CONCLUSION
fiévreuse du mouvement commercial, là une stagnation voisine de la mort, d'une part des dominations d'argent aussi tyran niques que les dominations d'épée, de l'autre des servitudes de pauvreté aussi cruelles que des esclavages après conquête. C'est, en somme, un beau et consolant spectacle que l'éveil à une vie économique plus complète des peuples hier encore endormis dans la condition de clients; et l'Europe ne peut slndigner de voir germer et croître ce qu'elle a semé en colonisant, en commerçant, en vulgarisant les applications de la science et les procédés de l'industrie. Ce que la Grèce a fait de Rome, ce que Rome a fait de la Gaule, ce que TËurope a fait des Nouveaux-Mondes, est à l'honneur de la Grèce, de Rome, de l'Europe, parce que ce fut contre leur profit. C'est la loi du progrès.