‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 39 sur 89 · CHIFFON · texte numérisé non relu

CHIFFON

PAPIEH ÉMCRI .

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poinçon

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Cisaille à trtics

Moule (^mori

Lapidiiiro

Ctianfrcineuse

Rabot à chaîne

Granit tour parallèle.

Marteau-pilon de 2'3.

2" Une burette de consommation avec bouchon vissé et soupape de rentrée d'air actionnée avec le pouce au moment précis du graissage pour éviter toute perte d'huile; le conducteur s'assure que les orifices d'admission d'huile ne sont pas obstrués, afin que l'huile puisse atteindre facilement et sans perte les parties à lubrifier. Dans les articulations un peu libres, le graissage doit être fréquent et léger pour éviter toute perte d'huile. Dans les endroits difiiciles à atteindre, surtout pendant la marche, un graisseur dont le débit sera bien réglé s'impose et l'ouvrier en fait le plein pendant l'arrêt de la machine.

Des récipients appropriés senmt placés sous les organes lubrifiés pour recueillir l'huile qui sera filtrée en vue de sa réutilisation.

Les copeaux imbibés d'huile seront recueillis et passés à lessoreuse.

Pour les essuyages, on aura souvent intérêt à substituer le déchet de coton au chiffon ; les chiffons ou déchets de coton seront, après usage, recueillis et lessivés ou échangés contre des chiffons neufs auprès d industriels qui en retirent Ihuile.

Le pétrole pour nettoyage ne sera distribué que sur bon du contremaître avec indication exacte de remploi, ceci pour éviter des changements de destination.

Les mesures dont nous venons de donner les grandes lignes, appliquées rigoureusement dans une usine où l'économie était déjà la règle, ont néanmoins amené une diminution de dépenses de graissage d environ mille francs par mois.

Nous avons choisi cet exemple de préférence à d autres parce qu'il est simple et s'applique à toutes les usines quelles qu'elles soient.

Il appartient à la comptabilité de provoquer des mesures du même genre en ce qui concerne tous les travaux d entretien. On pourra établir exactemeut le prix de revient dune voûte de four Martin, d un couverclCde four électrique, du garnissage d'un convertisseur, d'une sole acide ou basique, etc.

ATELIERS D'ENTRETIEX

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I)nns 1rs gramles iisinrs, rcnIrelijMi «lu inalPriel esl généralement eonlié à un ser- \'u'e inilépendiinl compreuanl un personnel spécial, contremaîtres, ouvriers, disposant «r.iteliers «le réparations et possédant un approvisionnement des matières dont il a fréquemment besoin.

Exécution Les faluieations étal)lisse?it un bon sur un carnet à souche pour

d«s réparations. chaque réparation, l'envoient à remployé comptable des ateliers d entrelien, lequel prépare aussit«)t une facture (modèle n" I) et remet le ln)n au contre maître cliari,*^é d'exécuter la réparation ou, si la réparation nécessite le concours de plusieurs ateliers, au pretnier de ceux-ci.

Si le contremaître a besoin d'objets divers, il les fait toucher au maj^asin d'approvisionnement sur un bon portant le numéro du bon de réparations du service à l'exclusion de tout autre.

Ce bon d objets divers est établi sur un carnet à souche à deux volants ; chaque soir le magasinier décompte les matières délivrées, les recopie sur le deuxième volant qu'il envoie à remployé de lentretien et garde le premier volant «Muiime pièce justificative.

Si latelier exéciilanl la réparation a besoin d'une pièce devant élre faite par un autre atelier, le contremaître du premier remet au contremaître du second, soit le bon tu'iginel du service, soit un bon portant le même numéro que celui ci à l'exclusion de tout autre.

On comprend, en efT»t, que les ateliers d entretien nimt pas besoin d'avoir un numéro d'ordre des réparations. Ceux ci ont pour but de faciliter les recherches et le classement des dépen'^es ; m-, ces deux points sont facilement obtenus avec les ou méros des services. On adopte une lettre pour chaque service afin d éviter la confusion produite par des bons portant le même numéro.

Pointage de Le contremaître répartit le travail entre les ouvriers et leur

la nnain-d œuvre. remet les bons de réparations. Cha(|ue ouvrier a une ardoise sur laquelle il note les réparations faites dans la journée et le temps passé à chacune d'elles.

Le coniremaitn' vérifie ce pointage, le relève sur un carnet modèle n" 2 et y ajoute les matières qu il avait en charge, consommées pour chaque réparation.

Ce carnet est remis a lempfoyé comptable qui décompte la main-d'œuvre pour chaque réparation, totalise les salaires de latelier pour la journée, puis re|»orle sur

chaque facture, dans les colonnes partielles, les matières consommées, la main dœu vre, avec indication du jour. On pourra mettre ces deux derniers renseignements sous forme d'une fraction dont le numérateur sera le jour et le dénominateur la maind œuvre exprimée en centimes. Exemple : le lii, une réparation a nécessité fr. 4.2.'i de

main d œuvre ; on écrira — ^55- '

Le comptable relève également sur les factures, les bulletins de livraison des marchandises efîectuées par le magasin d'approvisionnement et qui lui sont remis chaque jour |iar le magasinier. Ce relevé ne comporte que la somme totale du bulletin, sans détail, car on annexe le bulletin à la facture, afin de faciliter la vérification du servif-e pour qui esl faite la réparation.

Pour les réparations faites par les ateliers d'entretien, c'est à ce service quincom bent les mesures à prendre pour la rentrée des vieilles matières. Ajoutons également que les ateliers d'entretien ont une tendance à s'en désintéresser et, une foi« In répa ration achevée, considèrent leur r6le comme terminé.

Il appartient au comptable de.« ateliers d'entretien de prendre l'initiative sur ce point et d'exiger des contremaîtres qu'ils fassent régulièrement les rentrées voulues. Le comptable s'apercevra facilement des manquements en observant la règle bien simple qu'à toute pièce mise en service doit correspondre la rentrée de la même pièce au titre de vieille. matière.

Les rentrées effectuées, le comptable les porte sur la facture de réparation sous la

rubrique c rentrées à déduire >».

Lor.'^que la réparation est linie, le conliemaitre retourne le bon à l'employé avec la nientiim « fini », celui-ci décompte les matières, tolali.se la main-d'œuvre et ajoute les frais généraux d'entretien. |)uis lui affecte un numéro d'ordre.

Il relève séparément sur un cahier (modèle n» 3 1 toutes les dépenses, quantités et s«)mmes, par natures, ainsi que le total de la facture.

Knfin il décalque celle ci sur un copie de lettres, y joint le bon originel, les bons du magasin d'approvisionnements et l'adresse à l'autorité pour le compte de la(|uelle la réparation a été faite.

Hi-:M.\RgL'ES. — l" Nous avons dit que remployé reçoit tous les bons de réparations et prépare immédiatement les factures. Ces factures sont classées par fabrication dans Tordre de leurs numéros et mises dans des casiers placés sur le bureau de l'employé, devant lui. De celte façon, lorsqu'il relève les pointages journaliers, il peut prendre chaque facture en réduisant la perte de temps au minimum. Ajoutons que, linscriplion faite sur la facture, celle-ci est réintégrée à sa place dans la liasse, laquelle est remise dans son casier.

2» L employé est obligé de manipuler chaque jour un grand nombre de factures sur lesquelles il reporte les inscriptions à l'encre communicative; comme il doit sécher chaque facture avec du buvard pour la mettre eu place avant de passer à la suivante, on aurait une perle de temps pour le séchage, et lencre ainsi sechée ne décalquerait plus. On tournera la ditlicullé en écrivant les factures au crayon communicalif; en le

li'

décalquant à la presse, ce crayon donné des copies 1res nettes. Nous avons tenu à signaler ces petits dt'fails car ils constituent des tours de mains qui facilitent beaucoup la besogne des eni|iloyés et nous savons par expérience, la valeur de détails souvent insignifiants en apparence.

Pour le bon fonctionnement du service de I entretien, il faut ajouter que : I" <;iia(|ue autorité ayant commandé un travail aux ateliers d'entretien peut et doit au besoin réclamer la facture dés que le travail est termine ;

i" Les réclamations doivent être adressées aux ateliers d'entretien dans la journée qui suit la réception de la facture.

Après accord, les factures sont envoyées en communication à la comptabilité qui les dépouille suivant la nomenclature des installations, faisant l'objet de comptes. Les factures sont conservées |)ar les fabrications intéres.sées car elles constituent des éléments de comparaison pour elles, par exemple : réfection d un four à puddler, d'un four Martin, etc.

Frais généraux On groupe, sous celte rubrique, les dépenses d'outillage, d'énergie, d'entretien. de surveillance.

Les dépenses d'eiifrelien et d'outillage sont régleujentées par l'ouverture d'un compte à cbaciue macbine des ateliers d'entretien, ce compte fonctionnant suivant les lois de I entretien du n)alériel.

Le crédit du com|»te frais généraux d'entretien est formé par des imputations aux réparations, effectuées sur la main-d'œuvre suivant des coefllcients à déterminer pour chaque profession. Ce compte se solde en (in d'exercice par une modification sur les dernières imputations.

Remarque concernant les prix à appliquer aux matières.

Les firix devant être appliqués au fur et à mesure, on ne pourra généralement pas établir de prix de consommation uniforme pour tout le mois ; à défaut de celui ci, on pren

dra comme prix unitaires ceux résultant de l'arrêté du compte d'existant à la fin du

mois précédent.

Travaux neufs. Il arrive que le service des ateliers d'entretien est chargé de l'exé (Mition des travaux lieufs. Les écritures .sont identiques à celles des réparations. Les factures sont adressées à la personne qui a établi les devis et qui est chargée de la construction.

Pièces de rechange. Les ateliers d'entretien confectionnent, à défaut d'autre travail, des pièces de rechange en prévision de remplacements normaux ou imprévus. Le contremaître ou le chef des ateliers d entretien qui prescrit la fabrication d une pièce, fait un bon (jui est numéroté, enregistré par le comptable et mis en circulation de la même manière (|ue les bons de réparations. Lorsque la pièce est finie, le comptable l'entre pour son prix de revient dans un magasin intitule maijasin atelier ou pièces de rechange, dont nous donnerons le fonctionnement plus loin.

Imputations Pour l'exécution des réparations, il peut arriver qu'on commande directes. ^]^.^ pièces à l'extérieur. Si ces fournitures ont un caractère pério-

dique, il y aura intérêt à les faire passer par un compte de magasin; si elles ont un caractère exceptionnel, on les imputera directement à la machine ou installation. Nous avons justifié ces procédés de comptabilisation dans le chapitre le Compte, auquel on est prié de se reporter.

Réparations inachevées ou travaux en cours à la fin du mois.

Le règlement peut être opéré de deux façons :

lo On décompte et totalise la facture comme si la réparation était achevée, mais en mettant en marge la mention : Réparation inacliPiée, et on l'envoie au service intéressé; puis, immédiatement, on prépare une nouvelle facture reproduisant les numéro et détail de la réparation indiquée sur la précédente en y ajoutant le mot suite.

2" Même opération que ci dessus, sauf l'envoi au service. Dans ce cas, le service n'est pas débité de la facture et ce sont les ateliers d'entretien qui en restent débiteurs sous le compte travaux en cours jusqu'à l'achèvement de la réparation.

Si le deuxièuie procédé est plus .scientifique que le premier, celui ci est néanmoins préférable, car il a l'avantage de simplifier la tâche de l'employé comptable et de permettre au service réceptionnaire de se rendre compte du montant des dépenses par rapport à l'état d'avancement des répara ti<ms de longue durée et de faciliter leur vérification.

Magasins ateliers. Nous avons dit que le service des ateliers d'entretien avait en dépf.t des matières d'un fréquent usage pour les réparations. Nous citerons notamment : des fers et aciers laminés et profilés pour construction, des blooms ou massiaux pour pièces de forge, des outils de rechange, des pièces de rechange diverses, brutes ou usinées, des bois en grumes ou débités en madriers, planches, voliges, des maté riaux de construction, «les produits réfractaires, etc.

Suivant l'imporlaiice de ces dépôts, il y aura intérêt à classer les matières en dillérenls comptes collectifs de niagasins qui trouveront une correspondance dans l'organisation matérielle des dépôts, afin de permettre le contrôle des valeurs. On pourra être amené à ouvrir les comptes matériaux réfractaires, boi%, moulages, pièces de rechange, aciers, etc., ou grouper les valeurs de ces trois derniers comptes en un seul qu'on dénommera magasin ateliers.

Ce classement n'est donné qu'à titre d'indication, la formation de comptes collectifs restant toujours une question d'espèce pour la soluti(m de laquelle le lecteur voudra bien se reporter au chapitre où nous traitons du compte collectif. Une seule chose importe, c'est que chaque matière ait son compte et que la vérification de la matière avec le compte qui la représente puisse se faire facilement. Ce que nous dirons du compte magasin ateliers s'applique aux autres.

Les entrées de ce magasin sont constituées :

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1" Par des achats faits à l'extérieur; le comptable enregistre la facture aux entrées après (|u elle a été reconnue par le chef de service;

2" Par des entrées de pièces de rechange provenant de I atelier. On porte la pièce en enirée au prix de revient;

3" Par des entrées de pièces usagées. La pièce est entrée avec la valeur fixée par le chef de service, valeur portée au crédit de la machine ou de linstallation modifiée.

Tous les moulages, pièces de reclianj,'e, devront être munis dune éti(|uette indi quant leur nature, caractéristiques, emploi, provenance, prix. Lorsqu une pièce est mise en service, l'alelier remet la fiche à l'employé comptable qui peut faire l'imputation au compte déinfeiir et la sortie du magasin sans hésitation.

Celte règle trouvera également son application dans les briques réfraclaires de formes spéciales, qui ont quelquefois une videur assez élevée et sur l'emploi desquelles la comptabilité doit exercer un contrôle particulier.

Les sorties sont reportées en lin de mois sur le grand-livre auxiliaire de magasin. On y inscrit également les livraisons faites à des litres divers à d'autres services ou à l'extérieur et ou établit le solde à fin de mois qui est confronté avec le stock.

La vérification des grands-livres auxiliaires des magasins se fait avec les comptes collectifs qui les représentent au grand-livre de la comptabilité industrielle.

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