‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 38 sur 89 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

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Ei^tretien du Matériel

But. L'entretien a pour but d'assurer le bon élal du matériel, en y enectuanl les réparations ou reuiplacements nécessaires.

La comptabilisation des dépenses d'entretien du matériel a un double objel :

1» Véritication des dé|)eiises ;

2» Leur répartition entre les produits fabriqués.

A cette fin ou ouvre un compte à cliaque engiu de production, machine (motrice, opératrice, outil), four, matériel, atelier, en un mot à toute installation susceptible de réparations.

Ce compte est débité des dépenses d'entretien et crédité par les rentrées de vieilles matières provenant des réparations et par des imputations aux produits fabriqués.

Les dépenses denirelien dune installation industrielle devront même être subdivisées en autant d'articles qu'il sera nécessaire pour contrôler les dépenses.

ExE.MPLE. — In four électrique destiné à la fabrication de l'acier aura ses dépenses scindées comme suit :

i«» Carcasse métallique ;

2" Parois en bri«|ues ;

3» Couvercles (amovibles) ;

4» Sole ;

o" Electrodes ;

G" Pùles en acier ;

7» Câbles conducteurs et connexions ;

8" Machinerie : moteurs de basculag:e, moteurs de manœuvre d'électrodes.

On ouvrira également des comptes d'entretien aux matériels lorsque leur importance le nécessitera.

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Exemples. — i) Poches de coulée ;

2) Lingotières. — Les dépenses des lingotières seront même avantageusement scindées en deux parties concernant le corps de la lingotière et le fond. Il y aura intérêt à numéroter les lingotières pour en vérifier la durée.

3) Cylindres de laminoir. - Chaque profil doit supporter ses dépenses propres de création et d entretien de cylindres ; comme elles sont variables et quelquefois assez élevées, on ouvrira un compte r^»'"' J*^s suivre.

§ I. Vérification des (tépcmcs. — Lorsqu'on achète une machine ou tout engin de production, on doit en vérifier le rendement et les consommations par jour de marche ou comparativement à tout autre terme convenable, afin de s'assurer que l'installation remplit les conditions requises.

A la suite d'expériences portant sur une durée que l'on juge suffisante, on établit la dépense unitaire (jour ou tonne! détaillée par nature de consommation, huile, chiffons, courroies, suif, houille, etc. Ce tableau est remis à la comptabilité. En fin de mois, on établit la comparaison entre les dépenses réelles et les dépenses théoriques ; l'état est soumis au chef de fabrication ou d'entretien qui recherche les causes des différences.

§ IL — Répartition des dépenses. — Les dépenses seront réparties entre tous les services ou produits ayant utilisé l'installation. Les cœfHcients de répartition seront soit les temps d'utilisation, soit le tonnage ou la quantité de production.

Classement des dépenses d'entretien.

On se trouvera bien de classer les dépenses d'entretien suivant trois catégories :

I" Dépenses journalières, proportionnelles au temps de marche (graissage, nettoyage, menues réparations;; nous les appelerons « petit entretien ». Ces dépenses seront imputées en entier chatjue mois ;

2" Dépenses résultant de l'usure du matériel nécessitant des remplacements périodiques i meules, coussinets, tiges et pistons de pilon, voûtes de four Martin, cylindres de laminoir). Ces dépenses ayant une corrélation avec la marche des machines, nous les désignerons sous le nom de « gros entretien normal >• ; elles sont réparties sur toute la période de service du matériel considéré. Pratiquement, cet échelonnement de dépenses ne se fait que pour des réparations importantes ;

3" Dépenses accidentelles (rupture de pièces de grande valeur, transformation de wagons, modification du tracé d'une voie). Nous les grouperons sous la rubrique « Gros entretien extraordinaire )> ; ces dépenses sont réparties dans le courant de l'exercice.

Rentrées des Généralement, à chaque réparation correspond une rentrée de

vlellies matières. vieilles matières d'un poids sensiblement égal au poids des matières neuves employées. Certaines de ces matières nonl qu une valeur minime, telles les vieilles briques ou déchets de briques ; d'autres ont une valeur plus élevée, tels les vieux métaux.

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Lorsqu un ntelier oxécute une réparation, le contremaître qui en est chargé doit noter la nature et le poids des vieilles matières récupérées et melire celles ci en dépôt aux emplacements fixés ou en effectuer la livraison, soit aux ateliers utilisant ces vieilles malières, soit au service chargé de les vendre. En même temps, le contremaître en avise le con»ptal»le de son service qui crédite son entretien de la valeur des vieilles malières. puis «Mahlit les factures de livrai.son et leur donne la direction convenable.

Prix des vieilles Lorsque ces matières doivent (Mre utilisées à l'intérieur de

1 usine, on établit le prix au commencement de lexercice et pour toute la durée de cet exercice, eu se basant sur les cours pour faire cette évalualion. Si les matières sont vendues au dehors, on crédite l'entretien du prix de vente, défalcation faite des frais de manutention ou transporta la charge de l'usine. Toutefois, pour la clarté des écritures, il est toujours créé un comple de malières intermédiaires entre lentreticn et les services consommateurs ou acheteurs.

Voici, à titre d'indication, une lislede vieilles matières avecles prix d'un exercice:

Rriquaillons. déchets de brique réfraclaire la tonne Fr. 6.00

Vieux bois à brûler » 10.00

Vieux bois utilisable |o m. c. 2o.00

Bocages de fonte mécanique . la tonne 65.00

Bocages de fonte brûlée » 40.00

Vieilles lingotières » S'i.OO

Ferraille fer » (jq.qo

Ferraille acier » 70.00

Vieux bronze massif le kilog. |.2o

Tournure cuivre ou bronze » o ^5

Vieux zinc » o.."»

Vieux pkmib » 0.3.3

Vieilles meules émeri (vente extérieur) » o.lo

Note sur les dépenses L'Intérêt qu'il y a à contrôler les dépenses d entretien

de graissage. ç^,, ^j^,j,^^; j,^^ lexemple suivant :

Parmi les dépenses du petit entretien, le graissage et nettoyage des machines occupe une place prépondérante |(ar l'importance qu'il a dans l'augmentation du rendement mécanique en diminuant les résistances passives et dans la conservation des appareils.

La réglementation du graissage s inspirera des principes ci après :

L'achat des huiles est soumis ii des conditions de réception vérifiées pour chaque envoi par le lalxuatoire de cliiniie.

Tout ouvrier conducteur d une machine sera pourvu de deux burettes :

1° l'ne burette ou bidon pour recevoir du magasin la quantité allouée au tableau dont nous donmms ci dessous un fragment :

Allocations par plnzaloe ;

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