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Sous-produits : rebuts 2(M)
rognures r)9(l
Consommation nette 22.210
Houille 7.24:)
Production nette 17.450
S.\LAiHES. — Les décomptes de salaires ne dépassant guère en général fr. 150.00 pourront se faire exactement avec la règle sans décomposer.
Rkp.\htitio\ 1)K NoMimis (quantités ou sommes) phopohtioxnellement a divehs coKKFiciENTS. -- La règle est un instrument incomparable pour ce genre d'opérations qui se présente fréquemment dans l'industrie.
CONSIDÉRATIONS FINALES. — Nous pensons que cet exposé, quoique sommaire, est suflisant pour pcrmetlre de se rendre compte des avantages considérables que procure l'emploi de la règle à calculs sur le calcul cérébral. En outre, le travail se réduisant à de simples lectures, ne fatigue pas l'opérateur comme le calcul cérébral. Lorsque l'œil est habitué u la graduation, les lectures se font machinalement et on peut dire sans exagérer que les erreurs de lecture ne se produisent jamais.
La principale dilliculté pour les débutants réside dans l'évaluation des quantités non représentées par des divisions ; on procédera avec lenteur au début, en se remémorant la valeur de chaque intervalle et en cherchant à le diviser ù l'œil le plus exactement possible en 2, 3, 4 ou 5, suivant le cas.
Des gens, plus ingénieux que pratiques, ont cru résoudre cette dilliculté en dotant la règle d'un curseur, à glace ou à palette. Ainsi que nous l'avons écrit ailleurs, le perfectionnement que prétend réaliser le curseur est du même ordre que celui qui consisterait à écrire sur les touches d'un piano les noms des notes. Le curseur est la négation de la règle à calculs et ses inventeurs n'ont réussi à prouver qu'une chose, c'est qu ils ne savaient pas se servir de la règle.
En terminant, nous recommanderons au lecteur d'avoir soin de sa règle, de ne pas la piquer avec une plume ou une pointe pour faciliter les lectures au début, pratique qui aurait pour résultat de mettre rapidement la règle hors service; enfin de ne pas s'en servir pour tirer des traits ou même couper du papier comme nous l'avons vu faire à des Béotiens. Pour les travaux de ce genre, une règle de dix centimes convient parfaitement et se remplace plus facilement qu'une règle à calculs de 20 ou 25 francs.
La durée d'une règle que l'on traite avec les égards dûs à un collaborateur aussi précieux et d'au moins dix ans.
Considérations finales
Arrivé au terme de cette étude, nous espérons avoir atteint le but que nous nous étions proposé, d'expliquer le mécanisme et le fonctionnement de la comptabilité industrielle, encore si peu connue.
La comptabilité et les services techniques constituent deux rouages importants des sociétés industrielles, et pourtant ces deux organes essentiels, qui doivent concourir au même but, restent étrangers l'un à l'autre, quand ils ne tournent pas à rebours.
Il était donc indispensable d'établir entre eux un organe de liaison.
11 fallait expliquer aux comptables l'intérêt que présente pour eux la comptabilisation des valeurs engagées, autrement attrayante que l'établissement des factures et eflFets de commerce dans lesquels ils se confinent beaucoup trop.
D'autre part, il fallait appeler l'attention des ingénieurs, chefs de fabrication, sur la nécessité qu'il y a pour eux de se rendre compte des prix de revient de leurs fabrications en leur en fournissant les moyens. L'industrie ne consiste pas seulement à rechercher des solutions élégantes aux problèmes techniques ; sa raison d'être est de gagner de l'argent et, pour la résolution de ce problème, la connaissance du prix de revient est indispensable.
Le terrain sur lequel nous avons porté la comptabilité ne laissera pas d'étonner beaucoup de lecteurs, par les horizons étendus qu'il ouvre à celle-ci. On objectera peut-être que le comptable empiète sur le domaine de l'ingénieur; mais où commence le domaine de l'ingénieur? où finit-il? et qui a fixé les limites de la comptabilité?
Pour ce qui est de l'autorité de laquelle ressortissent les décisions à prendre concernant l'exploitation, nous sommes parfaitement d'accord qu'elle est l'apanage de l'ingénieur; mais lui-même ne peut prendre une décision qu'en possession des éléments permettant de discerner la solution la plus économique, et qui donc est qualifié pour lui fournir ces éléments d'appréciation si ce n'est le comptable, à qui il appartiit:nt de faire la discrimination et la vérification des dépenses suivant le plan et les indications donnés par l'ingénieur.
La comptabilité n'apporte que les éléments matériels de la décision, car celle-ci dépend également de valeurs impondérables qu'il appartient à la direction seule d'apprécier, par exemple l'intérêt qu'il y a en cas de crise économique à conserver les ouvriers en leur évitant le chômage ou en l'atténuant, en les occupant à des travaux d'entretien ou à constituer des stocks de produits. Ces dépenses peuvent encore être évaluées par avance dans une certaine mesure. La comptabilité, par la connaissance qu'elle donne de la valeur des sacrifices faits ou à faire, permet à la direction de fixer en connaissance de cause la limite de ceux-ci.
Bien entendu une telle collaboration suppose entre l'ingénieur et le comptable une liaison constante, une communauté de vues, un sentiment éclairé du devoir envers la société, qui ne se rencontreront pas toujours, mais que pouvons-nous y faire?
Il ne s'agit pas d'établir la prodéminance de la comptabilité sur les services techniques ni de ceux-ci sur celle-là ; nous envisageons la question d'un point de vue plus élevé. Nous proclamons la nécessité qu'il y a pour une entreprise à savoir ce qu'elle fait, et à en donner les moyens aux services techniques en leur adjoignant un auxiliaire qui sera la comptabilité industrielle, auxiliaire indispensable et qui doit avoir son autonomie pour maintenir l'unité de doctrine et la continuité dans l'exécution du travail disposant à cette fin de tout le personnel comptable de la société et présentant toutes jîaranlies d'impartialité dans la répartition des dépenses entre les divers ateliers.
Nous ne nous faisons, d'ailleurs, pas d'illusion sur le sort de la plupart des théories exposées et dont nous avons montré l'exactitude. Nous sommes persuadé, par exemple, qu'il n'y a pas de théorie, aussi convaincante qu'elle soit, qui empêchera des administrateurs d'imputer des dépenses d'exploitation aux immobilisations, afin de pouvoir distribuer des dividendes fictifs et spéculer à leur aise.
Notre seule ambition est d'éclairer les personnes de bonne foi :
Comptables qui ont le goût de leur métier et cherchent à perfectionner leur comptabilité pour en tirer le maximum d'effet ;
Ingénieurs qui ont le désir d'étudier le côté pratique de leurs fabrications, et veulent se rendre compte de leurs résultats financiers ;
Directeurs et administrateurs, qui n'ont pas le temps d'approfondir tous les détails et pourront tirer de ce livre d'utiles indications concernant l'organisation générale de la comptabilité, et les états périodiques résumant clairement la marche de leur établissement ;
Commissaires aux écritures et actionnaires qui voudront se rendre compte du degré d'exactitude d'un bilan et trouveront dans ce livre des renseignements sur les questions qu'ils désireraient adresser à leurs administrateurk.
Si nous avons réussi à leur faire partager nos con\ictions, nous nous considérerons comme aniplenient récompensé.