SOMMES
Celle contexture, qui peut être excellente dans certains genres de coniptabililé, est défectueuse en comptabilité industrielle.
En enet, celle-ci nécessite la tenue d'un nombre de comptes suffisant pour pouvoir contrôler les divers mouvements de matières et les suivre dans leurs transformations, en déterminant le coût de ces transformations.
On conçoit facilement que dans une industrie où la division du travail est poussée très loin, on sera entraîné à une division correspondante dans la répartition des dépenses se traduisant par louverture d'un grand nombre de comptes ayant entre eux des relations continuelles.
Si on se servait du grand-livre ayant la contexture ci-dessus, on serait obligé de consacrer, pour un exercice, plusieurs pages à chaque compte, ce qui entraînerait à un nombre de pages énorme.
Daulre part, on remarquera que les dépenses se reproduisent périodiquement sous les mêmes rubriques. Si l'on veut faire des comparaisons ou des statistiques, on est obligé de faire des dépouillements assez longs. Knfin, cette disposition, qui oblige à faire des balances cumulées, est gênante pour le calcul des prix de consommation du mois.
Nous la rejetterons donc pour lui substituer un tracé dont les avantages apparaissent immédiatement. (« Le compte » ; modèle n''2. Ferraille.)
Une page sufTit pour chaque compte. Les mois sont juxtaposés ; de cette façon, les rubriques des comptes débiteurs et créditeurs sont inscrites une fois pour toutes et les mouvements se présentent sous une forme synoptique très commode. A chaque mois sont réservées deux colonnes: la première, pour lin^^criplion des quantités, poids ou coefficients; la deuxième, pour l'inscription des sommes correspondantes.
Le prix de consommation s'établit automatiquement, ainsi que le solde des comptes à tin de mois.
A la lin de l'exercice, on totalise horizontalement les quantités et les sommes partielles du débit et du crédit d'où l'on tire le prix de revient moyen de l'exercice et tous les renseignements utiles pour l'élablissement de statistiques.
Nota. - Dans l'inscription des comptes au grand livre, on s'attachera à observer Tordre du classement indiqué dans la théorie générale. Celle observance est ai.sée et facilite beaucoup les recherches ; il est très désagréable de trouver, comme cela nous est arrivé dans des usines, des comptes de personnes parmi les comptes de matières, le compte Escarbilles fermant la marche, tandis que le compte Profils et Pertes est perdu dans les comptes de produits bruts.
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