‹ Précis de coprologie cliniqueChapitre 30 sur 59 · ÈRES · texte numérisé non relu

ÈRES

îles.

Sèches.

GRAISSE

des

fèces.

POURCEN-

TAGE*

Grammes.

Grammes.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

13 kilogr. . . .

2 jours.

Qfi

Diarrhée difficulté à recueillir.

On voit ainsi qu’en cas d’exclusion biliaire et pancréatique 89,5 à 92,9 p. 100 des graisses ingérées se retrouvent dans les fèces, autrement dit que l’utilisation est de 10,5 à 7,1 p. 100, c’est-à-dire presque nulle.

B. — Rapport des diverses parties des graisses

EXGRÉTÉÉS.

GRAISSE DES FÈCES.

POURCENTAGE

EXTRAIT éth'ré total.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

GRAISSE DES FÈCES.

POURCENTAGE

EXTRAIT éthéré total.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

En résumé, en étudiant le rapport des diverses variétés des graisses excrétées en cas de suppression des fonctions biliaire et pancréatique, on voit qu’il y a :

OU

Graisses dédoublées

4° — Cas où V intestin grêle est réséqué depuis le duodénum jusqu'à V iléon.

A. — Utilisation p. 100 des graisses.

Chien à intestin grêle réséqué.

POIDS

DURÉE

de

NOURRITURE

MATIÈRES

l'écales.

GRAISSE

des

POURCEN-

de l’animal.

l’épreuve.

Viande.

Graisse.

Fraîch.

Sèches.

fèces.

TAGE

Grammes.

Grammes.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

11 kilogr

1 jour.

On peut traduire les chiffres de ce tableau de la façon suivante :

36,9 — Odes graisses ingérées ont été excrétés.

ou, ce qui revient au même :

L’utilisation des graisses n’a été que de

B. — Rapport des diverses parties des graisses

EXCRÉTÉES.

GRAISSE DES FÈCES.

POURCENTAGE

EXTRAIT éthéré total.

S -I- autres matières.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

Gr.

RÉSIDUS DES ALIMENTS MINÉRAUX. 223

En d’autres termes, le pourcentage des substances constituantes des graisses excrétées nous fait voir dans ce tableau que la décomposition des graisses ingérées a été parfaite, et près des trois quarts ont été dédoublées.

En résumé, de ces divers résultats, nous pouvons maintenant tirer les déductions suivantes : quand, avec un régime donné, une certaine quantité de graisse normalement digestible se retrouvera dans les fèces non utilisée, sous la forme ingérée, c’est-à-dire sans grande modification apte à la rendre plus facilement absorbable, on pourra dire qu’il y a trouble dans le fonctionnement de l’appareil biliaire ou pancréatique, ou des deux à la fois. Pour affirmer le deuxième et le troisième cas, il faudra que cette transformation soit pour ainsi dire nulle. Dans les mêmes conditions, quand on trouvera dans les fèces des graisses non utilisées mais presque normalement transformées en produits facilement assimilables, on pourra dire qu’il y a un trouble du fonctionnement de l’intestin grêle.

Ces faits que l’expérience nous a démontrés d’une façon des plus nettes, l’examen clinique nous lésa prouvés également. Nous avons rapporté dans notre thèse toute une série de cas qui viennent les corroborer, et nous nous réservons d’en exposer de nouveaux dans le chapitre prochain où nous utiliserons ces données pour l’explication du fonctionnement de l’intestin et de ses glandes dans un but diagnostique.

F. — Résidus alimentaires d’origine minérale.

a) Constatations microscopiques. — 1. Sels de

chaux. — La présence de ces différents sels n’a qu’une importance clinique fort restreinte : les carbonates de chaux sont rares, et tandis qu’Uffelmann dit les avoir vus

dans les fèces de nourrissons élevés artificiellement avec du lait de vache, et aussi dans les selles d’adultes nourris au régime lacté, Shilling' assure qu’on peut les rencontrer dans les débris fécaux provenant d’une alimentation végétale. Le lactate de chaux } bien entendu, apparaît dans les fèces de nourrissons ou d’individus nourris au lait; on y trouverait aussi dans ces cas de l’acétate et du butyrate de chaux. C’est après une alimentation abondante en lég'umes, et quand les selles sont riches en résidus végétaux qu’on trouve les oxalates de chaux.

2. Phosphate ammoniaco- magnésien. — Quant aux cristaux de phosphate ammoniaco-magnésien, on leur a attribué successivement une importance diagnostique variée suivant le point de vue auquel se plaçaient les auteurs qui les étudiaient. C’est ainsi que Schônlein, qui les signala le premier, les crut caractéristiques des selles du typhus; Syldowski les présentait comme constants dans les selles d’ictériques ; mais aujourd’hui nous sommes fixés sur leur signification : on les rencontre dans toutes les selles normales d’enfants sevrés ou d’adultes, quel que soit leur régime alimentaire, lacté, végétal, carné, ou mixte, mais de préférence dans les matières fécales à réaction alcaline, si bien que l’on peut dire avec Lynch que leur présence dans les fèces dépend principalement de leur réaction et de l’intensité des putréfactions qui se développent dans l’intestin ; ils manquent en effet dans les selles d’enfants et d’adultes quand elles ont une réaction acide due à des fermentations anormales (butyriques, lactiques, etc.); ils semblent se former lorsque des résidus alimentaires abondants dans les fèces y subissent les phénomènes de putréfaction.

b) Constatations chimiques. — Gendres des fèces. — En donnant une série de tableaux où l’on peut voir la

RÉSIDUS DES ALIMENTS MINÉRAUX

quantité de cendres des fèces variant avec l’alimentation, on pourra se rendre compte de la part que prend celle-ci dans leur apparition.

D’après Blauberg, pour 100 de fèces sèches.'

FÈCES D’ENFANTS NOURRIS

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