‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 13 sur 89 · BALANCE · texte numérisé non relu

BALANCE

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Nécessité Tous les reports au grand-livre étant effectués, la situation

de la vérification des ^^g l'entreprise, à un moment quelconque, s obtiendra en

arrêtant tous les comptes. Cette situation n'a de valeur qu'autant qu'il y a concordance absolue entre la position du compte résultant de l'arrêté des écritures et la grandeur résultant d une vérification matérielle de la valeur représentée.

S'il y a une différence, celle ci peut être imputable à deux causes :

1° Erreurs, volontaires ou non, dans les mouvements de la valeur;

2<» Erreurs dans les écritures chargées d'enregistrer ces mouvements.

Les erreurs imputables à la première cause seront examinées plus loin : actuellement, nous étudierons les erreurs provenant uniquement des écritures. Ceci nous amène à justifier la nécessité de leur exactitude absolue ; nous avons déjà abordé ce sujet dans notre préface, mais son importance est telle que nous le reprendrons à nouveau pour en étendre la discussion.

En effet, l'expérience nous a permis de constater la presque unanimité d opinion des personnes mêlées aux affaires industrielles et commerciales sur l'exactitude en comptabilité Les unes s'étonnent naïvement qu'on puisse commettre des erreurs en comptabilité, rétablissant malgré nous, à notre profit, le dogme de l'infaillibilité. D'autres, croyant faire preuve de largeur dans les vues, admettent les erreurs tout en déclarant que leur importance est proportionnée à leur grandeur arithmétique.

En ce qui concerne la première opinion, nous dirons humblement que, comme le reste des mortels, le comptable est tributaire de l'adage latin errarf Intmanum est ; cette modestie n'est nullement feinte et nous dirons même quelle n'a rien d'humiliant, puisque l'illustre Descartes lui même la craignait et s'imposait, dans son c Discours sur la Méthode », l'obligation de faire partout des dénombrements si entiers et des revues si générales qu'il fut assuré de ne rien omettre.

Ayant ainsi revendiqué le droit de commettre des erreurs, nous allons maintenant réclamer le droit de les rechercher ; nous répondrons en même temps à la seconde opinion, sur l'importance des erreurs.

Ainsi que nous lavons déjà dit, l'erreur arithmétique que fait apparaître l'arrêté des écritures n'est pas une erreur mathématique dont on puisse déterminera priori l'ordre de grandeur; ce peut être, elle est presque toujours le résultat de compensations entre plusieurs erreurs de sens différents.

L'état d'esprit signalé a été malheureusement entretenu par trop de comptables

essayant dabriter leur insumsance derrière des raisons spécieuses que les chefs dent reprise ne sonlsouveut que trop disposés à accepter. Voilà »ionc ces derniers prévenus. Quant aux comptables, nous leur avons ollert des moyens de contrôle qui permettent la localisation des erreurs: c'est donc dire que, pratiquement, l'erreur dans un arrêté de compte sera loxception, mais celte exception devra être résolue rapidement.

f.a balance répond à la loi de Descartes dans l'ordre comptable; c'est la pierre angulaire de la pratique de la science des comptes.

Etude de la balance. Chaque mouvement de valeur fait l'objet de deux inscrip lions au grand livre : lune au débit du compte qui reçoit, l'autre au crédit du compte qui donne. Si, à un moment quelconque, on totalise séparément les sommes inscrites au journal, les débits, les crédits des comptes au grand-livre, on doit obtenir trois totaux égaux. Toute différence entre eux implique une erreur provenant d'une des causes suivantes :

1° Erreur d addition ;

2" Inexactitude dans le rejM^rt des sommes du journal au grand livre; 30 Inscription d'une somme ou débit au lieu du crédit ou vice icrsa ; 40 Omissions d'articles du journal.

L'ordre dans lequel se fait la recherche des erreurs n'est pas immuable ; il dépend de leur interprélaliou etlinluiliou qu'on peut avoir de leurs causes abrégera souvent considérablement les recherches. Quoi qu'il en soit, nous examinerons la recherche des erreurs dans l'ordre où nous les avons énumérées.

Hepasser les additions du journal, puis celles des comptes au grand livre, celles de lu balance. Les erreurs dues aux causes 2, 3, 4, seront mises en évidence par le pointage ; pointer, c'est reprendre au journal toutes les sommes dans l'ordre où elles y figurent et vérifier si elles sont reportées au grand livre ; on note cette vérification par un petit point (. et non / ou X) au crayon k droite de la somme du grand livre. Le pointage terminé, les sommes non pointées apparaissent immédiatement. Le pointage peut également se faire dans l'ordre inverse, c'est-à-dire prendre les sommes au grand livre et les pointer au journal ; les deux procédés ont la même valeur et l'adoption de l'un ou de l'autre est une question d espèce. Pour que le pointage soit fructueux, on devra d'abord véritier le débit ou le crédit, mais jamais les deux à la fois ; c'est le meilleur moyen d'éliminer les erreurs dues à la cause 3.

Ceci fait, et les trois totaux énumérés plus haut étant égaux, si dans chaque compte nous faisons la différence entre le débit et le crédit et si nous rejmrlons ces différences, suivant leur sens, dans l'une ou l'autre des deux colonnes intitulées « soldes débiteurs » et « soldes créditeurs » les totaux de ces deux colonnes doivent encore être égaux.

Le tableau établi conformément aux principes ci dessus prend le nom de « balance » à cause de cette concordance entre les totaux.

La forme de la balance peut varier suivant le dispositif adopté pour le grand livre.

Balance du Les articles du journal général étant reportés au grand-livre

grand-livre général, (modèle précédent), on totalise au crayon, en interligne, le débit et le crédit de chaque compte ; ces totaux sont reportés au fur et à mesure sur un état du modèle ci-après :

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