‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 22 sur 89 · VALEUR · texte numérisé non relu

VALEUR

If* Vieilles briques, moellons,

2" Bois

.'i" Pièces en fonte

4*' » en fer et acier

o" » cuivre et bronze.. . .

6" » zinc

7<' » plomb

Nulle Bois de chauffage Mitraille

Tous ces matériaux sont cubés ou pesés suivant leur nature, décomptés, et c'est leur différence d'avec le prix d'achat qui est amortie sur la durée attribuée à la machine ou à l'atelier.

Une petite difiiculté se présente au sujet du prix à attribuer aux vieilles matières; ce prix ne peut être connu d'avance car il dépendra du cours du jour de ces matières au moment de la démolition.

On pourra néanmoins leur attribuer la valeur des cours du jour au moment de la construction. La différence de ceux ci d'avec les prix au moment de la démolition sera supportée par le compte profits et pertes ; elle ne saurait d'ailleurs être considérable.

U est bien fntendu qu'au bout du temps fixé pour l'amortissement, le capital

étant récupéré, on ne continue pas les versements. Si le matériel est «Micore susceptible dèlre utilisé, il eu résulte une diminution dans le prix de revient. A ce sujet, quelques auteurs émettent la théorie suivante :

(( Plus tôt on aura amorti, plus tôt on sera libre do donner aux affaires limpulsion qu'elles méritent. »

Nous ne sommes pas de cet avis.

En effet, le prix de revient dun produit est ce que coûte ce produit à fabriquer, et c'est la différence entre le prix de revient et le prix de vente qui décide de la fabrication de ce produit;

Or, si nous pratiquons un aujortissement exagéré sur le matériel, le prix de revient augmentera et pourra dépasser le prix de vente. Partant de ces renseignements inexacts, on serait donc conduit à ne pas entreprendre telle ou telle fabrication.

En industrie comme ailleurs, il ne faut pas chercher à se trom|)er, pas plus dans un sens que dans l'autre, et c'est par la recherche minutieuse de la vérité qu on pourra corriger les points faibles.

Les amortissements Suivant un usage antique, les amortissements sont prélevés

sont compris dans jinnuellemeiit sur les bénéfices: les sociétés annoncent un le prix de revient. . .„ , ^ , .,, ^,, ....

chiffre de benehces nets et prélèvent ensuite les amortissements en ayant l'air de les considérer comme une chose purement facultative. Celte manière de faire a, sans nul doute, été imaginée par des directeurs ou des administrateurs désireux de montrer l'excellence de leur gestion, mais elle va à rencontre des intérêts des actionnaires. .Nous voulons démontrer que l'amortissement doit être compris dans le prix de revient et non prélevé sur les béuélices.

En effet, par prix de revi«'nl on entend la totalité des dépenses faites pour la fabrication d'un produit, et par perte ou bénéfice la différence entre le prix de revient et le prix de vente de ce produit. Si donc on vend le produit à sou prix de revient il n'y aura ni perle ni bénéfice, le compte profils et |>erles sera nul et on n'y pourra prélever de réserves (l'amollissement. Or, comme le matériel s'use, il arrivera un moment où, sans avoir de perle^ ou bénéfices, le capital sera ramené à zéro, ce (|ui est inadmissible.

L'amortissement doit donc faire partie intégrante du prix de revient. De celte façon, si on ne fait ni perte ni bénéfice, le capital reste intact.

Nous pouvons arriver à la même conclusion par une autre démonstration :

u Supposons qu'une machine soit susceptible de fabriquer un produit à plus bas prix que les installations actuelles, mais, d'autre part, il peut arriver que cette machine coûte cher ou que son usure soit rapide par suite de la délicatesse de ses organes.

» Si l'on ne fait pas entrer I amortissement daim le prix de revient, on est conduit, de prime abord, à adopter celte machine, comme susce|)tible d'augmenler les bénéfices de l'exploitation. On ne se rendra pas compte que l'amorlissenienl prélevé sur les bénéfices sera insuffisant pour rentrer dans les stmiines déboursées pour 1 achat, ou bien que ces amorlissemtuts, pour être effectifs, devront dépasser les bénéfices. »

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Pratique du compte Le coefficient annuel d'amortissement de chaque installation d'amor.tlssements. q^ machine étant établi, on imputera cette somme au compte de cette machine ou inslallalion. soit par douzième chaque mois, soit en établissant une moyenne par jour de marche, basée sur les exercices précédents.

On ouvrira au grand-livre général un compte amorlis^emenU dont le débit sera formé de l'usure annuelle des immeubles et le crédit sera constitué par la répartition de cette usure sur toutes les machines.

Afin de laisser invariable la valeur des comptes d'immobilisations au cours de l'exercice, il y aura intérèl à ne pas débiter le compte amortissements chaque mois, mais seulement en lin d'exercice et pour une somme égale à la totalité des imputations faites aux fabrications.

Le compte sera alors soldé.

La répartition de l'amortissement sur les produits fabriqués se faisant sur les mêmes bases que celle de lentrelieu du matériel, on pourra grouper ces deux genres de dépenses pour ne faire qu'une répartition. (Voir plus loin, le chapitre consacré à r (( Entretien ».;

sns-

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