‹ Précis de comptabilité industrielle appliquée a la métallurgie [microform]Chapitre 46 sur 89 · VII. — Herlinex · texte numérisé non relu

VII. — Herlinex

Donnent lieu aux mêmes observations que ci dessus; on assurera le contrôle des dépenses par la fixation des tâches, |)ar la justification de l'emploi des matériaux.

Les grosses réparations de berlines se feront en mettant à profit des périodes de calme dans lextraction, ce qui aura pour résultat apparent de donner pour ces périodes, des dépenses à la tonne exagérées et ne ré[)ondant à rien de réel.

VIIL — Entretien des travaux. — Sera subdivisé en galeries et chantiers. Ces dernières dépenses peuvent être très variables suivant le mode d exploitation adopté ; elles dépendent de la solution du problème très complexe du dépilage (jui peut être ramené

à deux ca.s généraux. Il peut être exécuté immédiatement par quartier ou difTéré pour diverses raisons dont la principale est l'ajournement de l'effondrement des morts terrains avecleurs conséquences : oj dégâts de surface entraînant le paiement d'indemnités, h) venues d'eau probables entraînant l'augmentation des frais d'exhaure.

Si les deux procédés sont expérimentés concurrement, on pourra faire des comparaisons sur leur valeur connaissant les frais d'entretien et en faisant l'évaluation probable des frais d'exhaure supplémentaires et des dégâts de surface.

''^- — trais généraux. — Les dépenses groupées dans ce chapitre sont à peu près fixes (sauf l'assurance accidents, la contribution patronale pour caisse de retraites et caisse de secours, la redevance à l'Etat). Leur comparaison avec l'extraction ne peut guère donner d'éclaircissements. Il est impossible en effet, de se fixer un chiffre de frais généraux par tonne, constituant un crédit qu'on a le droit de dépenser intégralement ; ce sont là des procédés qui peuvent être employés dans les administrations publiques mais non dans lindustrie privée.

X. — Epuisement. — Exhai re. — S'il est une dépense qui, par son importance, peu devenir prépondérante dans l'exploitation minière, c'est l'épuisement. Pourtant, elle n'a aucune relation avec lextraction ; quel que soit le tonnage extrait, il fautassu rer l'épuisement de l'eau. La venue d'eau est elle-même variable. Le critérium de la marche de ce service est donné par le prix de revient de la tonne d'eau extraite Les dépenses seront : amortissement et entretien des pompes, graissage, énergie, maind'œuvre de conduite.

Remblayage. — Si on remblaie, cette opération fera lobjet d'un compte qui nécessite d'autant plus d attention que la documentation manque actuellement sur cette matière. En tout cas, le remblayage est conditionné par l'économie qu'il permet de réaliser en évitant l'effondrement des morts terrains et laugmentation des frais d'exhaure.

Un aura comme terme de comparaison les dépenses d'entretien des chantiers qui remplissent un but analogue, mais temporaire.

DÉGÂTS DE SURFACE. — Enfin-, qucI que soit le mode d'exploitation, si ou ne fait pas de remblayage, il est nécessaire d'imputer au prix de revient, dès le début de l'exploitation, une somme permettant de constituer une réserve sutlisante pour faire face aux réclamations éventuelles pour dégâts de surface.

Energie. — Ces services auxiliaires feront l'objet de comptes suivant les règles exposées exemple l.

Pmx DE REVIENT DU MINERAI. — Au poîut de vuc de l'objet de la société, qui est l'extraction et la vente du minerai en vue de réaliser un bénéfice, il nous faut établir le prix de revient total du minerai. Ce prix de revient s établira en divisant le total des dépenses par le tonnage extrait; la valeur de ce renseignement est incontestable

pui.s(|iie c'est lui (|ui conditionne la marche ou l'arrêt de l'exploitation. Mais toute t^ntative de décomposition de ce prix de revient en divisant les dépenses des services par le tonnage extrait ne présente plus le même intérêt; les chiffres ainsi obtenus n'ont que la valeur d'un simple constat sans quon puisse en tirer un enseignement sur la marche de l'exploitation ; seule, la comparaison des dépenses de chaque service avec le travail produit est intéressante et fructueuse.

Le prix de revient du minerai que nous venons d'établir est celui du minerai dans l'accumulateur ou sur le carreau de la mine. Cette position marque pour lui un état d'avancement (voir chapitre IV, titre II, étals d'avancement).

Au fur et à mesure de son expédition, le minerai sera l'objet des manipulations suivantes qui feront passer sa valeur par un nouvel état.

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