet oblique ou d'arrière en avant, en se répandant sur les aines et sur les cuisses. Une certaine quantité du liquide peut séjourner, dans la vulve et
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le vagin, derrière la membrane, et déterminer des accidents inflammatoires.
Dans certains cas les orifices de sortie sont multiples, disposés en pomme d'arrosoir et plus rarement il n'en existe aucun la rétention d'urine peut alors être complète.
2^ Diagnostic. — Les adhérences vulvaires ne peuvent être confondues qu'avec l'imperforation de fliymeu qui n'amenant aucune anomalie apparente du côté des organes externes, ni aucun trouble du côté de la miction , n'est reconnue que plus tard ; mais l'écoulement diflicile ou irrégulier de l'urine et la transparence relative de la membrane qui unit les petites lèvres et permet souvent de voir à peu près les parties sous-jacentes, sont des signes auxquels on ne peut se tromper. Cependant la plupart des enfants atteintes de cette malformalion ne sont prtfsentées qu'assez tard au chirurgien : l'écoulement ordinairement facile des urines par un orilice antérieur assez large en est la cause.
3" Pronostic. — Les deux variétés d'adhérences établissent elles-mêmes le pitniostic, qui sans être grave dans les adhérences épaisses est assez important puisqu'il faut pratiquer une petite opération léglée. 11 est tout à fait bénin dans les adhérences membraneuses légères ; on ne peut en effet regarder comme de véritables accidents l'inflammation de l'oriflce vulvaire ou les ulcérations légères de la racine des cuisses et du périnée déterminées par le contact de l'urine qui séjourne derrière les adhérences ou s'écoule irrégulièrement à travers des orifices multiples.
40 Traitement. -- Quand il s'agit d'adhérences solides formant une véritable symphyse, l'incision médiane, aseptique, au bistouri est indispensable.
Pour les adhérences membraneuses une légère traction latérale par pression des doigts sur les lèvres symphysées sullit quelquefois pour libérer les parties accolées. Aussitôt les petites lèvres se séparent et la vulve est découverte, normale dans tous ses détails.
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Si la pression ne suttit pas, la sonde cannelée, introduite par l'orifice que nous avons signalée, déchire facilement de haut en bas la membrane.
Dans le cas où il n'existerait aucun orifice, riniervenlion deviendrait nécessaire de suite après la naissance sans présenter de plus grandes difficultés, un mouvement rapide de la sonde cannelée de haut en bas devant toujours obtenir la déchirure de l'obstacle.