ETUDES DE DIVERSES FABRICATIONS
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Puddla^c
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Note sommaire Cette opération a pour but la fabrication de fer soudé par la
sur la fabrication, transformation de la fonte nu four h puddier (mécanique ou à main). Les consommations sont : fontes diverses, ferraille pour sole, houille. Le produit obtenu est dit fer brut ou fer puddlé.
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Les fontes et houilles sont amenées auprès de chaque four par des équipes spéciales; la fonte est pesée par un peseur au fur et à mesure des livraisons; la houille est comptée au nombre de brouettes. Les brouettes sont toutes du même type et leur charge normale est établie et vérifiée fréquemment.
Le fer brut est cinglé, laminé: les barres sont pesées par un peseur spécial; la qualité du métal est vérifiée par des essais de cassure sur les barres. Le fer es4 classé en 1"^ choix ou 2^ choix payés à des prix différents au puddleur afin de l'intéresser à la qualité du métal. «
d^rSlémSITtret ^''^''"^ ^''"''' '^ P*"'"'^"^ ^" puddlage note sur le bulletin mooentralisation ^^'® °" * '^ répartition des ouvriers par nature de fer fabriqué
(colonnes 1, 2, 3, 4, 23) et l'envoie à la comptaLilité ; le peseur des fers bruts envoie son carnet qui sert à établir les colonnes 5, 6, 7, 8, 10. Le chef d'équipe des rouleurs de houille remet la liste des brouettes que l'on transforme en poids, colonne 9.
On fait les mises au raille, colonnes 12, 13 ; les salaires suivant les tarifs, «olonnes 17 à 22. On fait les totaux des consommations et des productions par nature de fer et on affiche le bulletin. Les ouvriers vérifient leurs comptes respectifs, les font rectifier s il y a lieu, et le bulletin revient à la comptabilité.
Le bulletin est dépouillé par nature de produits fabriqués, sur un registre modèle no 2 groupant par échantillons la fabrication d'une semaine. A la fin de la semaine les renseignements sont totalisés par échantillons ; on fait les mises au mille, les productions par jour de four ; on vérifie avec les totaux généraux des bulletins journaliers
Les totaux relatifs à chaque échantillon sont relevés sur un résumé de fabrication modèle no 3 contenant un compte pour chaque échantillon; les totaux de chaque semaine s'inscrivent l'un au-dessous de l'autre et, en fin de mois, on totalise les renseignements relatifs à chaque produit fabriqué, temps, consommation, production On fait les mises au mille du total et la production moyenne par jour de four pendant le mois.
G?and*Livre *" '^"^ °'*"' ^'^''''°' expliqué, chaque mouvement de valeur
fait 1 objet de deux inscriptions au grand-livre. Considérons le compte Fer no 2 mécanique au grand-livre modèle n» 4 ; nous reportons à son débit toutes les consommations en face de leurs rubriques respectives, la production en face le mot Totaux. Puis nous prenons successivement chacun des comptes houille, fonte lorraine fonte no 2, carbonate, etc., et au crédit de chacun d'eux nous indiquons la consommation faite par le fer n» 2.
On opérera d'une façon identique pour les comptes de fer n" 3, fer n» 4, etc Toutes les quantités étant reportées, on décompte aux prix de' consommations les
sorties des matières premières et on reporte les sommes en face des consommations
aux comptes fer n» 2, etc.
Nota. - On remarquera que le chiffre de production porté au grand-livre est
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inférieur de 1 "/o ù celui porté sur le résumé de (abricalion. Celte perte de i ^/o, dite déchet de maffaùn, est produite par l'oxydation du fer exposé aux intempéries, par l'effritement des paillettes ou ruguosités des barres en suite de manipulations. Il est d'une bonne administration de prévoir ces choses ; on ne se trouve pas, en fin d année, en face d'un déficit (|ni peut être assez élevé.
Rentrées de On créditera le compte Fer n" 2 (ainsi que les autres comptes de
sous produits. fgj. hrut) de la valeur des scories de puddlage produites pendant * le mois.
Les rentrées de sous-produits donnent quelquefois lieu à des discussions relativement aux prix à leur appliquer.
Lorsque les matières sont vendues à l'extérieur, les services commerciaux ont tendance à leup- faire attribuer un prix de revient inférieur au prix de vente pour faire ressortir un bénéfice sur cette opération.
(y est un errement qui ne saurait subsister. En ce qui concerne le puddlage, sur quoi est basé ce prix de revient? Quels sontses éléments ? Travaille ton pourproduire du fer brut ou des scories ?
Si on vendail du fer brut, il pourrait se produire ce résultat inattendu que l'on pourrait perdre sur le fer brut et faire du bénéfice sur la vente de la scorie.
Il peut encore arriver que la vente des scories de puddlage ne soit que temporaire ou qu'elle soit inférieure k la [)roduction. Comme le prix de revient d'un produit est indépendant de la vente, on se trouvera en présence d'un stock de scories décompté à un certain prix, mais dont la valeur d'échange sera nulle.
11 faut admettre que la production des sous-produits est une conséquence inélucluctablede la fabrication ; c'est le produit fabriqué qui doit bénéficier intégralement de la vente si celle ci est possible.
Nous nous bornerons ^ cet exemple. La discussion serait la même pour le laitier des hauts fourneaux, les scories Thomas, les sous-produits de fours à coke, etc.
Lorscjue les sous produits seront repris par la même fabrication, il leur est attribué une valeur qui sera leur valeur d échange réelle. Cette mesure est nécessaire, car, généralement, la consommation de sous-produits ne concordera pas avec leur production dans le même laps de temps.
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Lan>inoirs
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Note sommaire Cette fabrication a pour but la transformation de paquets de
sur la fabrication, ferraille ou fer brut en fer dit marchand, ou de lingots d'acier en barres ou tôles pour le commerce. Celte transformation sefleçtue par le chauffage des paquets ou lingots qui sont ensuite laminés et cisaillés à dimension.
Un atelier ou mill comprend un train de laminoirs avec le nombre de fours nécessaires à son alimentation et les cisailles de produits bruis et de produits finis.
Chaque jour, l'employé de fabrication du mill dresse un étal des commandes à fabriquer le lendemain avec indication des renseignements nécessaires à leur exécution. Une copie est remise au contremaître, une au peseur des produits bruts, une au peseur des produits finis.
Enregistrement Chaque matin, le peseur des produits bruts envoie à la comp-
des éléments et labilité le carnet modèle n» o détaillant par four la fabrication centralisation. , , .., ,. , ^ ,. , ,
de la veille. L employé comptable classe les produits suivant la
classification établie page 80, lire les traits de séparation entre les classes, fait la répartition des temps en se basant sur ces faits que toutes les charges ont la même durée et que dans chaque charge le temps est proportionnel aux poids constituant cette charge. On totalise l'entrée, la production. Si 1 on se sert de fours continus, la répartition des temps de chauflage et la consommation de houille seront proportionnelles aux poids des entrées au four.
Le carnet est dépouillé sur une feuille modèle n» 6 groupant la production de tous les fours alimentant le même train. Les routeurs de houille donnent la consommation par four. La production nette et les rebuts sont donnés par le peseur des produits finis ; ces renseignements sont dépouillés également sur la feuille modèle 6.
On établit les rognures de la façon suivante :
On fait des expériences pour établir le déchet de feu donné par les diverses con sommations. L'acier fondu donne un déchet de 3 %, la ferraille de fer donnera de 10 à 15 Vo, suivant la qualité ; le fer puddlé aura un déchet de H «/o, etc. Ces chiffres peuvent varier suivant la capacité des fours, la durée de passage de la charge, etc. ; ils doivent être établis pour chaque usine et vérifiés de temps à autre.
On multiplie donc le total des consommations pour chaque échantillon par le déchet de feu qui lui convient ; on retranche ce déchet du total et on obtient la production brute. Les rognures sont obtenues en retranchant la production nette et les rebuts de la production brute. L'erreur qui résulte de cette façon de procéder est insignifiante.
Evidemment, il vaudrait mieux peser les rognures afférentes à chaque produit fabriqué, mais il en résulterait une augmentation de main d'œuvre et d'embarras incompatibles avec les résultats cherchés.
Quelquefois la production nette ne peut être donnée immédiatement. Ce cas se présente lorsqu'on fabrique des produits qui doivent être réceptionnés par des contrôleurs agissant pour le compte du client ; on ne pourra ébouler qu'après réception.
Comme les écritures ne sauraient être retardées sous aucun prétexte, on portera comme production nette sur le carnet de pesage le poids théorique des produits ; on l'inscrira à l'encre rouge pour le distinguer des poids réels. Lorsque les produits seront reçus et pesés, on portera le poids réel sur le carnet de pesage et la diftéreuce
sera passée directemenJ on (in de mois au résumé de fabricalion dont nous parlerons plus loin.
On fera une feuille de fabrication pour chaque mil). Si les ouvriers sont payés sur la production, on fera une feuille pour cliaque équipe. A côté du classement de fabrication. (»n indiciueni le classement des produits suivant les tarifs de main-d'œuvre, car ces deux classements |)euvenl ne pas être idenliciues.
Les feuilles de fabrication sont ensuite dépouillées par nature de produits fahri qués pour chaque mill, sur un rejïistre modèle n" 7, j^roupant par échantillons la fabrication d'une semaine. .\ la lin de la semaine, les renseignements sont totalisés par éelianlillou ; on fait les mises au mille, les productions par jour de four et de lami noir; on véritle avec les totaux génér.mx des feuilles journalières.
Les totaux relatifs à chaque échantillon sont relevés sur un résumé de fabricalion établi d après les mêmes principes que le résumé du puddiage modèle n" 'i, c est à dire quOn ouvre un compte spécial à cha(|ue échantillon et pour chaque mill. Les totaux de chaque semaine y sont reportés, totalisés en lin de mois. Ne pas (mieltrede faire les mises au uiille des totaux et hi production moyenne par jour de four et de laminoir.
Observations retativos Les renseig^nements journaliers ont été groupés par à la centralisation. seuiaine et ensuite par mois. Nous avons adopté ce mode
de groupement dans une usine importante où le développement des comptes et leurs mouvements sont considérables ; par des vérifications hebdomadaires, les erreurs de report sont localisées dans un cercle restreint, taudis que s'il fallait pointer les écritures de tout le mois, on se heurterait à des difficultés considérables.
Si le nombre des comptes n'est pas très élevé et que leurs mouvements ne soient pas trop fréquents, ou pourra passer directement des feuilles journalières de fabrication, au résumé mensuel.
Il nous suffit d'indifjuer les divers modes de groupement pour que chacun puisse adopter celui qui sera le plus adéquat à sa situation.
Passation Le report des éléments au grand livre se fera de la même façon
au grand-livre, que pour le |)uddlage.
Toutefois, uous devons fiiire une remaniue :
(i Si latelier de laminage comprend plusieurs mills, oo devra, au préalable, grouper pour chaque classe d«' produits fabri(|ués les consommations et productions aux différents unlls ».
Précisons. L'atelier a quatre luills; il est probable que les fers ou aciers plais 2<^ classe ne sei'ont pas tous fabriqués au même mill ; on additionnera les consommations et rentrées des fers ou aciers laminés 2«» classe k tous les mills où on en aura fabriqué et on reportera les totaux au grand livre.
Si une centralisation de ce genre est nécessaire, elle donnera lieu h l'ouverture
d'un registre spécial tenu comme il convient; le groupement des quantités partielles ne se fera pas sur des brouillons comme nous l'avons vu trop souvent dans les usines.
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Limes
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Note sonnmalre La lime est obtenue par une série d'opérations sur un barreau
sur la fabrication, dacier dont la section est généralement celle de la lime finie.
Dans un atelier bien organisé, l'acier n'est délivré au forgeron que sur présentalion d'un bulletin de fabrication ; le magasinier chargé de la distribution d'acier poinçonne le bulletin à l'emporte-pièce et note la sortie sur un registre approprié ; le forgeron exécute la commande et remet les limes à un reviseur qui les compte et en vérifie la bonne exécution; ces limes sont mises en magasin ou envoyées à la meule; après meulage, les limes sont revisées, comptées et mises en magasin ou taillées ; après la taille, les limes sont comptées, vérifiées quant à l'exécution et mises en magasin ou trempées
Après trempe, les limes sont comptées, vérifiées, mises en magasin ou expédiées.
Enregistrement .Vu fur et à mesure des distributions d'acier, le magasinier en
des éléments et effectue les sorties sur un registre (Magasins, modèle n« 3) ;
centralisation. , • ,. , - . ui ix i ^ a' ,
chaque jour 1 employé comptable relève les poids dacier et
classes sur le contrôle de fabrication (modèle n° 16, colonnes 7 et 8). Il faut tenir compte de ce fait qu'un certain laps de temps s'écoule entre la livraison de l'acier et l achèvement de la commande pour l'opération de forge. On ne portera l'acier en consommation que lorsque la commande sera achevée à la forge et payée à l'ouvrier.
Chaque jour, les reviseurs de la forge, de la meule, de la taille et de la trempe remettent à la comptabilité leurs feuilles indiquant les commandes achevées, vérifiées avec les noms des ouvriers qui les ont exécutées (modèles n"» 8 et 9).
L'employé comptable vérifie les quantités avec le contrôle de fabrication, met celui-ci à jour, y inscrit les rebuts et dépouille ces bulletins sur une feuille (modèle n» 10), groupant les limes par sortes et par ouvrier, suivant le classement adopté. On applique les tarifs de main-d'œuvre aux quantités, on fait le décompte du salaire de chaque ouvrier et on affiche le bulletin.
ÛBsF.nv.ATioNs. — a) Remarquons d'abord que les bulletins des vérificateurs ne mentionnent pas les temps employés à l'exécution de chaque commande. Diverses eau es s'y opposent : le morcellement des commandes dune part ; d'autre part, un certain nombre d'ouvriers, tailleurs notamment, travaillent à domicile, oe qui rea-
(Irait illusoire toute prétention de vouloir enregistrer les temps annoncés par les ouvriers.
Comme conséquence, les bulletins journaliers ne sont pas l'image de la fabrication dune journée; ils contiennent les commandes achevées et remises ce jour-là. Cest ce qui explique qu'un ouvrier ait gagné ;> fr. 97 pendant que son voisin n'a gagné que 1 fr. 9i>.
b) Ensuite, le bulletin modèle n« 10 présente la répartition de la fabrication suivant deux colonnes, lune intitulée proiuction, l'autre mémoire. On comprendra parfaitement cette subdivision en se reportant à notre élude sur les états d'avancement. On évite ainsi toute erreur dans les reports ultérieurs.
Nous avons séparé les ouvriers suivant les types de meules auxquels ils sont occupés. Les meules émeri n» 1 ne font que le plat des limes ; c'est pourquoi la production des limes plates et demi-rondes est portée à ces meules. La fraction 1/2 portée en face des demi-rondes ne concerne que l'application des tarifs de main-d'œuvre ; le mot déwilage indique un deuxième meulage des piaU sur des limes iusullisummeul dressées ; c'est pourquoi la quantité est portée dans la colonne mémoire, la production ayant été enregistrée lors du premier uieulage.
Les meules émeri n" 2 font les petits côtés, les champs ronds, les limes rondes et similaires. Nous n'aurons donc, pour ces meules, qu'à porter en production les quantités de limes rondes et similaires.
Si l'atelier comprend des meules en grès, on leur ouvrira un compte spécial, justifié par des différences de tarif de main-d'œuvre et de dépenses d'entretien.
On aura soin d'additionner les colonnes production et mémoire pour en vérifier la concordance avec les totaux des feuilles des vérificateurs.
Le bulleliu n" 10 étant établi, on l'affiche afin de le faire vérifier contradictoirement par les ouvriers ; on le rectifie s il y a lieu et le bulletin est retourné le lendemain à la comptabilité.
Il s'agit maintenant de centraliser les renseignwnents relatifs à la production pendant le mois dans chaque espèce de limes suivant le classement que nous avons établi.
Dans les fabrications que nous avons étudié : puddiage, laminoirs, nous avons admis, en quelque sorte, la nécessité de faire un groupement par semaine, intermédiaire entre les relevés journaliers et le résumé mensuel. Mais, dans une fabrication de limes, le résumé par semaine ne serait pas l'image de la marche de la fabrication, car les ouvriers tailleurs reçoivent le travail pour deux, trois ou quatre jours, ce qui amènerait de brusques variations dans les totaux hebdomadaires ; ces variations pourraient être également produites par le fait que nous comptons l'opération de taille sur la l" taille et il peut se présenter des différences sensibles entre la production des premières et des deuxièmes tailles d'une semaine à l'autre.
D'autre part, nous ne pouvons songer à supprimer les intermédiaires entre le bulletin journalier et le résumé mensuel, en raison du détail considérable de cette fabrication. L'expérience nous a montré que dans une usine d'une importance déter-
minée, on ne pouvait réunir plus de trois bulletins dans un même groupement ; au-delà de cette quantité, la recherche des erreurs aurait été rendue pénible.
Nous dépouillerons donc nos bulletins par espèces de limes sur un registre modèle n» il; lorsqu'une même espèce comprendra plusieurs inscriptions, on les totalisera immédiatement au-dessous, à l'encre rouge.
On remarquera que nous avons classé les limes en quatre divisions, savoir : de 3 à 6 pouces, de 7 à 11 pouces, de 12 à 20 pouces, limes en paquets ; les totaux sont faits suivant ces classes sur le dépouillement des bulletins journaliers ; nous en verrons la nécessité plus loin.
Le modèle de dépouillement indiqué est celui de la forge ; celui de la meule sera analogue; toutefois, on supprimera les colonnes relatives aux consommations d'acier et les mots grès et émeri seront substitués aux mots main et pilon dans la maind'œuvre.
Pour le dépouillement de la taille, on sera obligé d'adopter des variantes pour les ouvriers travaillant au dehors et ne recevant pas le travail à heures fixes ; chaque ouvrier aura un carnet sur lequel on porte les quantités remises, que Ion décompte à la rentrée des limes. Le bulletin journalier sera remplacé par un registre contenant un compte pour chaque ouvrier, dont la contexture sera analogue à celle du bulletin modè'.e n° 10.
En possession des huit ou neuf dépouillements du mois pour la forge, on les relèvera sur un registre modèle n» 12, centralisant les éléments de la production du mois suivant le classement que nous avons établi, c'est-à dire par longueurs et dans chaque longueur, par espèces.
Les totaux seront faits dans chaque espèce et reportés aussitôt sur un registre modèle n» 13, qui présentera clairement le résumé de la fabrication du mois. On additionne ce registre et on vérifie l'ensemble des registres n»*» 12 et 13 en groupant les totaux de ce dernier suivant les quatre classes, 3 à 6 pouces, etc. Ces totaux doivent concorder avec ceux de la vérification (n^ 12).
Comme on l'a sans doute remarqué, ce classement succinct n'a d'autre but que de localiser les erreurs de reports. Nous indiquons celui qui nous a paru le plus pratique pour une fabrication d'une importance déterminée, mais il sera loisible à chacun d'établir d'autres groupement suivant ses besoins particuliers.
Il en est de même des dépouillements par groupes de trois bulletins qui s'adaptent à telle fabrication et ne seront pas pratiques pour telle autre.
Passation ^<^"^ avons divisé notre grand-livre des limes en quatre parties :
au grand-livre, forge, meule, taille, trempe. Les deux premières renferment les comptes de limes groupées par pouce; les deux autres subdivisent chacun de ces comptes suivant les trois tailles; en résumé, un compte de limes comprendra huit sous comptes.
On pourra donner au grand-livre des limes une contexture et un dispositif analogues au grand-livre modèle n» 4 et on y reportera les consommations, productions, rebuts, de la même façon que pour le puddiage et les laminoirs.
Toutefois, cette façon de procéder a Imconvénienl de donner un développement considérable aux comptes, eu ég-.xrd à tenr valeur, et, en cas d'erreurs dans les ba lances, de nécessiter des recberches assez laborieuses. Si on dispose d'un personnel comptable insulHisant ou peu entraîné, on pourra de préférence opérer comme suit :
On préparera pour cbacune des phases un étal modèle n'^ 14 sur lequel on relèvera les consommations et productions par pouce ainsi que les dépenses de main-d'œuvre, d'entretien et de frais généraux.
Les totaux horizontaux donneront donc dans chaque pouce la totalité des dépenses effectuées pour la fabrication du \iu,'\s, et c'est ce total qu'on reportera au grand livre modèle n" 11).
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Exécution
des commandes.
Appendice. — Contrôle de pabHcaHon
Lorsque les commandes sont mises en fabrication, ou établit généralement un bulletin sur lequel on fait figurer tous les renseignements nécessaires à l'exéculiou des i»ièces. Ces bulletins, dont la contexture est variable suivant les fabrications, sont numérotés en suivant l'ordre naturel des
nombres.
Comme la comptabilité ne saurait enregistrer les renseignements remis par les ateliers sans les contrôler, il est indispensable de tenir un registre que nous dénommerons :
Contrôle de fabricotion. — Ce registre a pour but :
io De vérifier si les quanlilés payées aux ouvriers ont été réellement fabriquées ;
S*» De présenter d une façon permanente létal d'avancement de toutes les commandes en fabrication ;
3» De contrôler les rebuts ou manquants par les productions indiquées pour chaque état d'avancement et d empêcher le détournement de pièces finies en les suivant jusqu'à lexpédilion ou l'entrée en magasin.
La contexture de ce registre devra présenter :
1" Les éléments de lu commande qui intéressent la comptabilité (nature ou types des pièces, qualités, quantités, etc.) ;
2" Les états d'avancement des piècesavec colonnes pour l'inscription des rebuts.
Lorsque le. comptable reçoit la feuille des reviseurs ou contremaîtres, il vérifie si les quantités payées aux ouvriers concordent avec la commande, puis il porte dans la colonne ad hoc la date à laquelle le travail a été exécuté ; les rebuts sont inscrits dans la colonne à ce destinée. Par ce système, toute fraude est impossible. En outre, pour se rendre coujpte de létal d'avancement d'une commande quelconque, on n'a qu'à se
reporter au contrôle et on voit immédiatement la dernière opération effectuée ainsi que la date de son achèvement.
Le contrôle se fait pour toutes les opérations jusqu'à l'entrée des pièces en magasin ou la vente. Dans le premier cas, la quantité entrée en magasin doit concorder avec le chinre du contrôle ; dans le second cas, c'est la facture adressée au client qui doit concorder avec le contrôle.
La vérification est complète dans les deux cas, le magasinier assumant la responsabilité des quantités prises en charge et le client vérifiant avec la facture.
Le coulage est donc supprimé.
Un autre avantage du contrôle est de présenter l'inventaire permanent des pièces en fabrication à tous les états d'avancement, et l'on peut affirmer que cet inventaire résultant des écritures est exact, puisque sa vérification s'opère automatiquement et dans un délai très court, au fur et à mesure de l'expédition ou de la mise en magasin des commandes.
Pour la confection de l'inventaire annuel, on prendra donc les éléments sur ce
registre.
Nous donnons un spécimen de contrôle d'une fabrication de limes (modèle n" 16).
On ne remet les bulletins à l'atelier qu'au fur et à mesure des besoins de la fabrication ; c'est à ce moment seulement qu'ils sont numérotés et enregistrés.
Ce spécimen est suffisamment clair pour que nous nous dispensions d'insister sur son fonctionnement. Les traits portés çà et là dans la colonne forge indiquent que les limes faisant l'objet de ces commandes ont été prélevées sur le stock des limes forgées. On s'assure que la sortie a été effectuée convenablement sur le registre du magasin de
limes forgées.
Les traits portés dans les colonnes taille et trempe, aux bulletins n^» 7.125 et suivants, se justifient par le fait que ces limes étaient demandées meulées (comme il est indiqué colonne 5).
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Fabricatioi^ de pièces
sur modèles variables
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