‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 36 sur 89 · PRATIQUE · texte numérisé non relu

PRATIQUE

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Eléments à fournir Ces éléments seront les mêmes que ceux relatifs à une fabripar les services cation de pièces sur types déterminés.

^ * La notation des temps sera également faite d'après les

mêmes principes.

Les éléments de la fabrication doivent être enregistrés chaque jour et centralisés par mois, afin d'établir le prix de revient des produits vendus pendant cette période.

Etude d'une Nous choisirons comme exemple une fabrication d'outils divers fabrication. (pelles, pioches, marteaux, etc.). Certaines fabriques ont des albums où tous les types courants sont catalogués ; les outils peuvent donc être fabriqués en prévision et emmagasinés, afin de permettre d'organiser la fabrication économiquement et de livrer rapidement les commandes. Une fabrication ainsi comprise ressortira de la fabrication en série sur types déterminés d'avance.

D'autres usines, n'ayant pas d'album, ne peuvent remettre à la clientèle un état de leurs modèles ; au contraire, c'est le client qui impose les siens, souvent agrémentés de modifications, au représenlant. Celui ci accepte la commande, n'ayant lui même qu'une vague idée de la fabrication et préoccupé avant tout de sa commission.

La fabrication d outils dispose généralement de marteaux pilons, moulons pour estampages, forges à main, meules pour polissage et quelques machines outils.

Les matières premièret» seront le fer et l'acier en blooms, billettes ou marchands. • L'employé de fabrication établit pour chaque commande un bulletin contenant tous les renseignements néces.saires à l'exécution des pièces et le remet au contremaître chargé de l'exécution ; le bulletin accompagne les pièces jusqu'à l'expédition.

L'ouvrier, muni du bulletin, se fait délivrer au magasin les matières premières nécessaires ; le magasinier porte en sortie sur son registre le poids de matière, la nature, classe, le numéro de commande et poinçonne le bulletin à 1 emporte pièce.

Enregistrement Chaque jour, le pointeur ou vérificateur notera sur un carnet

des éléments et modèle n" 17 tous les renseiernements qui y sont indiqués.

centralisation. , . . . » , ^ . .• . • • i- i •

Les carnets de toute la fabrication sont remis a 1 employé

comptable qui les relève sur un journal de fabrication modèle n» 18. Ce journal est

divisé en autant de comptes qu'il y a d'engins de production ; on relèvera pour chaque

commande ayant fait l'objet d'un travail, le numéro, le temps et la main d'œuvre. Au

cas où le nombre de commandes en fabrication atteindrait plusieurs centaines, on se

trouvera bien de les grouper par nombre de deux cents, par exemple. Ce groupage ne

complique pas le relevé journalier et facilite beaucoup la recherche des erreurs en fin

de mois.

On relèvera ensuite le journal sur des feuilles in^Jividuelles modèle n" 19 établies pour chaque commande. Ce bulletin est assez clair pour se passer dexplications.

En fin de mois, on totalise pour chaque commande les temps et main-d'œuvre dans chaque engin et on les reporte sur le grand livre auxiliaire modèle n" 20.

On lire sur le bulletin un trait vertical après la dernière dépense du mois qui vient de s'écouler et ou inscrit à la suite les dépenses du nouveau mois.

Sur le grand livre auxiliaire, on totalisera verticalement pour chaque engin les dépenses de main d'œuvre et les temps de marche; les totaux devront concorder avec les totaux du journal de fabrication. Bien entendu, les additions du grand-livre devront être subdivisées suivant les groupements efTertués au journal. Au-dessous des totaux du grand livre, on relèvera pour chaque engin de production les dépenses en houille (données par le roulage de houille), en entrelien (relevées sur le grand-livre auxiliaire d'entretien), en surveillance et frais généraux (répartis sur la main d œuvre totale dans chaque engin).

Toutes ces dépenses, additionnées, seront réparties proportionnellement aux temps de marche pour chaque commande. On additionnera horizontalement et ou obtiendra les dépenses elïecluèes pour chaque commande ; les totaux seront inscrits ,lans la colonne rente ou dans la colonne restes, suivant que les commandes auront été expédiées ou non dans le mois. Le reste sera reporté sur le grand livre auxiliaire du mois suivant, colonne Existant au /o^

Discussion La contexture du grand-livre auxiliaire des outils diflère esT>en

de cette méthode, tiellement de celle du grand livre utilisé pour les fabrications

de la première division.

Eu effet, dans ce u'sci, les produits étant classés, chaque classe constitue un compte ayant des mouvements fréquents d'entrées et sorties reliés les uns aux autres parles prix de consommation ; il est donc nécessaire que la disposition de ce compte soit étudiée en vue de la clarté des inscriptions de mouvements ; cette disposition doit eucore permettre de faire des comparaisons et d'établir un prix de revient moyen pour une période quelconque (trimestre, exercice).

Dans la fabrication d'outils, nous n'avons à tenir compte d'aucune de ces considérations ; il noussufïira de répartir sur un tableau unique les dépenses de fabrication atïérentes à chaque produit pendant le mois ; nous n'aurons pas à tenir de mouvements d'entrées et de sorties de pièces fabriquées ; la seule écriture à passer se bornera au report sur le mois suivant des dépenses effectuées pendant un mois sur des pièces inachevées à la fin de ce mois et cette écriture se bornera à la passation d une somme globale sans faire de prix moyen de consommation.

Pour les statistiques ou comparaisons, on se reportera aux bulletins individuels de commande qui seront classés dans l'ordre de leurs numéros ; on fera deux séries, l'une contenant les commandos en cours de fabrication ; l'autre, les commandes expédiées.

Contrôle En examinant le bulletin de la commande n" 334, on remarquera

de fabrication. ^^^ jj^ug ^g nous sommes pas préoccupés de la question des rebuts ; pourtant, il a dû y en avoir, car le magasin d'acier a distribué à kilogs le 4 octobre. On a dû également avoir au moins 1 rebut aux opérations finales, car on n'expédie que 5o serpes au lieu de .j6 que comportait la commande.

Ainsi que nous l'avons déjà dit, les services techniques ne tiennent pas à être contrôlés et cherchent même à mettre ce contrôle en défaut pour pouvoir critiquer ensuite la comptabilité si les résultats annoncés leur sont défavorables.

La comptabilité devra donc établir un canevas de renseignements dont l'exactitude ne peut être discutée et enserrer la fabrication dans les mailles de ce réseau.

En l'espèce, nos points de repère seront :

1» Le magasin de matières premières (acier, houille, etc.», qui doit être clos afin de rendre effective la responsabilité du magasinier ; nous aurons ainsi la certitude de l'exactitude des consommations ;

2" La main d'œuvre, qui doit concorder avec la totalité des sommes payées aux ouvriers ;

3« L'entretien, dont tous les éléments sont remis en temps utile au chef de fabrication, afin qu'il puisse les vérifier et réclamer sans délai ;

4» Les frais généraux (indiqués pour mémoire, la plupart de ces dépenses n'étant pas soumises au contrôle du chef de fabrication).

La totalité des dépenses de la fabrication est obtenue en additionnant les dépen.ses ci-de.'isus et sa comparaison avec le montant des ventes donne un résultat global qui ne peut être discuté.

La discussion ne peut donc porter que sur la répartition des dépenses ; or, les éléments de répartition étant remis par les services techniques, le rôle de la comptabilité se bornera à ne pas commettre d'erreurs de report ou d'imputation.

Avec cette organisation, on n'aura pas à se préoccuper des rebuts. Dans le cas précité, en dépouillant les factures de vente, on relève oo serpes ; on les porte donc en sortie pour la totalité des dépenses effectuées. De cette façon, la comptabilité ne peut être en défaut.

De même, il arrivera fréquemment que, pour parer à des rebuts éventuels, on mettra en fabrication un nombre de pièces supérieur à celui demandé. Si le nombre de rebuts est inférieur à la prévision, on peut avoir un excédent en fin de fabrication.

Si les pièces en excédent ne sont pas expédiées avec la commande, on portera néanmoins la totalité des dépenses en sortie, car on ne peut songer à maintenir en magasin au prix de revient des pièces qui ne seront probablement jamais vendues et dont la destination est d'être mises à la mitraille au moment de l'inventaire.

Signalons, en terminant, que. par suite de l'impossibilité de déterminer les états d'avancement de la fabrication et du peu d'importance que présente, pour la compta bilité, l'inscription des rebuts, on supprimera le contrôle de fabrication préconisé pour les fabrications de la première division.

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