‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 23 sur 89 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

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Immeubles

Définition. Par immeubles, on entend les terrains, bâtiments, machines, en un mol toutes les installations fixes. Ces valeurs tigurent au grand-livre, généralement dans un seul compte appelé immeubles.

Ce compte est débité de la valeur des iDstallations, au fur et à mesure de leur achat ou conslruction. Mais, par suite d usure, ces valeurs diminuent ; c'est une perte sèche qui diminue la valeur de l'actif. A chaque inventaire on a donc : valeur de limmeuble, égale inventaire précédent, moins usure.

Conformément à notre théorie sur les amortissements, nous ferons supporter cette perte par le prix de revient des produits fabriqués.

Le capital restera ainsi intact.

Chaque année, la valeur des immeubles diminue donc d'une certaine somme ; au bout d'un nombre d'années n, déterminé d'avance, la valeur des immeubles est égale h la valeur intrinsèque des matériaux qui les composent.

Pour simplilier les calculs, on admettra que 1 usure est constante ; on divisera donc la valeur totale à amortir par la durée de l'amortissement pour avoir la dépréciation annuelle.

A partir de la n'"'' année, les immeubles figurent toujours à l'inventaire pour la valeur intrinsèque des matériaux.

En aucun cas cette valeur ne pourra être fixée à i franc sur l'inventaire comme cela se pratique dans (juelques sociétés. .Si cette mesure est dictée par la prudence, elle est contraire à la logi(|uc et on a aucun intérêt à dissimuler une situati(m bonne.

On ne doit faire figurer dans ce compte que les constructions ou acquisitions nouvelles et pour leur valeur dacliat ou de revient.

Kn aucun cas, les dépenses d'entretien ne doivent être imputées à ce compte. Cer-

Disoussion des valeurs devant figurer au compte (( immeubles ».

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taines sociétés opèrent pourtant d'après ces errements, se réservant d'amortir en fin d'exercice, si les bénéfices le permettent. Dans ces conditions, le compte immeubles ne représente absolument rien; il n'est là que comme régulateur de dividendes. Aussi n'est-il pas rare de voir figurer dans les bilans des sociétés mal administrées les immo bilisalions pour des sommes énormes nullement en rapport avec la valeur réelle.

Nous ne citerons dans cet ordre d'idées qu'un seul exemple. Nous avons vu dans une société dont les résultats de l'exercice se chiffraient par une perte de 3(K).{KX) francs, passer tout simplement celte somme aux immobilisations.

Il est, dailleurs, très difficile de s'apercevoir de semblables manœuvres par la simple lecture d'un bilan ; nous en parlerons au chapitre du bilan.

Lorsqu'on démolit une installation prématurément pour lui en substituer une autre, il est évident que la valeur des immobilisations ne se trouve modifiée que de la différence des deux installations.

Ce mouvement fera l'objet de deux écritures distinctes :

1° On liquidera l'installalion supprimée en passant sa valeur actuelle par Profits et Vertes (défalcation faite de la valeur intrinsèque de ses matériaux) ;

2" Le compte d'immobilisations prendra en charge la construction neuve.

C'est là un point dont les sociétés ne se préoccupent guère parce quelles amortissent par des prélèvements effectués sur les bénéfices et qui dépendent de ceux ci et non des valeurs à amortir.

Cette méthode vicieuse est encore une cause du gonflement artificiel du compte d'immobilisations.

Pratique du II y a deux façons de présenter la valeur du compte

compte « immeubles», immeubles:

1" Laisser subsister les immeubles au grand-livre pour leur valeur d'origine et porter les amortissements à un compte spécial formant la contre partie du compte immeuble ;

2« Retrancher l'amortissement afférent à chaque exercice de la valeur des immeubles pour ne conserver ceux-ci au grand-livre qu'a leur valeur actuelle.

Le résultat étant le même, il est préférable d'adopter le premier procédé qui exij^e moins d'écritures.

Beaucoup de sociétés ne tiennent pas de détail de leurs immeubles; elles se contentent du compte global au grand-livre, auquel on impute pêle-mêle toutes les acquisitions ; au bilan, on porte le solde de ce compte. Au besoin, on dresse une nomenclature sommaire des immobilisations. Mais, outre les omissions inévitables dans de grandes usines, quelle valeur attribuer à chaque installation ? Comme il faut nécessairement arriver au chiffre porté au bilan, on est obligé de faire des évaluations arbitraires, souvent trop élevées, qui peuvent être une source de difficultés pour les administrateurs.

La comptabilité devra donc ouvrir un grand-livre auxiliaire des immeubles ; nous en donnons un modèle (n" 1) qui pourra s'adapter à la majorité des cas.

On y iascril les dépenses effectuées pour chaque installation suivant le classement ado[>té, les poids des matériaux entrant dans chaque construction. Ces poids seront obtenus facilement de la façon suivante:

<( Au moment de la construction, on relève tous les renseif^nements utiles à l'aide des factures des fournisseurs ou du s(Mvi<e intérieur cliaigé de la construction. Ou admettra que les machines ou imujeubles ne sont pas modifiés lorsqu'ils sont en service.

» Les matériaux seront décomptés à leur valeur intrinsèque; la somme ù amortir est déduite ; la durée d amorlisscment inscrite et le coefficient annuel damortissement.

» Le registre modèle n" 1 sera complété par un état récapitulatif modèle n"2 portant indication des amortissements cffeiUués, ce qui permet de tirer immédiateu)ent la valeur des immeubles à un moment quelconque. »

Cette forme mathématique donnée au compte immeubles a le grand avantage d'être rationnelle et logique et surtout de mettre un terme à toutes les méthodes empiriques en usage, méthodes que chacun arrange à la façon qui lui semble la meilleuie au point de vue de ses intérêts.

Compte de Le compte immrublex restera généralement invariable dun inven

Travaux neufs. jj,i,.e à l'autre; les constructions neuves de l'exercice en cours seront alors portées à un compte transitoire Travau.v neufs qui se solde en fin d'année pur immeubles.

Les travaux neufs donnent lieu au préalable à une étude faite par les ingénieurs ou techniciens qui établissent un devis détaillé des dépenses probables nécessitées par l'installation en vue. La forme de ce devis varie avec la nature des travaux. Si on projette la construction d un atelier de laminoirs, par exeuïple, on pourra adopter la classification suivante :

Bâtiments. — 1. Fouilles et fondations.

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